Retour au Varsity avec Bad Girls Club

Cacti est parti à la rencontre de Philippine Lafarge, cerveau de la collection Équipe Mixte de BAD GIRLS CLUB. Et obvi, comme on aime bien trop sa collection, on a lui a posé plein de questions et on a demandé à sa team de modèles de poser pour nous.

 

Cacti: Salut Philippine. Est ce que tu peux nous expliquer ton parcours ? Comment es-tu arrivée à ESMOD Lyon ?
Philippine: J’ai su que je voulais intégrer ESMOD depuis que je suis en 3ème. Je me suis orientée vers un Bac littéraire et artistique pour m’assurer d’avoir les meilleurs bulletins possibles.
En classe de 1ère, j’ai suivi mes parents en Floride. J’étais dans un lycée public de Boca Raton. J’ai appris l’anglais et je me suis familiarisée avec le streetwear, l’ambiance varsity des équipes de sport, des cheerleaders. C’était exactement comme dans les séries! Après un bac passé par correspondance, 3 ans à ESMOD dont 6 mois en échange scolaire à Oslo, j’ai été diplômée en 2017 d’une licence de styliste-modéliste en présentant ma collection « Équipe Mixte ».

 

Cacti: Justement, Équipe Mixte, c’est ton projet de fin d’étude ? Comment ça se passe cette collection ?
Philippine: Pendant les deux premières années, ESMOD nous prépare pour cette collection. On commence d’abord par créer un seul vêtement, on calcule un prix de revient, on choisi des matières, on organise un shooting photo. Ça c’est seulement pour s’entrainer. En 3ème année on fait tout ça en beaucoup moins de temps et pour une collection de 5 à 6 tenues. Après avoir fait une multitude de recherches, on dégage un thème, un univers visuel qui sera l’essence de la collection. La difficulté principale était de créer une collection qui me ressemblait sans trop m’orienter vers ce que l’équipe pédagogique souhaitait. Ils sont d’une aide précieuse mais parfois, ils sont trop subjectifs et nous guident vers ce qu’ils aimeraient voir.
On se penche ensuite sur l’univers de marque: qualité des vêtements, dans quelle gamme il se situent, quelles matières, quels tissus, quelles finitions. C’est après tout ça qu’on peut commencer les dessins. Sur les 30 silhouettes demandées, on en sélectionne 5/6 qui composeront les looks de la collection finale.
Niveau timing, je crois que j’ai commencé à travailler les patrons en février et après maintes et maintes retouches, j’ai commencé mon premier look début avril, deux mois seulement avant le jury final.

En parallèle, il faut aussi réaliser des fiches techniques pour chaque vêtement. C’est un document qui décrit le vêtement: un dessin technique, son descriptif, le matériel nécessaire, le prix etc. On imagine aussi une stratégie de vente, de communication. Tout est élaboré comme si on lançait une vraie collection.
Une fois que tout est terminé, il faut qu’on trouve le temps de réaliser un shooting photo qui doit impérativement mettre en scène les looks. Dans le même esprit on doit aussi réaliser une courte vidéo.

 

 

Cacti: Ta collection regorge de petits détails. Comment fais-tu pour avoir cette imagination ? Et surtout, comment tu arrives à tout rendre possible ?

Philippine: J’ai des inspirations très très opposées. Je suis fan de streetwear, de confort. J’ai toujours fait du sport et j’ai développée une passion pour les uniformes sportifs. J’aime aussi énormément les marques à l’univers très chargé, très détaillé, avec de la broderie et des découpes un peu comme Dolce&Gabanna ou Ashish. Un de mes gros défauts, c’est que je suis indécise. J’avais tellement peur de ne pas faire le bon choix mais j’ai voulu tout mettre. Il fallait trouver le moyen de tout associer de manière complémentaire en tâchant de combiner les deux styles.
J’ai fait imprimer 7500 pétales en forme de balles de baseball et j’ai mis mes parents et grand-parents à l’œuvre pour m’aider à les découper. J’ai également fait imprimer le nom de la marque BAD GIRLS CLUB sur le tissu. Ça prend bien plus de temps que de les acheter déjà faites mais je suis trop contente du résultat qui est beaucoup plus à mon image.

 

 

Cacti: Tu es en ce moment stagiaire avec la dream team de Make My Lemonade à Paris. Qu’est ce que tu apprends là-bas ? Ça te donne des idées pour ton avenir pro ?

Philippine: C’est vraiment un super stage. C’est un plaisir car on me laisse beaucoup de libertés et de responsabilités. J’apprends énormément. La boîte est petite, en open space et il y a tout à faire. Travailler pour eux, ça demande de la polyvalence et ça m’amène à faire des choses qui ne relèvent pas forcement de ma formation. C’est sûrement un des points les plus chouettes. C’est impressionnant d’appliquer mes capacités à quelque chose de concret. Quelque chose qui se vend vraiment. J’ai toujours été intéressée par l’entreprenariat et de bosser la bas, ça me motive encore plus. C’est un super exemple.

 

 


              

 

Cacti: On va continuer avec des questions un peu plus WTF, tu es prête ?

Philippine: Ouii, toujours prête !

Cacti:Quelle actrice jouerait ton rôle dans ton biopic ?

Philippine: Bonnie Wright !

 

Cacti: Qui invites-tu à ton dîner parfait ?

Philippine: J’invite Emma Watson, Nicola Formichetti, Barack Obama, Ashish Gupta, Alexander Wang et Eddy Redmayne! Pour animer la soirée et qu’on puisse bien se marrer, j’invite des amis de longue date, Alexandre et Begoña, et Ophélie avec qui j’ai passé des nuits blanches à coup de RedBull quand on était à ESMOD.
On mangerait un bon gros plateau McDo-Sushi-bières chez celui qui a le plus grand salon avec le plus grand tapis. Ça sera surement celui de Barack.

 

Cacti: On va jouer à Fuck, Marry, Kill. Je te donne 3 célébrités et tu me dis qui tu fuck, qui tu marry et qui tu kill. Christian Audigier, Vladimir Poutine, Nabilla.

Philippine: Aaaaaargh, je tue les 3. C’est horrible. Bon, pour le bien de l’humanité, je tue Poutine, ensuite pour m’éviter une vie de couple chiante, j’épouse Audigier – vu qu’il est déjà mort – et j’hérite de sa fortune. Ensuite sur un malentendu je couche avec Nabilla. Mais c’est l’enfer cette question !

 

Cacti: Si tu pouvais avoir un.e assistant.e, qui choisirais-tu ?

Philippine: Comme assistante, il me faut absolument Dorota dans Gossip Girl

Cacti: Si tu pouvais vivre dans un film/série, ça serait quoi ??

Philippine: Si seulement ! J’ai une passion sans fin pour Harry Potter, alors dans cet univers là forcement ! Mais seulement si je ne suis pas une moldu. Je ne veux pas passer à côté du monde des sorciers !

Cacti: Qu’est ce que tu aimerais que Cacti te souhaite ?

Philippine: J’aimerais que Cacti me souhaite de trouver le courage et la chance de pouvoir monter ma boîte et d’avoir une certaine notoriété dans la création de vêtements!

Cacti: On te souhaite évidement de trouver tout ça ! On ne se fait aucun soucis de ce côté là though !

 

BACKSTAGE

 

 

CREDITS

Interview de Jill Salinger
Styliste: Philippine Lafarge / Modèles: Alex, Océane, Hugo, Jules, Mathilde, Emilienne / Photographe: Jill Salinger / Photographe backstage: Louise Mazet

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