En France, 80% de la prostitution est étrangère

Avant de parler en détail de ce chiffre une définition de la prostitution au cas où : la prostitution est le fait de livrer son corps au plaisir sexuel d’autrui pour de l’argent et d’en faire métier. 

Évidemment, ce pourcentage est dû en grande partie aux victimes des réseaux de proxénétisme et de la traite. Même si 20% seraient françaises et se revendiquent indépendante. Ici, nous allons plutôt parler de celles qui ne choisissent pas cette voie.

Les prostituées exercent de plusieurs manières 62% sur internet, 30% dans la rue et 8% dans les bars à champagne et dans les salons de massage.

En 2013, 662 potentiels proxénètes ont été mis en cause pour proxénétisme + 15,2% par rapport en 2012). Les infractions pour la traite des êtres humains s’élèvent à 483 en 2014 selon le ministère intérieur.
45 réseaux transnationaux de prostitution ont été démantelés : 26 d’Europe de l’Est, sept d’Afrique, six d’Amérique latine, quatre d’Europe de l’Ouest (dont un d’Espagne) et deux de Chine.

Pour que vous puissiez comprendre exactement ce que peuvent endurer ces femmes, il faut reprendre la définition de la traite des êtres humains : L’expression « traite des êtres humains » désigne le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou d’autres formes de contrainte. Par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitations sexuelles, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes.

C’est effarant, qu’il puisse exister encore aujourd’hui des personnes qui sont victimes d’abus physiques, de menaces et de pressions psychologiques. 4% des prostituées avouent avoir commencé sous la contrainte (étude du ministère de la Justice Danemark), 3,9% pour la Nouvelle-Zélande et je pourrais malheureusement encore vous en citer des dizaines.

 

 

Texte – Manon Benboudriou

Graphisme – Victoria Dubois

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