A Prickly Subject – HELEN PLUMB – 4′

A Prickly Subject – HELEN PLUMB – 4′

A Prickly Subject – HELEN PLUMB – 4′

Chez Cacti, on adore le cinéma, surtout quand il est court et intense, alors toutes les semaines on a choisi de vous présenter un court-métrage de quelques minutes, à regarder n’importe où, n’importe quand, et dans n’importe quelle position.


Cette semaine dans le VSCCC, et en l’honneur de notre nouvelle collaboration avec la revue Deuxième Temps et leur article À vos barbes !, nous vous présentons le simplissime court-métrage de Helen Plumb ; A Prickly Subject. 

Sur un poème de Anam Carra, “Un sujet épineux” nous conte le réçit poétique d’une jeune femme en prise avec les questionnements sur le thème de la pilosité féminine.
Une collaboration entièrement féminine créée pour «The Art of Change» du Barbican Centre.

A Prickly Subject from Helen Plumb on Vimeo.

Par Camille Dochez

The Big Shave – MARTIN SCORSESE – 6′

The Big Shave – MARTIN SCORSESE – 6′

The Big Shave – MARTIN SCORSESE – 6′

Chez Cacti, on adore le cinéma, surtout quand il est court et intense, alors toutes les semaines on a choisi de vous présenter un court-métrage de quelques minutes, à regarder n’importe où, n’importe quand, et dans n’importe quelle position.

Cette semaine dans le Very-Short Ciné Club de Cacti, on donne de l’espoir à tout les réalisateur.trice.s en herbes avec un des premiers court-métrages de Martin.
Alors qu’il est fraîchement diplômé de l’Université de New-York en section cinéma, Martin réalise ce court-métrage (d’abord appelé “Viet 67”). Critique viscérale de la guerre du Vietnam qui détruit alors la jeunesse américaine.
Mais si on pousse plus loin les images de Master Scorseize, ont peux y entre-voir les conflits majeurs qui anime déjà le jeune réalisateur :

“Court métrage s’inscrivant de plain-pied dans le courant contestataire de l’époque, The Big Shave pose également une autre question, celle de l’héritage, du changement de générations, de la filiation cinématographique. La blancheur de la salle de bains, le sang qui s’écoule dans l’évier, le parallélisme entre coupures de peau et coupes de montage sont comme autant de réminiscences de la célèbre scène de douche de Psychose d’Alfred Hitchcock. Le personnage de The Big Shave entre ainsi dans un décor familier, donné par l’Histoire du cinéma, un décor hanté qui vient d’être nettoyé et vidé et qu’il va falloir maintenant occuper et à nouveau souiller.”

Luc Lagier 

Synopsis : 

Un jeune homme se rase jusqu’à l’écorchement dans une salle de bain immaculée.

 

 

Camille Dochez

Pussy – RENATA GASIOROWSKA – 9′

Pussy – RENATA GASIOROWSKA – 9′

Pussy – RENATA GASIOROWSKA – 9′

Chez Cacti, on adore le cinéma, surtout quand il est court et intense, alors toutes les semaines on a choisi de vous présenter un court-métrage de quelques minutes, à regarder n’importe où, n’importe quand, et dans n’importe quelle position.

 

Cette semaine on a eu la chance de trouver le fabuleux court-métrage d’animation de la réalisatrice polonaise Renata Gasiorowska.

On vous conseille de le regarder vite car ce court-métrage est en lice dans de nombreux festivals, et regardable donc, uniquement jusqu’au 1 Avril 2018 sur la plateforme d’Arte, alors on fonce !

Synopsis 

Dans une baignoire, joint à la main, une jeune femme se fait jouir paisiblement. Bientôt, son clitoris s’éveille et s’émancipe de son corps.

Par Camille Dochez

Caecitas – ROXANE BAUDIN – 5′

Caecitas – ROXANE BAUDIN – 5′

Caecitas – ROXANE BAUDIN – 5′

Chez Cacti, on adore le cinéma, surtout quand il est court et intense, alors toutes les semaines on a choisi de vous présenter un court-métrage de quelques minutes, à regarder n’importe où, n’importe quand, et dans n’importe quelle position.
Aujourd’hui, le film de notre copine : Roxane Baudin qui nous présente son court-métrage Caecitas, et en plus on a eu la chance de lui poser quelques questions !

Synopsis : 

Elise est une jeune étudiante, aveugle. Il est tard, la fac se vide. Elle range ses affaires et commence une longue déambulation dans les couloirs où la réalité et sa réalité vont peu à peu se confondre. Des flashs d’un ancien agresseur prendront le dessus sur le présent.

CLICK SUR ELISE POUR VOIR LE FILM

Quelle a été l’impulsion première qui t’a poussée à faire ce film ?
Déjà un lieu, ce long couloir en sous-sol porte à lui seul le poids du scénario, le personnage n’a qu’un seul échappatoire, c’est de continuer à marcher et arriver au bout. C’est aussi la volonté obsédante de réponse à la question : comment savoir qu’on nous observe en silence si l’on ne peut pas voir ? J’ai rencontré plusieurs personnes non voyantes pour ne pas singer la cécité. Je voulais placer le spectateur dans la même angoisse qu’Elise, de ne pas voir, de ne pas savoir, le priver de son pouvoir d’omniprésence. Reprendre les codes du film d’horreur, pour parler de la perception et de la peur était une évidence. Pour moi, c’est de loin le genre le plus intéressant. C’est le seul genre où ce que le spectateur imagine est pire que ce que l’on aurait pu réaliser, alors on ne montre rien ou presque et on laisse nos esprits faire le reste !

Pourquoi est-ce que tu as choisi la caméra comme support (ou média vidéo) pour raconter cette histoire ? 
Le cinéma c’est l’humain, on écrit des personnages pour qu’ils soient incarnés par des acteurs. Pour exprimer des choses c’est mon véritable support. J’aime quand ça hurle, ça pleure, ça rigole, ça se bat. Les médias de l’image et du son sont là pour capter ces instants. Donc la caméra comme intermédiaire oui, mais uniquement pour attraper ce que les acteurs et les personnages ont a nous donner.
 
Tu as l’habitude de travailler essentiellement sur des personnages féminins, qu’est ce qui t’attire dans leurs constructions ?
Les femmes sont une source d’inspiration sans limite. Elles peuvent tout être. Il y a tellement à faire. Le cinéma est très humiliant pour les femmes, alors que je ne connais que des femmes fortes. J’ai envie de niveler ce fossé entre les femmes et le cinéma. Et je parle autant des personnages, que des actrices, et des cheffes-opératrices qui doivent en faire trois fois plus qu’un homme pour constamment prouver ce qu’elles valent. On doit changer ça.
J’ai réalisé un court-métrage Toxic! qui parle du fossé qui sépare une jeune fille du reste du monde lors d’une soirée. Cette fille c’est Lulla, qui se force à suivre ce que la pression de groupe lui indique, ce qu’on a prévu pour elle, elle ne s’écoute pas. Un effort de compréhension la sauverait sûrement. Au cinéma on a besoin de ça, que cette industrie regarde avec un nouvel œil les femmes, avec plus de confiance, de respect et surtout plus aucuns préjugés.

Comment est ce que les femmes peuvent se réapproprier le milieu du cinéma ?
Grâce à leur singularité. Elles la ferment depuis trop longtemps. On a trop de chose à dire. On veut se réapproprier nos représentations. Des femmes représentant des femmes ça changera de Basic Instinct, parce qu’on est peu à avoir des jambes de 2 mètres, à ne pas porter de culotte, et pourtant on te fait transpirer tout un commissariat quand tu veux ! L’image de « La femme » a trop été fantasmée par des hommes, c’est pour ça qu’on se sent pas en phase avec ce que le monde veut de nous. Je peux te dire qu’on va t’en donner des femmes loin du glamour, et du sexuel, des femmes de tous les jours. Elles ne seront pas que des vierges, elles ne seront pas que des putes, elles ne seront pas des mantes religieuses, elles ne seront pas définies par leur rapport aux hommes, ou à la maternité, elles ne seront plus secondaires, elles ne seront plus des victimes, elles ne seront plus les sauvées, elles ne seront plus que féminines, elles ne seront plus que sexy, elles ne seront plus que minces, que blanches et que sages, que douces, ni que des hystériques ou que des nymphomanes. Des personnages avec de la profondeur pas résumé en un mot.

Ce sera des femmes, des vraies et ça va péter des culs moi je te le dis.

Visuel Ciné-Club: Marjorie Issard – @marjorie.graphiste
Interview – Camille Dochez

Les Trois Boutons – AGNÉS VARDA – 12′

Les Trois Boutons – AGNÉS VARDA – 12′

Les Trois Boutons – AGNÉS VARDA – 12′

Chez Cacti, on adore le cinéma, surtout quand il est court et intense, alors toutes les semaines on a choisi de vous présenter un court-métrage de quelques minutes, à regarder n’importe où, n’importe quand, et dans n’importe quelle position.

Aujourd’hui on vous présente une de nos réalisatrices préférées, malheureusement on n’a pas pu l’interviewer. Mais pour vous consoler on vous laisse 12 minutes de pur bonheur grâce à ce court-métrage qu’elle a réalisé entre Bonnieux et Paris et qui renverse doucement les clichés sur les petites filles.

Mesdames et Messieurs, Agnès Varda, émerveilleuse infatigable.

Synopsis : 

« Mademoiselle Jasmine! J’ai un colis pour vous! » La jeune fille de 14 ans à l’appareil dentaire qui trayait une chèvre fit une pause. Le facteur avait livré une surprise. Elle l’ouvre. Et du colis jaillit une magnifique robe de gala magenta qui faisait dix fois sa taille. « Je suis curieuse » dit-elle, avant de pénétrer les plis de la robe. A partir de ce moment là, Jasmine nous entraine dans un conte de fée moderne à travers des caves et des stalactites, des rues et du lèche-vitrine, à travers l’obsession et l’émancipation.

 

 

 

Texte – Camille Dochez 
Traduction – Claudia Bortolino

Vilaine Fille – AYCE CARTAL – 8′

Vilaine Fille – AYCE CARTAL – 8′

Vilaine Fille – AYCE CARTAL – 8′

Chez Cacti, on adore le cinéma, surtout quand il est court et intense, alors toutes les semaines on a choisi de vous présenter un court-métrage de quelques minutes, à regarder n’importe où, n’importe quand, et dans n’importe quelle position.

Aujourd’hui, Vilaine Fille d’Ayce Kartal

Synopsis : 

S. est une petite fille turque âgée de huit ans, dotée d’une imagination débordante, qui aime la nature et les animaux. Depuis une chambre d’hôpital, elle se remémore les jours heureux passés dans le village de ses grands-parents pendant les vacances, mais des souvenirs sombres et terrifiants surgissent et prennent sens peu à peu. Prix du jury au festival d’Annecy 2017.


“En 2017, Ayce Kartal réalise Vilaine fille pour Arte. Après sa sélection à Annecy (où il a reçu le prix du Jury), le film a été sélectionné dans plus de 40 festivals internationaux donc TIFF, Uppsala, Gijon, Ottawa (Prix du meilleur film narratif), Leeds (World animation award) etc. Le film, composé de 10 000 dessins faits à la main, aborde le sujet sensible des viols collectifs d’enfants en Turquie, le pays du réalisateur. Malgré la noirceur de son sujet et grâce à la poésie de son animation, le film ne sombre jamais dans le désespoir.”

Collectif Les Valseurs 

Camille Dochez
Visuel Ciné-Club: Marjorie Issard – @marjorie.graphiste