La Seinphonie de Cécilie

La Seinphonie de Cécilie

La Seinphonie de Cécilie

Aujourd’hui on aimerait bien vous présenter Cécilie. Cécilie est auteure, artiste plasticienne curieuse professionnelle et plein d’autres choses qui se passent de mots. Cécilie crée avec presque rien et pratiquement tout. Dernièrement, elle a concocté un projet nommé SEINPHONIE.

A PROPOS DE SEINPHONIE

« Mon premier dessin était sur un mur, j’avais 2 ans et je n’habitais pas Lascaux. Mon premier sein est venu en paire, j’avais une douzaine d’années et j’étais ado. J’ai rencontré l’argile en octobre 2019, demandez-lui, il vous le confirmera. Je me suis évidemment prise pour Dieu sauf que moi, j’ai modelé des seins, comme un manifeste maternel de moi à moi. Comment je suis née, comment j’ai grandi et comment je ne suis pas morte. Le sein résonnait comme les saints, j’ai l’oreille musicale. Les devoirs qu’on nous dicte, le dessein à accomplir lorsqu’on est une femme en France, élevée dans un milieu catholique avec chaque jour un saint à souhaiter, alors…. J’en suis venue aux mains avant de trouver les mots. Et comme toujours, la joie me rattrape. Mes seins se sont animés sur le papier, bavards, absurdes et drôles ils sont une symphonie amusée, un essaim de bonne humeur dans un monde cinglé. »

Cécilie

« Il y a toujours quelque chose qui danse et rit dans le travail de Cécilie. Quand elle écrit, quand elle dessine, quand elle brode, malaxe, colle, coud ou tisse, l’artiste s’amuse des métaphores qu’elle file et rend sonores. Dans ce jeu de passe-passe plastique, c’est pour offrir, à nos drames, un corps poétique.»

 Lucileee* Bach – critique d’art & professeure, Docteure en Histoire et anthropologie de l’art

En attendant son exposition au Théâtre Comédie Odéon à Lyon, (à une époque post-corona), on lui a posé quelques questions…

Qu’est-ce que tu réponds à « et toi tu fais quoi dans la vie? »

Généralement une onomatopée du genre “Ouh la” parce que j’embrasse la vie de bien des façons et que j’en trouve chaque jour de nouvelles.
Qu’est-ce qui t’inspire et te rend heureuse dans ton art? 
L’austérité en général car je ne peux pas la supporter, et alors je produis en réaction de façon protéiforme. Fernando Pessoa a écrit “Agir c’est connaître le repos”,  j’y ajoute volontiers la joie.
La chanson pour illustrer ta vie? 

Hép kiddo, retrouve Cécilie et ses créations sur son site internet ou sur Instagram @belon_cecilie.

Par Claudia Bortolino

Léna Macka

Léna Macka

Léna Macka

Ce mois-ci on vous présente l’illustratrice Léna Mačka. C’est une illustratrice / Tatoueuse qui place l’humain et ses interactions au centre de ses visuels ! 

 

 

 

Qu’est ce qui t’inspires? Comment est-ce que tu choisis ce que tu vas dessiner ?
Je m’inspire vraiment de tout, surtout des gens, des discussions que je peux avoir avec certains, des impressions que j’ai… Je choisis pas vraiment, je me laisse aller

Qu’est-ce qui te rend heureuse quand tu travailles sur tes illustrations? Le fait de pouvoir vider mon cerveau, de mettre des images sur ce qui me tracasse !

Qu’est ce qui t’empêche de dormir la nuit ? De pas avoir répondu à mes mails haha!

Et pour finir, si tu devais vivre dans une série, laquelle choisirais-tu ? Hmmm, je dirais The Good Place

 

Merci à Léna d’avoir répondu à nos questions, retrouvez-la sur instagram (@lenamacka) !

Prenez soin de vous ! 

 

Interview par Léa Moisan

 

 

 

 

Recorta y mueve – collage & gifs

Recorta y mueve – collage & gifs

Recorta y mueve – collage & gifs

Ce mois-ci on vous présente ANGY ABBRUZESSE, une artiste vénézuélienne, et son projet recorta y mueve: des collages et gifs mElant dessin à la main, illustration digitale et des billets de banque comme matière première.

 

” It is important to question our preconceived notions through creativity, and open ourselves to the idea that everything can be used as a material of play and strategy, even if it is paper money, something so deeply rooted to its conventional use.” 

“C’est important de remettre en question nos idées préconçues par le biais de la création, et de s’ouvrir à l’idée que tout peut être utilisé comme matière de jeu et stratégie, même des billets de banque, quelque-chose de très rattaché à son utilisation conventionnelle.” 

When strangers ask « so what do you do in life? », what do you usually answer?

I study and make gifs.

Quand un étranger te demande ce que tu fais dans la vie, tu réponds quoi?

Je fais des études et des gifs.

What brings you joy in your work?

To feel that it is a game.

Qu’est-ce qui t’apporte de la joie quand tu travailles?

De ressentir que c’est un jeu.

What’s your secret talent?

I make good life plans.

Quel est ton talent caché?

Je fais des bons plans de vie !

And finally, if you could live in a movie, which one would it be?

I would live in The Mask.

Et pour finir, si tu pouvais vivre dans un film, lequel ça serait? 

Je vivrais dans The Mask.

Retrouvez Recorta y Mueve sur son site et Instagram

Make Me Stitch – illustrations à broder

Make Me Stitch – illustrations à broder

Make Me Stitch – illustrations à broder

MAKE ME STITCH c’est quoi? Très bonne question kiddo ! On va t’y répondre de suite :

 1. Des kits de broderie DIY avec tout le matériel nécessaire. 

2. Des illustrations à broder imaginées par des artistes talentueux·euses. 

3. Des produits et matériaux écologiques: fabriqués en France, recyclés, recyclables et prêts à être upcyclés.

4. Une démarche responsable: au lieu de jeter tes vieux vêtements et accessoires, offre-leur une nouvelle vie en les pimpant avec une chouette broderie.

5. L’occasion d’être créatif·ve et de faire quelque-chose de tes mains.

Maintenant que tu as le topo en 5 points de Make Me Stitch, tu es prêt·E à rencontrer Marion, sa créatrice…

 

 On commence par le commencement ! Pourquoi la broderie?

J’ai commencé à me mettre à la couture il y a quelques années, mais par manque de temps et de place dans mon petit appartement, j’ai découvert la broderie. Le coup de coeur ! Plus pratique, je l’emmenais partout avec moi. Seul hic, impossible de trouver des dessins sympas à broder, tout était très vieillot, ou alors à destination des enfants. Alors que la tendance broderie battait son plein chez les marques de vêtements, il n’existait rien de très convaincant côté DIY. C’est de là que Make Me Stitch est né : l’envie de broder, de partager et de casser les codes. De révolutionner le petit monde de la broderie en proposant des dessins modernes imaginés par des illustrateurs, tatoueurs et autres artistes, tout en la rendant accessible. Les kits sont très faciles à réaliser, et s’adressent aux plus novices.

 

Sur ton site on voit très vite l’importance de l’upcycling et le souhait de s’éloigner du fast-fashion, ce sont des valeurs prédominantes de la marque? 

Oui tout à fait ! J’ai besoin que mon métier soit en accord avec mes valeurs. En créant Make Me Stitch, c’était impossible d’imaginer produire encore des vêtements, l’idée de broder sur des pièces existantes était donc venu assez naturellement. On me demande d’ailleurs souvent pourquoi je ne fournis pas de t-shirts dans mes kits. Je ne souhaite pas produire des vêtements, et surtout pas des t-shirts blancs comme on en voit à la pelle. La veste en jean 80s de maman, la chemise de son mec, la culotte de sa copine, un tote-bag trop basique… En cherchant bien, nous avons tous de quoi upcycler et remettre au goût du jour certaines pièces ! Quand je me suis mise à la broderie, mes pièces coups de coeur étaient d’ailleurs des pièces vintage brodées que je trouve beaucoup plus jolies. La satisfaction de créer une pièce unique et de «sauver» des vêtements, ça n’a pas de prix !

Comment tu choisis les illustrateur.trice.s avec qui tu collabores?

Généralement, ce sont des artistes que je suis déjà ou que je découvre via Instagram. Ca me permet de voir leur univers et leur patte, voir si ça peut correspondre à ce que j’ai en tête et si on peut en faire un patron de broderie. On travaille ensuite main dans la main pour proposer un modèle qui respecte les contraintes de la broderie et le dessin de l’artiste. Je n’ai pas vraiment de critères particuliers, je marche beaucoup au coup de coeur, en me projetant toujours sur le rendu du vêtement brodé. Je parle toujours d’artistes en général car je ne souhaite pas me fermer à seulement des illustrateurs !

Quel est le meilleur conseil qu’on t’ai donné? Et le pire?

Alors le meilleur: Il y a de la place pour tout le monde dans le business, le plus important c’est de se lancer et de croire en son projet. Conseil très utile quand on ouvre son Instagram tous les jours, et on a l’impression de se faire constamment dépasser par la concurrence ! Crois en ton projet, ne te laisse pas décourager, il y a de la place pour tout le monde !

Le pire: « Tu n’as qu’à faire comme telle marque ». Autant je suis persuadée qu’il y a de la place pour tout le monde, autant copier bêtement pour réussir ce n’est pas la solution. On sera toujours moins bon en copiant les autres ! 

Avec qui aimerais-tu être coincée dans un ascenseur?

Tessa Perlow, queen absolue de la broderie et de l’upcyling, celle qui m’a donné l’envie de m’y mettre et de me lancer ! 

Merci Marion (c’est elle à gauche là →) et à très bientôt !

 

 

Pour découvrir l’univers MAKE ME STITCH et acheter votre Kit, rdv sur makemestitch.com

 

Et ça se passe aussi sur Instagram @makemestitch

La ville et les nuages

La ville et les nuages

La ville et les nuages

Ce mois-ci on vous présente louise plus connue sous le nom de lavilletlesnuages et sa vision colorée du dessin.

Pourquoi avoir choisis le nom Lavilletlesnuages ? 

Oh, ça fait longtemps déjà que je porte ce nom. Je l’ai choisi lorsque je suis entrée à l’école. Ça vient d’un dessin de Jean-Charles de Castelbajac. Depuis quelques années il fait des dessins à la craie dans les rues de Paris (@craieateur). Son dessin n’était pas précisément « La ville et les Nuages », c’était plutôt une phrase « Dans la ville et les nuages je serai avec toi », je ne sais plus exactement et je n’ai malheureusement jamais pu retrouver ce dessin. Je vis à Paris mais vivre en ville ne m’empêche pas de faire des choses très colorées. Ce nom créait un mi-chemin, entre ciel et terre.

Comment te représenterais-tu, ainsi que ton travail, à un job-dating ? 

Je n’ai jamais vraiment fait de job-dating alors je pourrais pas te dire ce qu’il faut dire. Je dirais que j’essaye de proposer une vision. C’est justement avec cette idée là de mon travail que j’ai commencé à vraiment savoir où je voulais aller. Je cherche à proposer une vision du monde qui soit positive sans être moralisatrice. J’essaie de toujours positiver les choses mais en laissant une place aux failles et aux moments de doute.

 Au départ j’avais un travail qui était vraiment tourné vers les femmes mais je me suis rendue compte que j’aimais étendre mon champ des possibles et toucher tout le monde. Malgré le fait que ma communauté soit majoritairement composée de femmes, il y a de plus en plus de garçons qui arrivent, ce qui est très chouette. J’aime parler de mode, de culture, de lecture. Aujourd’hui je dirais que j’envisage mon travail comme positif et universel. 

J’aimerais quand même dire que c’est assez difficile quand tu débutes d’avoir une « ligne éditoriale » claire. Ca met du temps à élaborer quoi… (rires) 

Qu’est-ce qui t’inspire? Comment tu choisis ce que tu vas dessiner ?

Mes lectures m’inspirent beaucoup. Pas dans ce qu’elles sont précisément mais dans ce qu’elles abordent, beaucoup de choses autour de la liberté, de l’envie d’être soi, etc. Elles m’inspirent mais prennent du temps à infuser. Ce n’est pas comme lorsque tu ouvres Instagram ou Pinterest et que tu te dis « c’est stylé je veux faire la même chose ». 

La mode m’inspire beaucoup également, dans ce qu’elle propose, dans les nouveaux créateurs qui émergent mais aussi pour ce que cela dit de notre époque. 

La nature m’inspire, essentiellement pour les couleurs. C’est une source intarissable d’accords de couleurs, de propositions de formes et de matières auxquelles on ne pense pas forcément. Il est très rare que quelque chose m’inspire précisément, généralement ce sera plutôt un message, un thème. Je réfléchis après à la forme que je vais choisir pour en parler.

Et puis tu prends quand même pas mal de situations de ta vie réelle de ce que je vois sur Instagram, non ?

C’est vrai. Je n’y pense jamais mais il est vrai que pas mal des petites BD que je peux faire, sur des grands sujets comme la peur ou le doute sont des choses que je vis et les dessiner m’aide à projeter mes peurs. Je ne suis pas la seule à penser ça, à vivre ça. Autant en parler et partager mes ressentis. La sincérité est très importante dans mon travail.   

 

Qu’est-ce qui te rend heureuse quand tu travailles sur tes illustrations ?

Je me dis que ce que je suis en train de dessiner pourra avoir un impact positif ne serait-ce que sur une personne. J’aime à me dire que mon illustration, où qu’elle soit diffusée (en général sur Instagram), pourra toucher cette personne qui a passé une journée un peu nulle et qui pourra se dire « ok aujourd’hui c’était pas cool mais ça ira mieux demain ». Si ça lui met du baume au coeur, c’est l’essentiel pour moi.

Quelles techniques utilises-tu ? 

Je travaille avec Procreate sur Ipad Pro, mais j’ai de plus en plus envie de retourner aux médias classiques. Avant, je travaillais beaucoup aux crayons de couleurs et malheureusement lorsque tu veux coupler l’illustration au monde de la publicité tu es presque obligé de passer par le digital. Avec les crayons, je perdais beaucoup de temps à scanner mes dessins et à les nettoyer. Grâce à l’Ipad j’ai trouvé une balance où je parviens à avoir un rendu crayon. J’ai recommencé à redessiner aux feutres pour mes carnets de croquis de rue, pour dessiner rapidement et ne pas prendre de place dans mon sac. J’ai l’impression que quand tu fais des choses à la main les gens se disent « Ok, elle sait vraiment dessiner », alors que quand tu es sur du digital ils peuvent se dire « C’est trop facile de faire un truc sur une tablette », or c’est faux. Si tu ne sais pas dessiner à la main tu ne sais pas forcément mieux dessiner sur une tablette.

 

Quels sont tes futurs projets ?  

Mon futur projet a commencé le 26 septembre ; j’ai lancé ma toute première expo à la SLOW Galerie à Paris. Mon deuxième gros projet c’est mon voyage en Corée, ce n’est pas entièrement pro mais je vais quand même mettre à profit ce voyage pour produire un peu de contenu vidéo. Je pense que ça peut être intéressant de tester un genre de vidéo-illustration. Et puis après nous verrons où mon crayon me mène ! 

Et pour finir, si tu pouvais vivre dans un film ou une série… 

Oulaaaaaaa ! J’ai honte mais la dernière série que j’ai regardé et adoré c’était la saison 2 d’Elite sur Netflix. Leurs tenues étaient incroyables. C’est un peu teenager mais allez, j’assume. Assumons, j’adore les séries en espagnol ! 

Choisir un film m’est impossible. Il y a tellement de films que j’ai apprécié. J’ai vu dernièrement « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma et j’ai adoré. C’était magnifique sensuel. Bon, je ne suis pas certaine de vouloir vivre à la même époque parce que c’était quand même le XVIII ème siècle et on était pas à fond sur le droit des femmes (rires). Le film aborde d’ailleurs des sujets cruciaux comme l’avortement ou la place des femmes dans la peinture.  

Interview par Noémie Perrin

 

Anna Ferrier

Anna Ferrier

Anna Ferrier

Ce mois-ci on vous présente ANNA FERRIER, Une dessinatrice amoureuse du papier. 

Dans UN INTERVIEW AVEC DES MOTS ET DES DESSINS !

Comment te présenterais-tu, ainsi que ton travail, à un speed dating de travail ?

Je suis illustratrice, je suis née à Paris, j’ai fait mes études à New York et je vis maintenant à Londres. Mes dessins sont souvent composés de silhouettes urbaines, qui nous donnent à voir l’ennui et la beauté des scènes de la vie quotidienne. Ce sont ces petits trucs ordinaires qui par la représentation deviennent extraordinaires.

Qu’est-ce qui t’inspires? Comment est-ce que tu choisis ce que tu vas dessiner?

Je ne choisis pas vraiment ce que je vais dessiner, tout se fait dans l’instant, c’est la première ligne qui va dicter la forme puis le sujet. J’aime que l’image se compose par elle même au fur et à mesure.

Illustrer c’est laisser parler son inconscient, ça donne des surprises. Ma plus belle inspiration c’est mon entourage, les visages de ma vie!

 

Qu’est-ce qui te rend heureuse quand tu travailles sur tes illustrations?
 
Ecouter France Inter ou être dans un train. Mon trait n’est jamais aussi satisfaisant que lorsque je suis dans un train, c’est surement la sensation d’avancer vite qui me donne confiance. Etre productive et en mouvement en même temps, what else?

Si tu devais vivre dans une série TV, laquelle choisirais-tu?

Mad men: je serais la version feminine de Don Drapper, j’aurais toujours une vision d’avance et je me perdrai de temps à autres avec les plus beaux hommes de Manhattan.

ET MAINTENANT PLACE AUX RÉPONSES ILLUSTRÉES !   

Quel est ton animal spirituel?

A QUOI RESSEMBLES-TU?

QUEL EST TON PERSONNAGE DE FICTION PRÉFÉRE?

si tu devais choisir une présidente du monde…

tu peux nous dessiner ton metier?

Interview par Claudia Bortolino

Retrouvez Anna Ferrier sur Instagram