Le temps est bon, le ciel est bleu, le gouvernement est composé à 50% de femmes

Le temps est bon, le ciel est bleu, le gouvernement est composé à 50% de femmes

Le temps est bon, le ciel est bleu, le gouvernement est composé à 50% de femmes

 

 

Oyé, Oyé, braves gens le rêve s’est enfin confondu avec la réalité !
Je me permets une petite précision historique : Le 29 avril 1945 les Françaises votaient pour la 1ère fois. Il faudra attendre 1947 pour que Germaine Poison-Chapuis soit la première femme à être nommée ministre.

Après des années de lutte, notre combat a enfin été récompensé. Oui ! oui ! Vous ne rêvez pas le premier gouvernement Philippe était un gouvernement paritaire, il comptait autant de femmes que d’hommes.
Mais alors pourquoi ne suis-je pas en train d’écrire des lettres d’amour à ce cher Edouard Philippe ? Tout simplement parce que cette parité gouvernementale ne règle en rien l’absence de femme dans la vie politique française (et que je suis très nulle pour écrire des lettres d’amour).

Permettez-moi une piqure de rappel, selon l’Observatoire des inégalités en 2017, 39% des députés étaient des femmes, 1 siège sur 3 est occupé par une femme au Sénat. Parité on avait dit ?

Il y a des femmes en politique, cependant plus on monte la hiérarchie, plus elles se font rares. Combien sont-elles à occuper des postes à hautes responsabilités ? Combien de femmes ont été Ministre des Armées en France ? ( +1 pour le gouvernement d’Edouard à ce niveau) . Les fonctions régaliennes sont historiquement occupées par des hommes. Rien de mieux qu’un homme pour assurer la sécurité et la défense du territoire, c’est ça le truc ?

Mais j’entends déjà le macho du coin nous répondre avec un sourire idiot :  «Mais cool ma poule, tout roule, des lois sont passées pour mettre des nanas aux commandes », et il n’aura pas tort.
En Janvier 2000 une loi institue pour les scrutins de liste une parité par tranche de 6 candidats, une pénalisation financière a donc était mise en place pour les partis politiques ne présentant pas un nombre égal de candidatures de femmes et d’hommes aux législatives. Pour faire simple, le deal était le suivant : « Mettez des femmes ou payez une amende »
Et c’est comme ça, qu’il y a quelques années, Les Républicains ont préféré payer 35 millions d’euros sur 5 ans plutôt que présenter des femmes.

Nous sommes donc réduits à devoir mettre en place des lois, et utiliser le pouvoir coercitif afin d’intégrer des citoyennes à la vie politique ! Et même avec ce système les partis s’arrangent pour ne pas respecter la loi. Triste bilan n’est-ce pas ?

Certes nous assistons à la féminisation de la vie politique, mais ce n’est pas assez pour le moment. Le gouvernement actuel semble faire des progrès dans ce domaine, mais restons vigilant·e·s car même en marche il est possible de faire un pas en avant, puis deux en arrière.

Texte – Inès Svartz

Graphisme – Victoria Dubois

Le temps est bon, le ciel est bleu, une femme sur deux avoue s’etre déjà changée de peur d’etre harcelée

Le temps est bon, le ciel est bleu, une femme sur deux avoue s’etre déjà changée de peur d’etre harcelée

Le temps est bon, le ciel est bleu, une femme sur deux avoue s’etre déjà changée de peur d’etre harcelée

 

 

Il y a quelques temps c’était l’été. Le temps était bon, le ciel était bleu. Les thermomètres affichaient quarante degrés à l’ombre et les terrasses de France voyaient déferler une vague de torses-nus-petite-bière-blonde sous leurs parasols. Moi, j’avais chaud, j’enfilais innocemment un débardeur et un mini short avant de sortir affronter la canicule. Dans la rue, j’entendais un claquement de langue. Exactement le même que l’on pourrait faire en salivant sur la devanture d’un charcutier. Ça reste discret, mais c’est déjà trop. Je me regardais dans une vitrine. Merde, il est pas un peu court mon short ? Comme si c’était moi qui devait me remettre en question.

C’était l’été, le temps était bon, le ciel était bleu. Je rejoignais une copine dans notre bar préféré. Le patron s’approchait de nous et, au moment de lui servir son Monaco, il lâchait, en louchant sur son crop-top : « Ben alors, c’est habillée comme ça que tu vas au boulot ? » Elle, gênée, lui répondit que non, elle est en vacances. Comme s’il fallait se justifier pour avoir le droit de montrer son nombril.

 

C’était l’été, mais le vent soufflait. Je frissonnais dans ma robe en coton. A la machine à café, ma collègue me lançait : « si tu t’habillais correctement aussi ! » Comme si c’était vraiment de ma santé dont elle se souciait derrière cette remarque si innocente. 

 

On fait porter aux filles des jupettes, mais la puberté arrivant, on nous insuffle doucement la crainte d’une jambe trop découverte. En effet, 65% des françaises de moins de 15 ans ont déjà été confrontées à du harcèlement de rue, et 82% avant 17 ans.

 

Mes potes ne comprennent pas. « Tu fais bien ce que tu veux ! » Or, la manière dont on s’habille conditionne le regard que l’on peut porter sur nous et la violence des remarques que l’on peut recevoir. Le moindre trajet en métro devient un risque potentiel : 100% des utilisatrices des transports en commun avouent avoir reçu une remarque déplaisante au moins une fois.

 

 

Peu importe qui a lancé l’insulte. Un jeune, un vieux, une fille aussi, puisque 15% proviennent de femmes. Peu importe si c’était une simple remarque, une technique de drague ou un « compliment ». Ce qui importe, c’est qu’en 2018, après tant d’avancées pour l’égalité des sexes et la parité, une femme sur deux avoue s’être déjà changée de peur d’être harcelée. Une femme sur deux a censuré sa propre liberté par peur de la voir limogée par un ou une autre.

 

Mais c’était l’été. Le temps était bon, le ciel était bleu. Des hommes ventres à l’air sirotaient tranquillement leur pastis en terrasse, et des filles se rhabillaient pour éviter les sifflements au passage de leurs jupes un peu courtes.

 

Texte – Justine Gardier

Graphisme Victoria Dubois

100% des homosexuels ayant une vie sexuelle active ne peuvent pas donner leur sang

100% des homosexuels ayant une vie sexuelle active ne peuvent pas donner leur sang

Vous avez forcément entendu le slogan : « Partager votre pouvoir de sauver des vies ».

Il est ici question ni de slip moulant assorti à la cape rouge, ni d’escalader un immeuble, mais bien de don du sang. Avec un besoin de 10 000 poches de sang par jour, l’EFS, établissement français du sang, a pris l’habitude régulièrement de faire des campagnes de sensibilisation.
Dans ma grande bonté j’ai décidé récemment de moi aussi partager mon pouvoir de sauver des vies !!
J’ai entamé la procédure, j’avais un petit questionnaire à remplir, rien de bien compliqué jusqu’ici. Cependant une question m’a interpellé, « Pour les hommes : Avez-vous eu dans les 12 derniers mois, un rapport sexuel avec un autre homme ? »
On va faire un petit point historique :
– L’exclusion permanente des dons du sang des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes a été instituée en 1983 en raison des risques du sida.
– En 2012 Marisol Touraine, ministre de la santé sous Hollande s’étais engagé à revenir sur cette interdiction.
– C’est donc le 11 juillet 2016 que les homosexuels ont été autorisés à donner leur sang…Hourra ! On sort les drapeaux !! Ah, mais, attendez, cette autorisation est soumise à quelques conditions très stricte, dont  notamment… l’abstinence pendant douze mois, une exigence qui ne s’applique pas pour les hétérosexuels.
Alors dans les faits, qu’est-ce que ça donne ?
Les hommes couchant avec des hommes représentent 27% de la population parisienne, et 17% en province. Et parmi eux combien ne correspondent pas aux critères de don du sang ? 93.8 % !
Pourquoi ces critères sont mis en place ? Tout simplement pour éviter les risques de contamination du sang. Les risques représentent aujourd’hui 1 poche contaminée tous les deux ans, soit 1/6 millions.

Il est légitime pour les institutions sanitaires de mettre des moyens en place pour éviter une contamination du sang, cependant les hétérosexuels et homosexuels ne sont pas considérés de manière égale.
Après le point historique on va faire un petit point médical :
Le risque de contamination du sang dont il est question ici est une poche contaminée par le VIH, Virus de l’Immunodéficience Humaine.
Entre le moment où une personne est infectée du virus et le moment où celui-ci est détectable dans le sang il y a un laps de temps de 12 jours : il s’agit de la fenêtre silencieuse.
Pour pallier ces risques, lors de la première prise de sang, celui sera exclu du circuit, ce délai d’exclusion sert à contourner la fenêtre silencieuse. Pour les hétérosexuels cette période d’exclusion temporaire correspond à un laps de temps 10x supérieur à la fameuse fenêtre silencieuse. Pour les homosexuels, ce laps de temps est lui multiplié par 30. Et cela sans motif médical.
D’autres questions sont soulevées par les conditions drastiques concernant le don du sang des homosexuels, des actions juridiques ont été menées pour modifier les textes régissant le don de sang, cependant le gouvernement reste aussi silencieux que les fameuses fenêtres.

Texte – Inès Svartz
Graphisme – Victoria Dubois

100% des homosexuels ayant une vie sexuelle active ne peuvent pas donner leur sang

45% de la communauté LGBTQI+ est discriminée dans le monde du travail

45% de la communauté LGBTQI+ est discriminée dans le monde du travail

45% de la communauté LGBTQI+ est discriminée dans le monde du travail


En cette semaine sainte qu’est celle du Baccalauréat, toutes les terminales de métropole ont philosophé ce lundi. Parmi les nombreux chapitres étudiés cette année, on y retrouve la religion, le désir ou le travail par exemple !
Arrêtons-nous sur le travail, il ne s’agit pas d’un objectif en soi. Philosophiquement il est subordonné à une fin extérieure, la satisfaction des besoins. Même si vous adorez sans doute votre job, le maigre salaire que vous touchez en fin de mois est votre unique motivation sans doute.
Dans le merveilleux monde qu’est celui du travail aujourd’hui 20% des personnes homosexuelles sont victime de outing. C’est à dire que 20% des homosexuel·le·s vivent leurs vies paisiblement (enfin ils essayent de passer outre l’homophobie ambiante)! Et, un beau jour, Patrick du département juridique annonce à la machine à café, que Serge de la compta est « pédé ». Le outing est donc le fait qu’une personne tierce fasse le coming-out de la personne concernée, et cela bien sûr sans son consentement !

Suivons un peu le parcours de Serge de la compta!
Serge de la compta, comme 5% des personnes homo pourra être licencié du fait de son homosexualité. Car bien sûr en tant qu’homme aimant les hommes il n’est pas capable de faire des calculs.
Serge de la compta, comme 45% des personnes de la large communauté LGBTQI, sera sans doute discriminé, et la discrimination au travail paraît de manières diverses et variées. Un dossier important ne sera pas confié à une « tarlouze » puisque cela paraît évident que sa sexualité altère sa compétence à conseiller et informer de potentiels clients !
Serge de la compta, comme 49% des homosexuels pourra également être insulté, et si dans certains cas une plainte est déposée, on se retrouve avec des jugements aux Prud’hommes expliquant que  « en se plaçant dans le contexte du milieu de la coiffure, le terme ‘PD’ employé par la manager ne peut être retenu comme propos homophobe ». (Cf: 2014, une manageuse insulte un employé de PD, l’affaire ira jusqu’en cours d’appel).
L’homophobie au travail est difficile à prouver, bien que très peu médiatisée l’homophobie dans le monde du travail est présente, et elle pénalise de milliers de personnes.

Mais ayons une pensée pour nos petit·e·s terminales. Toute l’année ils ont entendu la même chose pendant leurs cours de philo « Et surtout pour la dissert, n’oubliez pas d’évoquer des auteurs et de les citer !».
Alors en tant que bonne élève, je vais suivre ce conseil, et donc faire appel à ce bon Marx qui écrivait en 1844 « L’ouvrier met sa vie sans l’objet. Mais alors celle-ci ne lui appartiens plus, elle appartient à l’objet ».
Pourquoi tout simplement ne pas continuer à être aliéné au travail, sans se soucier de la sexualité de ses collègues ?
(Source : Rapport sur l’homophobie 2018 par SOS homophobie)

Texte – Inès Svartz
Graphisme – Victoria Dubois

53% des personnes bisexuelles sont discriminées

53% des personnes bisexuelles sont discriminées

53% des personnes bisexuelles sont discriminées


Je vous invite aujourd’hui à combattre, combattre les préjugés. Bon, aujourd’hui on va s’attaquer à une infime partie des préjugés nous rendant la vie dure, j’aimerais tous les évoquer mais je n’ai pas (encore) la capacité de pianoter devant mon écran d’ordinateur jusqu’à la fin de mes jours. Parce qu’il est clair qu’il faut au moins une vie pour recenser tous les préjugés nous empoisonnant au quotidien.

La bisexualité, ça vous dit quelque chose ?
Pas la peine d’avoir choisi l’option Latin au collège pour comprendre que « BI » signifie « DEUX ». La bisexualité est tout simplement le fait de pouvoir ressentir des sentiments amoureux, une attirance sexuelle ainsi que d’entretenir des relations avec des personnes du même sexe et des personnes du sexe opposé. Voilà. J’espère n’avoir perdu personne pour le moment !
Permettez-moi de compliquer légèrement les choses, si j’évoque la biphobie, ça parle à quelqu’un ? Faisons appel à notre grand ami de toujours : Wikipedia : la biphobie est « le fait d’entretenir une attitude de peur, de se rendre coupable de discrimination, de concevoir des préjugés ou d’entretenir une haine des bisexuels».
La biphobie n’est pas un sujet très répandu, pourtant 53% des bisexuel.le.s sont discriminé.e.s.
Après de trèèèès longues heures de réflexion, j’ai eu une révélation. Souvenez vous des préjugés que nous devions combattre ensemble… Une grande partie de la biphobie résulte des préjugés. Les personnes bisexuelles sont harcelées par des personnes hetéros mais également par des personnes homosexuelles. Pour certains membres de la communauté au drapeau coloré les bi sont des « traitres », ils.elles sont « incapable de choisir un camp ». Pour certains la bisexualité n’est qu’une « période de transition », une « peur d’assumer sa vrai sexualité ».
88% des personnes bi sont rejetées et ignorées, les préjugés sont nombreux, et participent à ce rejet, les personnes bi sont « forcément infidèle » car « Les personnes bisexuelles sont toutes des obsédées sexuelles ! ».

Reprenons les choses calmement et laissez-moi rétablir quelques faits. La bisexualité n’est pas une mode, n’est pas non plus un choix par facilité (2x plus de chance de trouver l’Amour), elle n’est pas non plus la preuve d’une incertitude, ni une « période de transition », ou bien une « peur d’assumer sa vrai sexualité ». Il s’agit d’une sexualité à part entière. Il s’agit de vouloir entretenir une relation (amoureuse, physique, pour la vie ou une nuit) avec une personne et cela dépasse son sexe.
J’aimerais donc conclure en reprenant le discours des Miss Univers, Miss France et même des Miss Savoie, en rajoutant cependant une touche personnelle. « – Mon rêve ? La paix dans le monde sans hésiter ! Je voudrais également que l’amour triomphe, qu’on puisse assumer sa sexualité sans problème, que les préjugés ne soient qu’un mauvais souvenir, et optionnellement faire le tour du monde. »
 
Texte – Inès Svartz

Graphisme – Victoria Dubois
 

73% des LGBTQI+ sont rejeté·e·s dans le milieu scolaire

73% des LGBTQI+ sont rejeté·e·s dans le milieu scolaire

73% des LGBTQI+ sont rejeté·e·s dans le milieu scolaire

Pour certain·e·s, je fais appel à vos souvenirs, pour d’autres il s’agit de votre quotidien. Nous allons parler aujourd’hui d’une période de la vie que nous avons tous traversé, avec plus ou moins de difficulté.
Boutons, stress des exams, questions existentielles : allant de « comment je m’habille demain ? » à « Qu’est ce que je veux faire plus tard ? » et en passant par « Vais-je avoir le courage de dire bonjour à Bryan/Cindy à la récréation de 10H ? »  Je veux bien sur parler de cette merveilleuse période qu’est l’adolescence.

Au collège et au lycée, l’identité de genre et l’orientation sexuelle deviennent essentielles pour la simple et bonne raison que l’individu se construit.
Et pour les hétérosexuels cette période se déroule en général sans trop de problème, premier bisou à 14 ans et première fois à 17 ans selon la moyenne. Quant au collège et au lycée une fille et un garçon déambulent dans le couloir mains dans la mains, dégoulinants d’amour et de bonheur, ils ne sont ni stigmatisés, ni harcelés, ni tabassés.
Cependant l’hétérosexualité n’est pas la seule sexualité ! (Et si je viens de vous l’apprendre, sachez qu’on est en 2018 et que les Etats-Unis ont à leurs têtes une ancienne « star » de télé-réalité)
Il existe la communauté LGBTQI+ (Lesbian, Gay, Bi, Trans, Queer, Intersex).

Les membres de cette communauté, passent également par le collège, le lycée et tous ce qui va avec, et sachez que 73% d’entre eux sont rejeté·e·s dans le milieu scolaire.
C’est-à-dire que des jeunes, tentent, tant bien que mal, d’obtenir des bonnes notes en sport, d’apprendre leurs verbes irréguliers, ou bien même d’obtenir leurs bacs et ils sont 35% à être harcelés quotidiennement. Et cela en raison de leurs identités de genre ou de leurs sexualités ?
Le harcèlement scolaire a de lourdes conséquences : troubles alimentaires, scarifications, phobie scolaire, déscolarisation. Il peut entrainer même jusqu’au suicide (pensée pour Hannah Baker).
69% des LGBTQI+ sont donc insultés parce qu’ils.elles ont décidés de se faire confiance en assumant qui ils ou elles étaient au grand jour ? C’est donc cela dont il s’agit ?

Comme je l’ai rappelé précédemment, l’adolescence est une période de doute, d’incertitude et de choix pour la vie future, il est donc inacceptable que des individus gâchent leurs avenirs et leurs vies en mettant toutes leurs forces dans le fait d’essayer :  de passer outre le fait qu’ils.elles sont 35% à être discriminé·ée·s à cause de leurs identités, de surmonter les violences physiques et morales qu’ils ou elles subissent.
Pd, tarlouze, pédale, folle, travelo, camionneuse, goudou, et bien d’autres sont des adjectifs (trop) entendus dans les cours de collège et lycée, et ils n’y ont pas leur place. Ils n’ont d’ailleurs leur place nulle part.
A part sans doute les chats et les couchers de soleil, il n’y a rien de plus beau que d’assumer son identité et son orientation sexuelle, soyez fier·e·s.
#PRIDE
( Source – Rapport SOS homophobie 2018 )
 
 
Texte – Inès Svartz

Graphisme – Victoria Dubois