Les colleuses de Lyon : « Honorons nos mortes et protégeons les vivantes »

Les colleuses de Lyon : « Honorons nos mortes et protégeons les vivantes »

Les colleuses de Lyon : « Honorons nos mortes et protégeons les vivantes »

Si le compte des femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint s’est terminé le 31 décembre 2019 avec 149 femmes tuées, celui de 2020 démarre tristement. Ce 6 janvier déjà 4 femmes ont été assassinées. Pour alerter et lutter contre ce problème dramatique un groupe de personnes engagées ont décidé de se réapproprier l’espace public en collant des messages à destination de tous·tes. Intéressons-nous de plus près à ce mouvement lancé par le collectif Les colleuses de Lyon.

C’est en parallèle du Grenelle contre les violences conjugales lancé le 3 septembre dernier que le collectif de colleuses a vu le jour à Lyon. « Grenelle, plus un coup de communication que de nouvelles mesures concrètes adoptées », nous ont confié les membres du groupe, elles en veulent plus ! 

« Par son inaction, l’État est coupable. Par son inefficacité, la justice est complice »

Aujourd’hui en France 219 000 femmes sont victimes de violences conjugales et la majorité des mesures mises en place par l’Etat n’ont pas concrètement fait leurs preuves. Le Grenelle contre les violences conjugales aurait pu être le début de réelles actions pour aider ces femmes mais pourtant les annonces faites sont peu prometteuses :

« On attendait des mesures de prévention à l’école, de formation, des places d’hébergement dédiées et financées et une évolution dans les moyens financiers. Au contraire, le budget annoncé est quasiment le même pour 2019 que pour 2020 », affirment les Colleuses de Lyon.

A titre d’exemple seulement 1 000 nouvelles places d’hébergement et de logement temporaires ont été annoncés, ce qui représente une goutte d’eau parmi toutes les femmes victimes de violences conjugales et qui implorent une aide rapide et efficace.

De plus la police, majoritairement composée d’hommes, ne reçoit que très peu de formation pour aider et accompagner ces femmes. En 2018, sur les 120 femmes assassinées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon, un tiers d’entre elles avaient porté plainte ou déposé une main courante. Si Edouard Philippe a annoncé un audit de 400 commissariats et brigades de gendarmeries afin d’évaluer les conditions dans lesquelles sont reçues les victimes, rien n’est fait sur la formation que reçoivent les fonctionnaires et qui leur permettrait d’appréhender correctement les tenants et les aboutissants de la situation de nombreuses femmes en danger.

Les Colleuses comptent bien faire entendre leurs revendications car pour elles, « par son inaction l’Etat est coupable et par son inefficacité, la justice est complice ».

Coller pour se réapproprier l’espace publique

Pour faire entendre leurs revendications, les Colleuses de Lyon ont décidé d’afficher des messages chocs sur les murs des quartiers de Lyon. Elles souhaitent également appuyer l’action terrain des associations, se réapproprier l’espace public pour dénoncer, interpeller le gouvernement et les citoyen·enne·s, continuer à alerter et sensibiliser sur la non-action du gouvernement et le besoin indispensable de mettre des mesures supplémentaires en place. Leur revendication première étant de lutter contre les violences conjugales,

Elisa, l’une des membres du collectif, nous a confié les nombreuses fonctions du collage : « Notre action ne se limite plus aux féminicides. Nous avons collé de nouveaux messages contre le film “J’accuse” de Polanski par exemple, ou contre Uber dernièrement. » 

La nuit bien emmitouflées dans leurs vêtements à capuche, pour ne pas être reconnus, les membres du collectif collent leurs carrés de feuilles annotées d’une lettre qui formeront à la fin une phrase et, elles l’espèrent, feront réagir les passants au levé du jour.

Quelques fois leurs nuits sont plus ou moins agitées, « Il peut y avoir des éléments perturbateurs qui croisent notre route lors des collages, qui vont contester ce que l’on fait ou être agressifs, on est toujours pacifistes et on cherche un max à éviter ce genre de situations » nous explique le groupe de colleuses. 

Si certaines personnes sont en désaccord avec ce moyen d’action, d’autres au contraire sont heureuses de voir ce combat prendre de l’ampleur et mobiliser de plus en plus de personnes. En tout cas une chose est sûre, la détermination de ces femmes n’est pas prête de s’estomper : « Nous voulons donner de la visibilité à notre combat, par les collages ou d’autres actions coups de poing ».

Toutes les photos ont été réalisées par la talentueuse @35melimeter 

Pour suivre les collages, une seule adresse @collages_feminicides_lyon

Et pour finir, Quelques portraits anonymes des Colleuses

Juliette, 25 ans, étudiante          en journalisme 

“Je colle depuis octobre, j’ai intégré un petit groupe de mon arrondissement, iels étaient déjà méga en place, ça fusait dans tous les sens : préparation des messages, de la colle, division par groupe et hop nous voilà dans la rue. La première fois j’ai trouvé que c’était hyper impressionnant, on marchait à la recherche d’un mur à recouvrir. À l’approche de Sathonay, on prend une impasse et BAM, c’était parti. À ce moment là on ne réfléchit plus du tout, tous les gestes s’enchainent naturellement, poussés par une montée d’adrénaline assez hors du commun.

Les souvenirs sont plutôt heureux dans l’ensemble, on croise des personnes qui nous encouragent, qui sont sidérées d’enfin nous croiser, nous remercie, sont ému.e.s. C’est beau. C’est un geste magnifique, de coller. 

C’est une manière d’agir à son échelle, d’investir la ville et d’ouvrir le regard des gens. Je m’imagine toujours les lyonnais.e.s qui partent travailler tôt, et croisent des yeux nos collages, je m’imagine ce qu’ils se disent : découvrent-iels ça pour la première fois ? avec surprise ? satisfaction ? que pensent-iels? Sont iels révolté.e.s, indigné.e.s, indifférent.e.s? 

Que disent leurs enfants, parents, ami.e.s ? Quelles discussion cela ouvre-t-il ? “t’as vu les collages dans ton quartier? “ je suis persuadée qu’à notre échelle on a ouvert un débat, une discussion, un échange. Et ça me plait.”

Méli, 24 ans, étudiante en marketing 

“Depuis un petit bout de temps maintenant, je suis souvent en colère. En colère contre ce que les femmes subissent au quotidien : féminices, violences, le harcèlement au quotidien, le sexisme banalisé, les stéréotypes… Petit à petit l’envie de me trouver une communauté qui partage mes valeurs et à qui je peux exprimer ma colère et qui me répondrait “putain mais grave !” germait en moi. Quand je suis rentrée à Lyon après un an à l’étranger, les collages sur les murs contre les féminicides m’ont sauté aux yeux et j’ai eu envie d’en faire partie. 

C’était trop bien d’aller coller la première fois. A la fois excitée et impressionnée, de découvrir l’organisation en équipe pour coller, de voir les filles qui accueillent les nouvelles et accordent confiance, qui font le guet dans la rue et rassurent, celles qui s’accroupissent pour faire la colle dans seau, celles qui en ont plein les mains.

Et surtout, ce qui m’a plu, c’est se réapproprier la rue, cette rue dans laquelle je me sens parfois si vulnérable au même titre que beaucoup d’autres, à cause des regards, des propos, des silhouettes un peu trop floues tard le soir.

La première fois, j’y étais allé juste pour les prendre en photo, et même si mes deux mains étaient prises par mes deux appareils argentiques, j’ai pas pu m’empêcher de les poser à un moment pour poser ma première feuille sur un mur.”

Megan, comédienne et salarié à mi-temps 

“Je fais partie du groupe des colleuses depuis début septembre quand tout s’est lancé sur Instagram, mais mon premier collage n’a pu se faire que début octobre. 

Je crois que le premier collage est quelque chose qui vous reste sur la peau et dans le cœur. Mais celui qui m’a le plus marqué reste le collage sur le palais de justice des 24 colonnes. Et évidemment la montée d’adrénaline, la peur mélangée à de la fierté. Tout en sachant que juste avant nos camarades se sont fait interpellés au TGI de Guichard. Et puis, c’est fait, on se retrouve on fume notre clope, on se félicite et on se quitte. Je ne connaissais aucune qui ont participé, je me souviens à peine de leur prénom, mais il y a quelque chose qui nous liera à jamais. Nous tellement forte ensemble !”

Par Noémie Perrin

Unbelievable, la double peine du viol

Unbelievable, la double peine du viol

Unbelievable, la double peine du viol

Unbelievable, produite par Netflix, relate l’histoire vraie d’une jeune femme accusée d’avoir inventé son propre viol.

Avec des femmes devant et derrière la caméra, cette production s’attache incontestablement à partager le point de vue des femmes. A travers le personnage de Marie nous sommes les témoins de l’enfer que subissent les femmes victimes de viol, trop peu écoutées, et les nombreuses injustices d’un système bien rodé. 

Revenons sur cette série, pas toujours facile à regarder, aux dures réalités

 

LA VÉRITÉ PASSÉE SOUS SILENCE  

Commençons par le vif du sujet puisqu’après tout c’est comme ceci que commence la mini-série Unbelievable. Marie, jouée par Kaitlyn Dever, vient tout juste de se faire violer par un homme qui est entré chez elle dans la nuit. Après plusieurs heures de sévices et la disparition de l’individu cagoulé, elle appelle la police.

Marie devra répéter inlassablement les mêmes choses à différents policiers, les écrire, puis se faire examiner pour repérer les traces du viol sur son corps. A chaque nouvel interrogatoire la scène se rejoue dans sa tête, de nouveaux détails apparaissent et d’autres disparaissent.

Judith, jouée par Elizabeth Marvel, mère d’accueil de Marie, est la première sur les lieux. Elle soutient et aide Marie au début puis entraine les policiers vers la piste du mensonge. Marie perd tous ses amis, plus personne ne la croit. Son viol se retourne même contre elle.  

 

Parallèlement la série nous montre l’histoire de deux inspectrices que tout oppose. L’une, Karen Duval jouée par Merritt Wever, qui est la jeune flic au quotidien bien rangé. L’autre, Grace Rasmussen jouée par Toni Collette, renommée dans sa brigade et plus désinvolte. Ce sont deux viols similaires dans chacun de leurs états qui va les faire se rencontrer.

Le fil rouge de la série est Marie dont nous pouvons suivre petit à petit l’évolution de son histoire à travers de courtes interventions dans chaque épisode.

LA CULPABILISATION DE LA VICTIME 

Il est assez frappant de voir à quel point Unbelievable reconstitue de manière exact le traitement réservé aux femmes victimes de viol. Bien que la série se déroule aux Etats-Unis il est fort possible de retranscrire les mêmes mécanismes de mise sous silence des victimes et de culpabilisation exercés en France.

Dans la série, ce processus est réalisé par deux policiers qui vont intimider et menacer Marie jusqu’à la faire revenir sur sa déposition, tout comme il a été le cas pour la femme qui a inspiré le personnage de Marie. 

Dans le livre de Valérie Rey-Robert, « Une culture du viol à la française, du troussage de domestique à la liberté d’importuner », l’autrice consacre un passage entier sur la police, la justice et les préjugés. Dans celui-ci on apprend que d’après une étude suédoise (« A survey of police officers’ and prosecutors’ beliefs about crime victim behaviours ») qui analyse les déclarations d’officiers de police et de procureurs, près des trois quarts pensent que les émotions manifestées par la victime permettent de savoir si elle dit la vérité. Plus de la moitié pensent que si la victime répond de manière « inappropriée », c’est qu’elle ment. Or une victime peut être complètement indifférente ou bien même complètement terrorisée lors de son dépôt de plainte. 

Pour ce qui est de Marie dans la série, elle est dans un premier temps abattue et triste puis devient indifférente après avoir répété des dizaines de fois ce qu’il s’est passé. Les deux policiers ne vont alors plus avoir aucun doute sur les mensonges de la jeune fille. 

 

DE LA FICTION À LA RÉALITÉ 

On pourrait se dire qu’il est préférable d’avoir à faire à un policier français plutôt qu’à un policier américain, souvent qualifiés de «cow boy», pourtant le traitement des victimes n’est pas vraiment très éloigné. En France, c’est un viol toutes les 8 minutes et un demi-million de femmes qui sont victimes de violences sexuelles chaque année. Seulement 10% d’entre elles portent plainte (pour les femmes majeures).

A la lumière de cette série nous pouvons voir à quel point les policiers souffrent des idées reçues de notre société face au viol et sont insuffisamment formés. La victime est trop souvent accusée d’avoir provoqué ce qui lui est arrivé, il est question de victim blaming

 

Aujourd’hui quelques améliorations sont tout de même à relever, ou plutôt du bon sens. Depuis 2001, il est possible pour les victimes de violences sexuelles de porter plainte dans n’importe quel commissariat ou gendarmerie en France, même si l’infraction présumée a été commise à des centaines de kilomètres de là. Une charte a également été créée en 2004 concernant l’accueil des victimes. Celle-ci exige un « comportement empreint de politesse, de retenue et de correction et un accueil privilégié pour les victimes d’infractions pénales ». Cependant il n’est pas dit qu’un agent spécialisé dans le traitement de ces affaires soit présent surtout si la plainte est déposée le week-end ou en soirée. 

Unbelievable a, comme vous venez de le lire, déjà fais couler beaucoup d’encre alors si vous n’avez pas encore regardé cette série, il est temps de le faire. En plus d’être une histoire vraie c’est une véritable série policière qui vous tiendra en haleine jusqu’au dernier épisode.

 

 UNE VÉRITABLE HISTOIRE 

Cette histoire n’est pas totalement inconnue du grand public. En effet en 2015 deux journalistes, Ken Armstrong et T. Christian Miller, enquêtent et écrivent un article poignant sur une série de viols qui ont eu lieu aux Etats-Unis entre 2008 et 2011. Leur récit nous relate les faits à travers deux enquêtrices du Colorado, incarnées par Merritt Wever et Toni Collette dans la série. L’article s’articule comme une véritable enquête de police : les dates et les lieux sont indiqués à chaque étape de l’investigation des journalistes. Nous pouvons même y voir les photos des objets que le violeur a utilisé chez chacune de ses victimes (des lacets, une ceinture, un appareil photo rose, des baskets Adidas et un sac à dos). Les deux journalistes ont publié leur enquête sur le site ProPublica et ont été récompensé par le prix Pulitzer aux Etats-Unis.  

 

Par Noémie Perrin

Bad Bitches Only – jeu de société féministe

Bad Bitches Only – jeu de société féministe

Bad Bitches Only – jeu de société féministe

L’entreprise Gender Games, créée en 2019, met au cœur de sa mission de créer des moyens de divertissement féministes.
Quèsako ? Si on a peu l’habitude d’entendre ces deux mots côte à côte, le mode de fonctionnement est pourtant très simple : aborder des problématiques féministes de manière détendue et ludique, à travers des jeux de société.

Un constat : tout le monde se souvient du nom du premier homme à marcher sur la lune, mais moins de la première femme à être allée dans l’espace.
Cela est une conséquence directe de la sous-représentation des femmes dans les médias et autres supports, alors même qu’elles ont tout autant marqué l’histoire.

Gender Games a souhaité renverser la tendance avec BAD BITCHES, en offrant 100 % de l’espace aux femmes et personnes transgenres et/ou non-binaires.L’occasion de se rendre compte que nous en connaissons plus que nous le pen- sons et qu’elles méritent autant d’avoir leur propre jeu !

BOOM ! Si ça ne vous a pas mis l’eau à la bouche, on ne sait plus quoi faire pour vous !

ALORS, COMMENT ON Y JOUE ?

On peut jouer à Bad Bitches Only à 3 ou plus, n’importe où. 

Le but du jeu ? Faire deviner un maximum de personnalités 2cool4school en un temps limité. 

Mais pour pimenter le jeu, Gender Games a ajouté plusieurs manches un peu plus hardcore, sinon c’est pas drôle : saurez-vous faire deviner Cléopâtre ou Madonna en un mot, en mimant ou en dessinant ? C’est le moment de briller en révélant vos talents cachés! 

Au sein de ses 245 personnalités, tu retrouveras des BAD BITCHES connues (hello Beyoncé) et d’autres invisibilisées par l’histoire (hello Rosalind Franklin), issues de domaines divers, arts, sport, sciences, politique… Chacun·e aura sa Bad Bitch favorite! 

Ça y est, l’envie d’y jouer te brule ? Et bien on t’invite à cliker sur leur page ULULE afin d’en découvrir encore plus et pré-commander ton jeu.

 

Retrouve GENDER GAMES sur Facebook et Instagram

et leur super site des internets

 

 

Par Claudia Bortolino

 

 

Tendre Violence par DZ et Marie Rouge

Tendre Violence par DZ et Marie Rouge

Tendre Violence par DZ et Marie Rouge

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES – 8 MARS 2019

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, DZ et Marie Rouge s’engagent contre les violences faites aux femmes, voici l’histoire de cette série.

@DZlanuitlejour est un compte Instagram de phrases, crée par DZ aka Sandra Nicolle anciennement Jackie Palmer, musicienne et auteure. Exutoire et terrain de jeu, ce compte rassemble ses pensées, ses aspirations, ses désillusions sur l’amour, l’écologie et le déterminisme social. Les messages se veulent directs et sans artifices.

Sur son compte Instagram, elle déclare à propos de cette série :

“Je suis une femme, une travailleuse, je suis aussi une soeur, une amie et peut-être qu’un jour je serai une mère. Toute ma vie j’ai collecté des témoignages de proches, observer des situations. C’est comme une map géante dans ma tête, constituée des récits de ces femmes, entremêlés à mes propres expériences. 
En grandissant j’ai compris qu’il y avait une inégalité flagrante entre les hommes et les femmes, à beaucoup d’égards. Il y a toute une éducation à repenser pour les générations futures.”  
                                                                                                                                    @DZlanuitlejour

“Nous sommes des femmes, nous sommes des artistes, nous portons un message.”

@MarieRouge arrive à Paris il y a 6 ans, à tout juste 20 ans elle se plonge dans l’univers des folles nuits parisiennes dont elle tire le portrait pour Barbi(e)turix, plate-forme de culture lesbienne. En parallèle, son travail de portraitiste offre des images troublantes et colorées où les genres se confondent. Un jeu sur les codes de représentations que Marie brouille à dessein pour mieux bousculer les constructions sociales imposées par la société. 

Elle collabore régulièrement avec Libération, Grazia, Causette, Néon, Le Parisien et a exposé au Point Éphémère, à la Gaité Lyrique et à l’institut Français de Saragosse. 

« Aïe miss you » montre l’attachement, la dépendance et le défit psychologique qui consiste à se défaire d’une personne violente.

« Un amour à couper le souffle » parle du fantasme de l’amour passionnel, une histoire que l’on se raconte à soi-même et que l’on raconte aux autres pour se justifier.

La troisième photo est une décision. « Un poing c’est trop ».

Tendre Violence par @DZlanuitlejour et @MarieRouge

 

 

 

 

 

2 GIRLS, 1 DESK – La nouvelle série Cacti

2 GIRLS, 1 DESK – La nouvelle série Cacti

2 GIRLS, 1 DESK – La nouvelle série Cacti

Cacti est un magazine gratuit culturel & féministe lyonnais pour tous les cool kids. Adepte de culture pop ou obscure, de femmes en charge et de blagues grinçantes, le Cacti gang se veut l’heureux vecteur d’une culture féministe musclée et décomplexée.

Et comme on a entendu dire que le transmédia c’était IN, on a décidé d’en faire une web-série !

2 Girls, 1 Desk c’est la web série que vous attendiez même si vous ne le saviez pas encore!

Tournée sous forme de documenteur (faux documentaire), avec ses 5 épisodes de 5 minutes, notre série vous présente le quotidien fantasmé, amplifié et grandiloquent de Cacti magazine et sa petite équipe qui s’efforce de tenir à flot la revue malgré les déboires personnels et divagations des deux patronnes.

On dit que c’est le deuxième événement le plus attendu de l’année après la saison finale de Game of Thrones ! Alors tenez-vous prêt·e·s car en juin on balance la sauce sur le Facebook de Cacti ET du Petit Paumé, notre partenaire diffusion offishal.

Diane et Joe lancent leur magazine féministe et culturel comme elles en ont toujours rêvé. Mais lorsque leur rêve se heurte à la réalité, les illusions s’effondrent très vite. Les deux associées sont plus occupées à organiser des soirées, procrastiner et prouver qu’elles sont cool qu’à assurer une évolution pérenne pour le magazine.

Si l’argent ne coule vraiment pas à flot, elles ne se privent pas pour autant de dépenser sans compter afin d’impressionner leurs collègues désabusés et leurs partenaires encore non existants.

Entre problèmes financiers, querelles de bureau et déboires personnels, Diane et Joe se rendront vite compte que l’aventure Cacti n’est pas aussi glamour qu’elles l’avaient imaginées. Heureusement, elles sont épaulées par Fabrice le comptable aussi dévoué que dépassé, Calzone la rédactrice laconique et l’Assistante jamais sans ressources.

Cette dream team se débat tant bien que mal pour garder en vie Cacti magazine, jusqu’à l’arrivée d’un investisseur charismatique et déconcertant…

Nous faisons de la gêne (la votre) et de l’effronterie (la notre) le pilier de notre humour.

Nous abordons des sujets allant de la prononciation du mot Versace à l’homosexualité en passant par un petit chien, une romance naissante et des différends irréconciliables ; toujours sous une grosse louche de blagues grinçantes. Du politiquement incorrect, vous allez en bouffer chaque minute, mais vous allez aussi vous régaler de tendresse et d’affection. On préfère d’ailleurs vous prévenir, vous allez dangereusement vous attacher à notre joyeuse équipe de personnages.

2 Girls 1 Desk est bien dans l’air du temps : connectée, consommée gratuitement sur le web, puis portée vers un public plus large pour de nouvelles aventures.

Cette comédie décalée raconte une jeunesse qui revisite le crédo « Sexe, drogue et rock’n’roll », où le sexe ne s’avère pas si wild, la drogue a été troquée pour du Gin premier prix et le rock a été remplacé par du disco ringard.
Comment combattre cette impuissance existentielle ? Par la puissance du rire. Et attendez de voir ce qu’on vous réserve !

 

 

  

 

 

Diane, la patronne qui fait rimer ambition avec déception.

Va plus bas pour en savoir plus sur les patronnes kiddo!

 

 

 

 

 

Joe, la patronne discipée jamais à court de blague gênante

Va plus bas pour en savoir plus sur les patronnes kiddo!

Fabrice, le comptable à la capacité sociale d’un canard comateux.

Guilhem du Fayet est un jeune comédien d’un âge qu’on ne présente plus. Après une école à Lyon dans laquelle il rencontre le Cacti-Gang, il décide de monter à Paris pour suivre le mouvement initié par ses copains. Après quelques castings infructueux, il décide de se tourner vers l’humour, sa valeur sûre. Il aime l’eau gazeuse.

Calzone, la rédactrice laconique et engagée

Révélation de l’actrice à venir…

 

 

 

 

 

L’Assistante, dont personne ne peut déjouer l’enthousiasme.

Révélation de l’actrice à venir…

Les Start-Upers: Constantin & Pavan

Oscar Colombin (Constantin) prend vie le 4 juillet 1992. 70 kg, 1m84, signe astrologique cancer, yeux verts mais myope, redouble le cm2 et la terminale, dépucelé le 26 aout à 17h02 sinon il aime les coquelicots et les coquillettes.

 

 

 

 

 

PavanEncore un peu de patience ! On vous révèle l’acteur bientôt. 

Parce que comme le dit Adam, pour faire un film ou une web-série, on a besoin de financement et de sandwichs ! Parce que Camille coûte cher en Gin tonic et Claudia en maquillage. Parce que notre équipe a des exigences dignes de Mariah Carey en tournée internationale.

Mais surtout car nous avons besoin des meilleures conditions possible pour vous délivrer la web-série fantastique qu’on vous a promise.

DECOR, ACCESSOIRES & COSTUMES

Le décor fait partie intégrante du dynamisme de 2 Girls 1 Desk, il reflète les personnages, il est la touche finale parfaite pour les caractériser. Toute la série se passera au sein des bureaux fictifs de Cacti, dans un espace de coworking que nous devrons meubler et décorer minutieusement pour offrir à nos personnages le meilleur terrain de jeu possible. 

MATERIEL TECHNIQUE (prise de vue, lumière, son) 

Cette histoire doit être partagée grâce à des images vivantes et des sonorités, véhicules privilégiés de la psychologie des personnages. Le choix du matériel de prise de vue, de lumière et de son est indissociable du fond de ce projet, nous aurons besoin de matériel de qualité pour vous en mettre plein les mirettes et les esgourdes!  

DIFFUSION

Ce projet a pour vocation d’acquérir une visibilité sur l’internet puis en festivals, d’abord nationaux mais aussi internationaux. Pour se faire, nous devons être capable de fournir des maquettes, payer les inscriptions en festival et pouvoir couvrir nos frais de déplacement dans les villes organisant le festival.

LE MANGER (régie)

Parce que l’art ça creuse et c’est sûrement illégal de faire travailler des gens toute la journée sans les nourrir. 

2 Girls, 1 Desk est la progéniture de l’agence Golden Holden, crée par Jill Salinger et Claudia Bortolino, nous sommes une structure indépendante et avons besoin de VOUS pour nous soutenir et vous engager à nos côtés dans cette aventure.

MAZEL TOV ! Vous êtes arrivé·e au bout de cette page! On va profiter de votre attention pour se présenter.

Nous c’est Claudia et Camille, on est amies dans la vie en plus d’être associées chez Cacti Magazine. Claudia c’est la lady boss print et Camille la shérif du web, et ensemble, nous allons conquérir le monde avec notre web-série.

Ou au moins les internet, mais ça revient au même.

A côté de Cacti, Claudia est scénariste et réalisatrice; elle a fait des courts-métrages, des pubs, des clips et des vidéos de son chat en plus de boire beaucoup de soupe. Camille est comédienne, elle écrit aussi des histoires et parfois elle danse et chante en même temps. Elle n’a jamais rencontré un chien ou un fromage qu’elle n’aimait pas.

La preuve en images :

Celles qui écrivent l’histoire en pyjama en mangeant des cookies (aka scénaristes) – Claudia Bortolino & Camille Dochez

Celle qui dirige et fait semblant de maitriser la situation (aka réalisatrice) – Claudia Bortolino

Celle qui gère absolument tout et se nourrit de café (aka assistante réalisatrice) – Roxane Baudin

Celle qui a l’oeil le plus performant de la galaxie (aka scripte) – Léa Foti

Celle qui maitrise les images donc tout le monde est sympa avec (aka cadreuse) – Marion Ains

Celui qui crée la nuit en plein jour (aka directeur photo) – Léo Chastan

Celui qui entend tout ce que tu dis en cachette aux toilettes (aka ingé son) – Jonas Braasch

Celle qui permet de nous rendre fuckable à l’écran (aka maquilleuse) – Kim Ducreux

Celui qui aide tout le monde et en plus fait des blagues (aka régisseur) – Antoine Vauthier

Celui qui n’en peut plus du son du clap (aka monteur vidéo) – Michaël De Boni

Celui qui fait toujours un discours trop long aux Césars (aka monteur et mixeur son) – Romain Bossoutrot

Photos de Eva Merlier

Illustration et motif de Lucie Mouton

SI VOUS VOULEZ SOUTENIR LE PROJET C’EST PAR ICI LES KIDDOS 

ULULE DE LA SÉRIE 

 

Le Bilan Féministe de 2018

Le Bilan Féministe de 2018

Le Bilan Féministe de 2018

Et voilà, 2018 c’est fini, et d’aucuns commencent déjà à annoncer que 2019 sera « l’année de la meuf », alors c’est cool parce que ça rime mais elle en est où, justement, la meuf ? Et quels sont les combats remportés depuis un an par le féminisme ?

On vous propose une sélection, forcément partielle, de nos dix moments féministes de l’année écoulée – hésitez pas à nous proposer les vôtres. Et comme on nous a toujours appris à faire des ouvertures à la fin de nos dissertations, on s’est demandé à chaque fois comment ça pourrait être encore mieux.

1. 1er janvier : création du fonds Time’s Up

Le premier janvier, trois cents personnalités du cinéma ont lancé le fond Time’s Up (« c’est fini »), destiné à doter le mouvement #metoo de moyens financiers qui seront consacrés à la lutte contre le harcèlement sexuel. L’un de leur premier happening a consisté à porter des robes noires à la cérémonies des Golden Globes lors de laquelle Nathalie Portman, l’une des porte-parole du mouvement, a lancé, au moment d’énumérer les nominés pour la récompense du meilleur réalisateur : « et les nominés – tous des hommes – sont… ». OUAIIIS BIG UP NATOU.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Si le nombre de femmes qui ont participé à la fabrication des 250 plus gros films US de 2018 a augmenté de 2% (passant de 18 à 20%, FAIS PETER LE FREIXINET CHANTAL !), le nombre de réalisatrices a baissé (8% versus 11% en 2017). Vazy rebouche je Freix j’ai même plus le cœur à faire du sarcasme là.

2. 20 janvier : Women’s March

La Women’s March 2018 a eu lieu un an après la première marche des femmes sur Washington, organisée le premier jour de l’administration Trump et lors de laquelle on avait vu fleurir les pussy hats en réaction à cette phrase magnifique du président américain qui avait déclaré que les femmes, il fallait les « prendre par la chatte » (pussy, donc) (gros gros niveau d’élégance, donc).
Comme en 2017, une centaine de villes aux Etats-Unis et dans le monde ont organisé leur propre marche, réunissant au totale plusieurs millions de participant.e.s.

BONUX J’EN VEUX PLUX
En 2019, pour la troisième édition de cette manifestation devenue rendez-vous annuel, l’ONG Women’s March Global organise partout dans le monde la Women’s Wave, les 19 et 20 janvier. A suivre ici.

3. 23 janvier : Larry Nassar condamné

« Je viens de signer votre arrêt de mort » : BAM ! Mic drop. Rosemarie Aquilina, juge du procès de Larry Nassar, nous a peut-être fait vivre l’un des moments les plus jouissif de l’année en prononçant la sentence de ce médecin de l’équipe américaine de gymnastique, qui a sexuellement agressé plus de 150 femmes. Quarante à cent-soixante-quinze ans de prison, VOUALA.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Yannick Ripa, professeure en histoire des femmes et du genre à Paris-VIII, nous mettait tout de même en garde en octobre dernier dans Libé : l’omerta n’est jamais loin et « l’histoire des femmes est parcourue de ces déferlements de vagues, suivis de creux ». La banalisation de cette « parole libérée » guette, avec sa copine la « chappe de plomb », qui a tôt fait de retomber sur les victimes et leurs soutiens qui craignent les conséquences de leurs accusations. Alors on reste éveillé, les petit.e.s chat.te.s.
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4. 14 février : Black Panther

Youpi ! Voilà enfin un blockbuster Marvel qui, non content d’avoir pour personnage principal un super-héros noir (et quasiment que des personnages noirs d’ailleurs), met en scène des femmes puissantes : ingénieures, guerrières…

BONUX J’EN VEUX PLUX
Oui, alors, ne crions pas victoire trop vite. Black Panther a beau mettre en scène des tas de femmes qui présentent des qualités généralement associées au masculin, celles-ci n’en restent pas moins de simples faire-valoir pour ces messieurs qui restent bien entendu au centre de l’action. La preuve : la communauté du génial site bechdeltest.com n’arrive même pas à se mettre d’accord sur le fait que ce film passe ou non avec succès le test de Bechdel.
[dis mère Castor, c’est quoi le test de Bechdel ?]

Alors, le test de Bechdel mon petit lapin, c’est pour savoir si un film est sexiste ou non en regardant s’il valide trois critères :
– Il y a au moins deux femmes…
– …qui parlent ensemble…
– …d’autre chose que d’un homme.

Oh, tu as l’air surpris mon petit chou ! Tu te dis « elle débloque la vieille ! C’est le cas de tous les films ! » Eh bien sache que 40% des 4000 films testés ne passent pas le test. Ah, et sache désormais tu ne pourras plus t’empêcher de faire passer le test à tous les films que tu verras et que ça risque de te mettre en colère. Déso.

5. 14 juin : les députés argentins disent oui à l’avortement

A l’appel du mouvement Ni una menos (« pas une de moins »), des dizaines de milliers d’argentines avaient manifesté durant plusieurs semaines avant le scrutin en soutien au projet de loi sur la légalisation de l’avortement. Le 25 juillet, deux semaines avant le vote du Sénat, c’est déguisées en servantes écarlates, en référence à la série éponyme, qu’elles ont marché dans les rues de Buenos Aires.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Malheureusement, les pro-avortements manifestaient aussi en nombre, dans ce pays très catholique et patrie du pape François, fermement opposé à l’IVG. Résultat : le texte n’est pas passé en deuxième lecture, retour à la case départ. Mais la mobilisation se poursuit : dès le vote des sénateurs, l’association MuMaLá (Mujeres de la Matria Latinoamericana) a ouvert un registre destiné à recenser les femmes mortes suites à des avortements clandestins, dont le « décès pourra être qualifié de ‘féminicide d’Etat’ », parce qu’il aurait pu être évité.

6. 1er juillet : Simone Veil entre au Panthéon

Le premier juillet, sonnez hautbois résonnez musettes : Simone Veil est entrée au Panthéon ! Dans un discours à faire larmichonner dans les chaumières, Macron a même déclaré qu’« avec Simone Veil entrent ici ces générations de femmes qui ont fait la France, sans que la nation leur offre la reconnaissance et la liberté qui leur était due ». Et d’ajouter, le coquinou : « Qu’aujourd’hui par elle, justice leur soit à toutes rendue ». Putain la chiale, on se croirait à la fin d’Independance Day.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Bon, Simone Veil n’est quand même que la cinquième femme (contre soixante-treize hommes) à entrer au Panthéon qui, pour rappel, continue d’arborer sur son fronton la citation suivante : « Aux grands hommes la patrie reconnaissante », ce qui, si mon latin est toujours ok, signifie un truc du genre « Oublie jamais qu’on vit toujours dans un monde d’hommes, bb ». Donc bon, je voudrais pas faire ma reloue Manu mais j’ai pas trop-trop l’impression qu’on m’a vraiment rendu justice en fait.

7. 5 octobre : Nadia Murad reçoit le prix Nobel de la paix

Cette ancienne esclave sexuelle de Daesh, devenue ambassadrice de l’ONU et militante pour les droits de l’homme, a reçu le prix Nobel de la paix avec Denis Mukwege, gynécologue engagé contre les mutilations génitales, pour leur combat contre l’usage de violences sexuelles comme armes de guerre.

BONUX J’EN VEUX PLUX
J’ai envie de faire ma relou. Je peux faire ma relou ? Allez, je fais ma relou : on dit encore « droits de l’homme, sérieusement ? »

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8. 6 novembre : les Midterms de la meuf

Un nombre record de femmes ont été élues à la chambre des représentants américaine suite aux élections de mi-mandats, dont pour la première fois des amérindiennes et des femmes de confession musulmane.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Derrière les beaux effets d’annonce dont on nous a gratifié.e.s à la suite de ces élections se cache un chiffre bien moins resplendissant : sur les 435 membres de la chambre des représentants, seuls 23% sont des femmes. Bon, vous me direz, en France on a 39% de députées, on est encore loin de la parité ! Enfin, c’est mieux. Mais c’est pas la parité.

9. 13 novembre : le string irlandais

Le 6 novembre en Irlande, un avocat a obtenu l’acquittement de son client, accusé du viol d’une jeune fille de 17 ans, grâce à l’une des pièces à conviction les plus scandaleuses qui soient : le string de la victime, brandi comme une preuve qu’avec de tels sous-vêtements celle-ci ne pouvait qu’être consentante. Une semaine plus tard, la députée Ruth Coppinger a montré l’un de ses strings en pleine assemblée, dénonçant une défense et un jugement inadmissibles. Comme une traînée de poudre, le hashtag #ThisIsNotConsent, accompagné de photos de strings d’irlandaises et de femmes du monde entier, a fait le tour du web. Dès le lendemain, des manifestations ont eu lieu dans tout le pays.

BONUX J’EN VEUX PLUX
J’ai beau retourner tout le web, aucune nouvelle du violeur qui semble-t-il n’a toujours pas été condamné… Si qui que ce soit a une info je prends en échange de ma meilleure carte Magic.

10. 24 novembre : #NousToutes

Un an après #MeToo, l’organisation #NousToutes a organisé dans toute la France des marches contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. La mobilisation a été historique.

 

BONUX J’EN VEUX PLUX
Si les organisat.eur.rice.s ont annoncé 50 000 manifestants, il y en aurait sans doute eu davantage si par malchance cette marche n’avait pas eu lieu en même temps que l’acte 2 des Gilets Jaunes. Ceci dit, la préfecture annonçait 12 000 manifestant.e.s côté #NousToutes contre 8 000 côté Gilets jaunes. Et devinez lequel des deux rassemblements a fait l’ouverture des journaux, quand l’autre ne se voyait consacrer qu’une minute sur TF1 et France 2 ? L’historienne du féminisme Bibia Pavard voit dans cette invisibilisation des combats des femmes une nouvelle démonstration du caractère structurellement patriarcal de notre société. Sauf qu’aujourd’hui, dit-elle… « ça ne passe plus ».

Par Amandine Deguin

Illustration bannière par Camille de Cussac