Lettre à Simone Veil (1927-2017)

Lettre à Simone Veil (1927-2017)

Lettre à Simone Veil (1927-2017)

Femme d’État française ayant occupé de nombreux postes à responsabilités, particulièrement connue pour avoir porté et défendu la légalisation de l’IVG en 1975, ainsi que la loi pour la parité en politique.

 

Chère Simone,

Cette semaine, je ne peux que te faire une édition spéciale sur le sujet qui nous a toustes fait halluciner (non, pas le dernier post de Chris Hemsworth, ça suffit) : j’ai nommé LA LIGUE DU LOL. Allez, en voiture Simone.

Le 8 février 2019, après que des messages commencèrent à remonter sur Twitter, Libération publie un article se demandant si ce groupe de mecs (maintenant très connus) qui harcelait sur les réseaux sociaux était bien réel.

BOUM, malgré le ton perplexe et soupçonneux de l’article, les messages de cette Ligue du Lol sont déterrés, des noms dévoilés, ainsi que des « excuses » publiées. Alors Simone, petit récap de ce parfait exemple de Boys’ Club.

À la fin des années 2000, Vincent Glad (journaliste chez Libération) crée un groupe Facebook avec une trentaine de personnes pour partager des trucs qui les font rire. Jusque-là, rien de très dérangeant. Sauf que ce sont presque tous des hommes blancs hétéro cis, et que ce qui les fait rire, c’est les autres. Les gens pas comme eux quoi : les femmes, les personnes LGBTQI+, les militantes féministes, les personnes racisées, les militantes anti-racistes, qu’ils insultent et piègent, en somme qu’ils cyberharcèlent sans le moindre complexe, sur des réseaux sociaux beaucoup moins étendus que maintenant, où tout le monde se connaissait.

Sauf que c’est du harcèlement donc, et que presque la totalité de ces types exercent maintenant des postes à hautes responsabilité autour du journalisme : rédac chef aux Inrocks, journalistes chez Libé, consultant dans une grande agence de pub etc. Et en plus, ils se disent pro-féministes. Donc là Simone, tu dois te dire « mais comment diable sont-ils arrivés à ces places, alors que tout le monde savait qu’ils étaient des sacrées ordures ? ».

Et bien c’est là que le fascinant concept du « Boys’ Club » rentre en jeu. Le Boys’ Club, c’est « une figure de réseautage » selon Martine Delvaux, prof à l’Université du Québec à Montréal. Un excellent article de Slate (dont le rédac chef fait partie de la LdL d’ailleurs) met en lien cette notion et la LdL. Il cite Bérengère Kolly, prof à Paris-Est Créteil : « La Ligue du LOL ressemble beaucoup au fonctionnement en fraternité. On y retrouve l’enjeu du pouvoir (entraide, connivence masculine), et le fait d’empêcher des femmes rivales (des consœurs), d’y accéder. C’est donc aussi clairement une question politique, une domination “fratricarcale” ».

Les hommes se protègent entre eux, et évoluent dans un contexte d’impunité qui leur fait croire, légitimement, à la toute-puissance. Je t’en parle ici, Simone, dans le contexte de la LdL, mais ça marche presque partout : du mec agresseur couvert par ses potes aux hauts-lieux de pouvoir presque 100% masculins dont les membres sortent des mêmes écoles, c’est le schéma du Boys’ Club.

Ce qui est particulièrement frappant de la LdL, c’est l’excuse de l’humour : ça va c’est pour rire. Problème : l’humour est politique. Dans le dernier épisode du podcast Les Couilles sur la table sur le sujet, Victoire Tuaillon cite quelques études à l’appui : si on raconte une blague sexiste à quelqu’un de déjà sexiste, « il aura une plus grande tolérance à des discriminations sexistes, et de plus grands risques de commettre des actes de violence sexuelle sur des femmes » comme le dit si bien Valérie Rey-Robert. Encore une fois, on ne peut pas rire de tous, quand on sait que l’humour est un outil très efficace pour renforcer les hiérarchies sociales, et donc les oppressions.

Bref pour conclure tout ça, je te renvoie à l’article de Titiou Lecoq la best, qui appelle à créer des « Girls’ Club ». Kézaqo ? En fait, c’est ce qu’elle appelle une « sororité collective » : s’organiser collectivement pour niquer les oppresseurs et faire entendre notre voix. Exemple : les femmes de l’administration Obama, qui répétaient la même chose à tour de rôle dans une réunion, jusqu’à ce que les hommes les écoutent. Je trouve ça beau. 

Donc Simone, Veil sur nous. Le patriarcat n’en a plus pour très longtemps.

Longue vie aux résistant·e·s !

PS : je te mets ici le lien du méga thread qui regroupe toutes les sources d’articles, de témoignages, et d’« excuses » autour de la LdL.

Par Clémentine Biard 

Illustration Mathilde Added 

Lettre à Nicole-Claude Mathieu (1937-2014)

Lettre à Nicole-Claude Mathieu (1937-2014)

Lettre à Nicole-Claude Mathieu (1937-2014)

Anthropologue et militante féministe française. Auteure de la très célèbre phrase « Céder n’est pas consentir ». As known as NCM, slasheuse des points de vue androcentrés.

Chère Nic’ le patriarcat,

Évidemment, je ne pouvais pas oublier de t’écrire, toi chez qui on pompe 90% de nos slogans-stickers.

Laisse-moi te dire qu’il s’est passé plein de trucs dans le monde des droits des femmes ces deux dernières semaines.

Number 1 : une élection invalidée à Sarcelles parce que trop de femmes étaient élues.

Alors là, je sais que tu distribues déjà un pamphlet au paradis contre cette décision. On met en place une loi qui faciliterait l’accès des femmes aux responsabilités politiques, et voilà-ti pas qu’on s’en sert pour annuler une élection où il y a « trop de femmes » !

En fait, sur 15 élu·e·s au Conseil Municipal de Sarcelles, il y avait 8 femmes et 7 hommes. Or, en 2014, 6 conseillers municipaux du 10 étaient des hommes, et 1 maire sur 10 était une femme.

Donc clairement, je n’ai qu’une chose à dire : lolololol. Y’a de la marge avant de dire qu’il y a « trop de femmes ».

Number 2 : le procès en diffamation contre les accusatrices de Denis Baupin s’est ouvert le 4 février 2019.

Ou « pourquoi fermer sa gueule quand on peut remuer le couteau dans la plaie pour préparer un petit come-back politique ? ».

Pour rappel : Denis Baupin, député écologiste, avait été accusé en 2016 d’harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles par quatre femmes. À l’époque, le délai de prescription des faits était de 3 ans (contre 6 ans maintenant) ; les plaignantes avaient donc été déboutées de leurs démarche, malgré des faits « susceptibles d’être qualifiés pénalement ».
En gros, même si le dossier était solide et que Baupin aurait pu être reconnu coupable, on n’a pas ouvert de procès parce que les faits remontaient trop.

Dans la foulée de la fin de l’enquête, Baupin avait déposé plainte pour diffamation contre Médiapart, France-Inter et six femmes, parce qu’il voulait « laver son honneur ». Petit conseil : commence par éviter d’agresser et d’harceler sexuellement des femmes si tu veux par salir ton honneur.

Au final, les six femmes et les journalistes ont été relaxé·e·s, Baupin ne s’est même pas pointé, et la procureure a salué le courage des plaignantes et le travail sérieux des journalistes.

Arroseur ARROSÉ.

Number 3 : Une militante féministe ayant ses règles a fait le tour de Paris sans porter de protections hygiéniques.

Allez, partons sur des news un peu plus joyeuses Simone.

Irene (à prononcer « Iréné ») a gagné un sacré paquet de points-badasserie le 1er février 2019. Eh ouais, pour dénoncer le fait que l’État ne rembourse pas les tampons, serviettes ou cups en tout genre, Irene s’est baladée dans Paris pendant 12h en laissant couler son flux sur son legging gris.

Son argument ? « Si vous trouvez ça sale, payez nous les protections ».

J’en parlais à Lü Bicheng le 26 mars dernier : les règles coutent en moyenne 675€/an, soit 23 500€ sur toute une vie. Ça veut dire aussi que toutes les personnes qui ont leurs règles n’ont pas forcément les moyens de se payer des tampons ou des serviettes.

Petit exercice : si c’était les mecs qui avaient des règles, tu penses que ça donnerait quoi ?

Protections high-tech remboursées intégralement, glorification du saint-flux, pubs avec des pertes sanguinolentes sans que ça pose de problème à personne, congés mensuels de 4 jours ?

Comme tu peux le voir, on a pris le relai. NCM forever dans nos cœurs.

Longue vie aux obstinées !

Par Clémentine Biard
Illustration par Agnès ricart 

Lettre à Janis Joplin (1943-1970)

Lettre à Janis Joplin (1943-1970)

Lettre à Janis Joplin (1943-1970)

Musicienne des années 60-70, mais aussi peintre et danseuse. Elle a été élue « garçon le plus moche du campus » à l’université, mais elle s’est bien vengée en devenant une rockstar ultra badass. Fuck les haters.

Chère Djadja,

Quand j’étais petite je voulais être toi, alors je suis un peu intimidée de t’écrire…. eheheheh…. ahem.

Venons-en à nous moutons.

Évidemment, cette semaine, je ne peux que parler de LA PUB GILLETTE.

Eh, c’est dingue comme ça froisse quand on inverse les rôles hein ? Comprends-moi : ça fait des décennies que la pub dit aux femmes « hey salut les femmes vous devriez être plus comme ça », « hello, saviez-vous que les vraies meufs authentiques ont la peau douce ? », ou encore « oula les filles, faut pas trop manger sinon c’est la mort sociale ».
Par contre, les pubs pour les garçons ça sonne plus comme « vous qui êtes un HÔME, vous méritez le meilleur », « hey être un vrai bonhomme c’est dur, alors on a fait des trucs trop bien pour vous ».

Mais là, la marque de rasoir qui disait avant « La perfection au masculin » a décidé d’être un peu moins débile, et dit maintenant « The best men can be », à traduire par « le meilleur que les hommes puissent incarner ». On est déjà sur une petite révolution communicationnelle.

En gros : les mecs, on va péter un petit coup, tous se prendre un petit peu en main là et essayer de réfléchir à comment être moins sexistes. Cela accompagné d’un petit spot vidéo qui dénonce le fameux « Boys will be boys », suprême excuse pour tout comportement de connard, de la petite bagarre au viol. En bref, une chouette vidéo qui dénonce la masculinité toxique, et met la lumière sur d’autres formes de masculinité une chouille plus épanouissantes pour tout le monde.

(Bon ok Janis, on est d’accord que c’est une manifestation du capitalisme qui s’adapte aux critiques contre le marketing genré pour mieux vendre. Mais soulignons le bon côté des choses quand même.)

Sauf que ça, ça n’a pas plu à ceux qui – ma foi – aiment bien leurs privilèges, barbotent dans leur petite mare d’intolérance et ne voient pas vraiment où est le problème parce que « eh ça va c’était juste une blague si je t’ai touché les fesses » ou « mais l’égalité est déjà là, les féministes ont gagné ». Vraiment, si y’a un truc qui rend les mecs plus tendus que le conflit israëlo-palestinien, c’est bien la remise en question de la masculinité.

Alors du coup, on a eu droit à l’argument iconique des situations où l’égalité met dans l’inconfort : le POLITIQUEMENT CORRECT.

Alors, le politiquement correct, c’est dire à propos des discours un peu critiques des normes sociales et politiques qu’ils sont puritains et moralistes, et affirmer qu’« on ne peut plus rien dire » dès qu’on se fait remballer après une remarque sexiste/raciste/homophobe etc.

Sauf que personne ne s’en revendique, c’est un terme uniquement utilisé en tant que critique. Donc du coup personne n’est pour, techniquement. Et bien je te propose de lire l’article d’Éric Fassin qui dit haut et fort qu’il est pour, refusé par L’Obs pour son dossier sur le politiquement correct, car « prêtant à confusion ». Je ne t’en dis pas plus, ça vaut le détour.

Bref, les masculinistes qui postent des photos de leurs rasoirs Gillette dans la poubelle ou qui promettent de se laisser pousser la barbe en contestation, je vous dis merci : vous avez refait mon stock de male tears.

Me lasser de me moquer des mascus ? Y’a pas moyen Djadja.

Longue vie à la bien-pensance !

Par Clémentine Biard
Illustration par Agnès ricart 

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Lettre à Flora Tristan (1803-1844)

Lettre à Flora Tristan (1803-1844)

Lettre à Flora Tristan (1803-1844)

Lettre à Flora Tristan, militante franco-péruvienne féministe et socialiste du XIXe siècle dont la vie mérite d’être connue.

Chère Flora,

C’est plutôt cool de commencer cette nouvelle année en écrivant à une figure aussi badass que toi, Flora. 2019 année de la… révolution anarcho-féministe par les sorcières du cosmos entier, ALLEZ.

Bon, plus sérieusement, je compte te parler d’un truc bien dégueulasse, histoire de se mettre en jambes pour 2019. On va quand même pas oublier d’être énervées cette année, non ?

PUA. Pick-Up Artists. Les « Séducteurs », en France.

Kézaco ? Dérivés du masculinisme, ce sont des hommes qui sont profondément convaincus que nous vivons dans un monde dominé par les femmes, et que la masculinité doit être réhabilitée à travers la séduction. Se créent alors des communautés de séduction, c’est-à-dire des groupes d’hommes souvent réunis autour d’une figure qui va dispenser des techniques et conseils infaillibles pour séduire le plus de femmes possible, et à tous les coups. Ils s’auto-nomment donc véritables « artistes de la drague ».

Des PUA, coachs en séduction, artistes de la drague, il en existe des tonnes. En fait, je te conseille d’aller faire un tour sur YouTube (si ça existe dans l’après-vie) et de regarder un peu ces petites vidéos pleines de « conseils » pour pécho. En fait, ils font une analogie entre les techniques de vente et les techniques de drague : ils se vendent auprès des femmes.

« Parlons peu parlons cul » ont dédié une de leurs vidéos à ce thème , et elles relèvent qu’à AUCUN MOMENT, ces messieurs ne parlent de ce qu’éventuellement souhaite ladite meuf à pécho. Autrement dit, dans toutes ces communautés de séduction, les hommes s’enseignent entre eux à draguer des femmes, sans leur conférer la moindre agentivité. Sans les considérer comme des personnes avec une volonté propre, puisque le but = faire plier la volonté de ces targets dans le sens des désirs de ces charmants jeunes hommes.

ALERTE INCOHÉRENCE : si le but premier est une relation hétérosexuelle, comment expliquer que les relations entre les hommes de la communauté priment sur les relations aux femmes séduite ? Mélanie Gourarier, référence sur le sujet, nous explique dans son livre « Alpha Mâle » que le but final n’est pas de séduire une femme, mais de s’apprécier entre hommes. Dans le jargon sociologique, c’est que l’on appelle de l’« homosociabilité virile », c’est-à-dire l’apprentissage des normes de virilité par la fréquentation intensive et quasi-exclusive de garçons. D’ailleurs, le Mecxpliqueur en parle vachement bien.

Récemment d’ailleurs, on voit s’opérer un glissement : si avant on s’en foutait que les meufs qu’ils chopaient jouissent, aujourd’hui ces garçons apprennent et s’exercent à donner un orgasme à leurs partenaires sexuelles. Évidemment, tu me vois venir, ce n’est pas pour contenter leur partenaire, mais pour compter les points entre mecs. Et oui, aujourd’hui plus tu fais jouir, plus t’es stylé. Mais la meuf n’a toujours pas d’agentivité par contre.

Pour finir sur le sujet, Angela Washko, qui a infiltré ces sphères masculinistes, est en train de développer un jeu sur les PUA. En fait ce jeu permettrait de vivre en virtuel les techniques de ces séducteurs, dans le but d’être outillées pour les reconnaitre et les démasquer au cas où l’on tombe sur l’un de ces gentlemen avide de ne pas connaitre votre avis. Il permettrait également de voir où ces techniques mènent et dans quoi elles s’inscrivent. Spoil : à la culture du viol.

Voilà, j’ai hâte du jour où l’on considérera les femmes comme des personnes, et non pas comme des vagins ambulants. Et, de manière corrélative, où les relations amoureuses ne seraient pas assimilées à la propriété qui (je reprends Titiou Lecoq) « n’est pas et ne sera jamais de l’amour ».

Longue vie aux bitchshieldées* !

* https://www.diaryfrenchpua.com/lexique-de-la-seduction/ : prenez un sac à vomi avant d’ouvrir cette page.

Par Clémentine Biard
Illustration par Justine Lacoste

Lettre à Harriet Tubman (1820-1913)

Lettre à Harriet Tubman (1820-1913)

Lettre à Harriet Tubman (1820-1913)

Militante étasunienne anti-esclavagiste et pour le droit de vote des femmes. Surnommée Moïse Noire de par ses (très) nombreuses actions qui permirent la fuite d’esclaves vers le Nord. Première femme noire à avoir mené une action militaire sur le sol étasunien, menant à la libération de 750 esclaves.

Chère Harry,

J’avoue que je suis heureuse de t’écrire, parce que peu de personne te connaissent alors que tu mérites clairement une des palmes de la badassitude. Rappelons que tu devais être l’effigie des billets de 20$ en 2020, mais que Trump a annulé cette décision. Beau signal, Donald.

M’enfin, parlons de choses plus actuelles que les réac périmés (wink Georges Bush père).

D’abord, j’aimerais te partager la dernière BD d’Emma, Les conséquences. Suite aux réactions quant à sa BD sur la charge mentale, elle revient pour un round 2 et mettre chaos les rageux. Un truc qui revient souvent quand on parle de ce sujet, c’est le mythe du « Male Breadwinner » : l’image répandue, c’est que si la majorité des femmes des couples hétérosexuels portent le poids de l’organisation du foyer, c’est parce que les hommes sont chargés de ramener l’argent pour entretenir toute la petite famille. Pourtant, « d’après l’INSEE, en 2015, 67,6% des femmes et 75,5% des hommes de 15 à 64 ans faisaient partie de la population active » nous dit Emma. Eh oui, les femmes ramènent aussi la thune (enfin, moins l’écart de salaire dû au vagin), et c’est pour ça qu’on parle de « double journée ».

On parle même de triple journée (Caroline Moser) pour les femmes des familles à faibles revenus : l’emploi, le foyer, et la communauté. Eh oui (bis), celles qui s’occupent de la communauté, comme lutter contre les violences policières, faire des démarches administratives pour tout le monde, aller chercher des gamins chez untel ou unetelle. Autant dire que du coup, la charge mentale, c’est même un peu léger pour certaines.

Mais du coup, les Gilets Jaunes, c’est pas un truc de gros « beaufs ». Bah ouais, le coût de la vie c’est même un combat un peu féministe sur les bords. D’ailleurs, Titiou Lecoq en parle super bien dans son article : le capitalisme et le patriarcat font très bon ménage.

Allez, plein de bisous pour terminer.

Longue vie aux antisystèmes !

Par Clémentine Biard 

Illustration par Justine Lacoste 

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