2 GIRLS, 1 DESK – LA BANDE ANNONCE OFFICIELLE

2 GIRLS, 1 DESK – LA BANDE ANNONCE OFFICIELLE

« WOW, AMAZING »
Michelle Obama

« YÉ BOI DOPE AS FUCK »
Gavin

« J’AI RIEN COMPRIS »
Ma Mère

« Un condensé d’humour, de sarcasme, d’intelligence,

de beauté, de féminisme, et un casting a coupER le souffle » 

Someone somewhere 

« WUF »
Saucisse

Le Salon des Dames – Est-ce qu’Artiste est un métier d’hommes ?

Le Salon des Dames – Est-ce qu’Artiste est un métier d’hommes ?

The Advantages of being a woman artist, Guerilla Girls 1988

On continue notre collaboration avec la revue Deuxième Temps. Tous les mois, Céline Giraud et Alicia Martins nous parlent de faits de société contemporains et les mettent en relation avec des œuvres et des artistes passé·e·s, présent·e·s ou futur·e·s. Histoire de faire dialoguer tout ce petit monde.

Est-ce qu’artiste est un métier masculin ?

En France, l’académie des Beaux-Arts n’a accepté les femmes qu’en 1896. Avant, l’accès aux ateliers leur était généralement interdit : elles auraient “distrait” les hommes qui y étaient. Des cours leur ont été créés mais ils avaient quelques différences avec ceux traditionnels : peindre des nus était interdit car les femmes étaient bien trop fragiles mais elles pouvaient s’exercer en réalisant des petits tableaux ou de l’enluminure, aux thématiques définies ; on les cantonnait à un artisanat considéré comme gracieux. En dehors de ces académiciennes étouffées, les rares à être devenues peintres, sculptrices, ou plus tard photographes, ont entendu dire qu’elles créaient “comme des hommes”. Jusqu’au XXe siècle, être une femme artiste talentueuse c’était donc être une femme qui s’approprie les gestes et la profession d’un homme. Finalement, rien de plus qu’une bonne imitatrice.

Dans ces conditions, comment contrer les interdits et montrer à tous l’absurdité de ces hiérarchies de genre ?

Etre la femme de

Les femmes artistes sont présentes dans tous les pans et périodes de l’histoire de l’art, mais presque toujours en étant liées à des hommes. Aux XVIe et XVIIe siècles, Lavinia Fontana et Mary Beale ont dû laisser leurs maris gérer leurs carrières tels des agents. Elles signaient leurs travaux et ont été reconnues en leurs propres noms, ce qui semble déjà positif. Mais si d’autres géraient leurs carnets de commandes, quelle était leur liberté face à la création ?

Lavinia Fontana, Autoportrait au clavier avec sa servante, 1577 © Galleria dell ‘Accademia di San Luca, Rome.

 

En plus, Lavinia Fontana n’a pu devenir peintre que parce que son père l’était lui-même. Il l’a formée hors des académies réductrices et c’est lui qui l’a aidée à entrer dans le monde des arts. Elle signait d’ailleurs souvent “Lavinia fille de Prospero Fontana”, ce qui atteste son ascendant.


D’un autre côté, certaines notaient uniquement leur nom d’épouse pour mettre leur mari en avant. Ainsi Elisabeth Vigée-LeBrun se contentait souvent d’un “LeBrun”. Idem pour Anne Vallayer Coster qui signait “Mlle Valayer”, puis a réduit à “Mde Coster” ou “VC” après son mariage. Si cela peut paraître simplement affligeant aujourd’hui, à l’époque c’était un bon stratagème : de cette manière, elles ont habilement repris à leur compte la renommée de leurs conjoints. C’était un moyen de se faire connaître malgré le regard paternaliste de la société. Certains tableaux de maître ont même certainement été en partie ou totalement réalisés par les femmes présentes dans leurs ateliers qui y étaient souvent cachées. Les célèbres frères Van Eyck, par exemple, ont su profiter de leur soeur, devenue essentielle dans leurs créations. Mais maintenant, comment connaître sa part dans le succès de ses frères ? Qui se souvient d’elle ?

Le pire des cas reste celui d’artistes comme Margaret Keane, dont le mari signait les tableaux et touchait l’argent des ventes. Lorsqu’elle a voulu assumer ses travaux et y apposer son nom, elle a subi ses menaces et est restée dissimulée de nombreuses années. Il a fallu qu’elle peigne un tableau en direct durant le procès contre son mari pour que justice soit faite.

Margaret et Walter Keane, photographie © Getty Images

Finalement, c’est l’histoire de manière globale qui a camouflé les femmes artistes. On tarde encore maintenant à les mentionner dans les ouvrages spécialisés. Mais des associations telles qu’AWARE se sont saisies de la question et agissent pour faire reconnaître les créatrices. A nous d’agir pour soutenir les artistes et peser dans la balance de l’égalité dans le domaine de l’art.

Céline Giraud & Alicia Martins Fondatrices de la revue Deuxième Temps

Saucisse Whatever boit un verre en terrasse

Saucisse Whatever boit un verre en terrasse

Saucisse Whatever à la Marche du Climat

Saucisse Whatever à la Marche du Climat

Alex Autajon Charmeur de Son

Alex Autajon Charmeur de Son

Alex Autajon, a la double casquette (même s’il n’en porte jamais) CAR ALEX EST DJ et Producteur. Jadis enfoui sous des tissus barioléS, Alex se découvre aujourd’hui avec son nouveau projet qui ne cesse de vibrer au son du succès. Après nous avoir fait danser pendant des heures à La Commune pour l’Aprèm Queer #4 : portrait de Monsieur Autajon.

La première fois qu’on a rencontré Alex Autajon, c’était sur le vieux canapé d’une vieille ferme où on l’avait interviewé pour la première fois. Il était caché sous un (magnifique) foulard blanc à effet géométrique, il était timide, oui, mais à l’époque il nous faisait déjà danser comme des fou.olle.s en délire.

Quelques années plus tard Alex se tient devant nous sur la scène de la Commune devant plus de 300 personnes déchaînées-en-sueur qui palpitent au rythme des ondulations sonores d’Alex Autajon

Aujourd’hui on vous présente son dernier projet au sein de l’écurie MOVELTRAXX sortie le 25 janvier dernier :

Don’t Need U/ Broken’ est le tout premier EP solo avec en featurings, le chanteur Sugur Shane qui illumine le titre ‘Broken’ et Ethyène pour un remix de ‘Don’t Need U’.

En bonus (et pas des moindres) Alex peaufine son identité visuelle avec Igo Studio (Steven Mazzola et Coline Meunier) et sort le clip hypnotico-relaxant de Don’t Need U.