Le temps est bon, le ciel est bleu, sur 104 plaintes déposées pour des violences gynécologiques, 29 % aboutissent à une radiation du conseil de l’ordre des médecins

Le temps est bon, le ciel est bleu, sur 104 plaintes déposées pour des violences gynécologiques, 29 % aboutissent à une radiation du conseil de l’ordre des médecins

En Juin 2018 le rapport commandé par la secrétaire de l’égalité femme-homme Marlène Schiappa fait état des violences gynécologiques. 

Les violences gynécologiques et obstétricales désignent tout comportement, acte, omission ou abstention commis par le personnel de santé, qui n’est pas justifié médicalement et/ou qui est effectué sans le consentement libre et éclairé de la femme enceinte ou de la parturiente ou lors du suivi gynécologique. 

 

Il y a de nombreux exemple de femmes qui témoignent de ce fléau qui reste encore tabou. Nina Faure a réalisé un documentaire qui s’appelle «  Paye (pas) ton gynéco » (à voir plus bas). Comme elle l’explique, au début ces violences sont invisibles avec des remarques sur la maternité ou la vie sexuelle de la patiente.

« J’ai été partagée entre le soulagement (je n’étais pas seule) et une colère immense : si l’expérience est tellement partagée, c’est forcément dû à un problème global, systémique. […] Être allongée nue, les jambes écartées, devant quelqu’un qui se permet des remarques déplacées, des gestes brusques et qui méprise notre douleur, ça n’a rien d’une situation  »normale » de suivi médical. La prise de parole sur les violences subies a permis de rendre public le problème, que de nombreuses personnes en prennent conscience. »

 Le rapport montre du doigts des remarques déplacées avec par exemple «Vous avez mal pendant les rapports ? Mettez-y un peu du vôtre». Il y a aussi les violences physiques, les touchers vaginaux sans consentement, la pose de sterilet sans l’accord de la patiente, pratiquer un frottis sans raison valable…

 Pour lutter contre cela, il faut encourager les victimes a porter plainte et faire de la prévention aussi bien aux patientes qu’au personnel médical. 

Texte – Manon Benboudriou

Graphisme – Victoria Dubois

Le temps est bon, le ciel est bleu : seulement 11 % des spectacles humoristiques en festival sont assurés par des femmes.

Le temps est bon, le ciel est bleu : seulement 11 % des spectacles humoristiques en festival sont assurés par des femmes.

 Un chiffre alarmant sur l’égalité femme-homme dans l’humour. Prenons exemple sur le festival  Juste pour rire, un des festivals francophones le plus célèbre ces dernières années, se déroulant à Montréal et programmant en moyenne 9 % de femmes.  20 % pour le festival Montreux Comedy en Suisse, c’est déjà mieux! Dans l’émission de Ruquier « On ne demande qu’à en rire », on compte en moyenne 1 femme pour 20 hommes.

 

 

La parité est loin d’être respectée. Ce phénomène est présent depuis des années comme l’explique Anne Roumanof :  « Quand j’ai débuté dans La Classe de Fabrice, en 1987, c’était un bizutage sexiste. J’avais 22 ans. Fabrice m’a demandé si je préférais la pénétration anale ou vaginale. Je suis partie en pleurant. Puis, dans les années 1990, on m’a appelé pour “Rien à cirer”, l’émission de Laurent Ruquier sur France Inter, car ils cherchaient une fille (une seule !). Ensuite, j’ai attendu d’avoir 40 ans pour qu’on me confie enfin les commandes d’une émission, sur Europe 1 ! Les dirigeants de chaînes sont des hommes blancs de 60 ans. Oui, il y a de la misogynie. » 

 

 

Une des programmatrices du Marrakech du Rire explique que les femmes humoristes ont souvent le même créneau humoristique : Le féminisme et la vie d’une femme au quotidien et qu’il faudrait diversifier les sujets abordés. C’est sa justification pour la sous représentation des femmes dans ce festival! Nous pouvons constater à travers des témoignages que l’humour des femmes fait tout simplement peur aux hommes. Comme le souligne l’humoriste Blanche Gardin qui confie qu’en 200 représentations aucun homme n’était présent dans le public!! 

 

Malgré ces inégalités flagrantes on peut se féliciter d’un nombre de plus en plus grandissant d’humoristes populaires engagées, chacune à leur manière; avec Anne Roumanof, Sophia Aram pour l’humour politique, Nawel Madani qui raconte le quotidien des femmes ou encore Blanche Gardin qui en Mai 2018 fut la première à décrocher le Molière de l’Humour. Une belle revanche même si le chemin est encore long.

 

 

Texte – MANON BENBOUDRIOU

 

Graphisme – Victoria Dubois

 

 

 

Le Bilan Féministe de 2018

Le Bilan Féministe de 2018

Et voilà, 2018 c’est fini, et d’aucuns commencent déjà à annoncer que 2019 sera « l’année de la meuf », alors c’est cool parce que ça rime mais elle en est où, justement, la meuf ? Et quels sont les combats remportés depuis un an par le féminisme ?

On vous propose une sélection, forcément partielle, de nos dix moments féministes de l’année écoulée – hésitez pas à nous proposer les vôtres. Et comme on nous a toujours appris à faire des ouvertures à la fin de nos dissertations, on s’est demandé à chaque fois comment ça pourrait être encore mieux.

1. 1er janvier : création du fonds Time’s Up

Le premier janvier, trois cents personnalités du cinéma ont lancé le fond Time’s Up (« c’est fini »), destiné à doter le mouvement #metoo de moyens financiers qui seront consacrés à la lutte contre le harcèlement sexuel. L’un de leur premier happening a consisté à porter des robes noires à la cérémonies des Golden Globes lors de laquelle Nathalie Portman, l’une des porte-parole du mouvement, a lancé, au moment d’énumérer les nominés pour la récompense du meilleur réalisateur : « et les nominés – tous des hommes – sont… ». OUAIIIS BIG UP NATOU.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Si le nombre de femmes qui ont participé à la fabrication des 250 plus gros films US de 2018 a augmenté de 2% (passant de 18 à 20%, FAIS PETER LE FREIXINET CHANTAL !), le nombre de réalisatrices a baissé (8% versus 11% en 2017). Vazy rebouche je Freix j’ai même plus le cœur à faire du sarcasme là.

2. 20 janvier : Women’s March

La Women’s March 2018 a eu lieu un an après la première marche des femmes sur Washington, organisée le premier jour de l’administration Trump et lors de laquelle on avait vu fleurir les pussy hats en réaction à cette phrase magnifique du président américain qui avait déclaré que les femmes, il fallait les « prendre par la chatte » (pussy, donc) (gros gros niveau d’élégance, donc).
Comme en 2017, une centaine de villes aux Etats-Unis et dans le monde ont organisé leur propre marche, réunissant au totale plusieurs millions de participant.e.s.

BONUX J’EN VEUX PLUX
En 2019, pour la troisième édition de cette manifestation devenue rendez-vous annuel, l’ONG Women’s March Global organise partout dans le monde la Women’s Wave, les 19 et 20 janvier. A suivre ici.

3. 23 janvier : Larry Nassar condamné

« Je viens de signer votre arrêt de mort » : BAM ! Mic drop. Rosemarie Aquilina, juge du procès de Larry Nassar, nous a peut-être fait vivre l’un des moments les plus jouissif de l’année en prononçant la sentence de ce médecin de l’équipe américaine de gymnastique, qui a sexuellement agressé plus de 150 femmes. Quarante à cent-soixante-quinze ans de prison, VOUALA.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Yannick Ripa, professeure en histoire des femmes et du genre à Paris-VIII, nous mettait tout de même en garde en octobre dernier dans Libé : l’omerta n’est jamais loin et « l’histoire des femmes est parcourue de ces déferlements de vagues, suivis de creux ». La banalisation de cette « parole libérée » guette, avec sa copine la « chappe de plomb », qui a tôt fait de retomber sur les victimes et leurs soutiens qui craignent les conséquences de leurs accusations. Alors on reste éveillé, les petit.e.s chat.te.s.
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4. 14 février : Black Panther

Youpi ! Voilà enfin un blockbuster Marvel qui, non content d’avoir pour personnage principal un super-héros noir (et quasiment que des personnages noirs d’ailleurs), met en scène des femmes puissantes : ingénieures, guerrières…

BONUX J’EN VEUX PLUX
Oui, alors, ne crions pas victoire trop vite. Black Panther a beau mettre en scène des tas de femmes qui présentent des qualités généralement associées au masculin, celles-ci n’en restent pas moins de simples faire-valoir pour ces messieurs qui restent bien entendu au centre de l’action. La preuve : la communauté du génial site bechdeltest.com n’arrive même pas à se mettre d’accord sur le fait que ce film passe ou non avec succès le test de Bechdel.
[dis mère Castor, c’est quoi le test de Bechdel ?]

Alors, le test de Bechdel mon petit lapin, c’est pour savoir si un film est sexiste ou non en regardant s’il valide trois critères :
– Il y a au moins deux femmes…
– …qui parlent ensemble…
– …d’autre chose que d’un homme.

Oh, tu as l’air surpris mon petit chou ! Tu te dis « elle débloque la vieille ! C’est le cas de tous les films ! » Eh bien sache que 40% des 4000 films testés ne passent pas le test. Ah, et sache désormais tu ne pourras plus t’empêcher de faire passer le test à tous les films que tu verras et que ça risque de te mettre en colère. Déso.

5. 14 juin : les députés argentins disent oui à l’avortement

A l’appel du mouvement Ni una menos (« pas une de moins »), des dizaines de milliers d’argentines avaient manifesté durant plusieurs semaines avant le scrutin en soutien au projet de loi sur la légalisation de l’avortement. Le 25 juillet, deux semaines avant le vote du Sénat, c’est déguisées en servantes écarlates, en référence à la série éponyme, qu’elles ont marché dans les rues de Buenos Aires.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Malheureusement, les pro-avortements manifestaient aussi en nombre, dans ce pays très catholique et patrie du pape François, fermement opposé à l’IVG. Résultat : le texte n’est pas passé en deuxième lecture, retour à la case départ. Mais la mobilisation se poursuit : dès le vote des sénateurs, l’association MuMaLá (Mujeres de la Matria Latinoamericana) a ouvert un registre destiné à recenser les femmes mortes suites à des avortements clandestins, dont le « décès pourra être qualifié de ‘féminicide d’Etat’ », parce qu’il aurait pu être évité.

6. 1er juillet : Simone Veil entre au Panthéon

Le premier juillet, sonnez hautbois résonnez musettes : Simone Veil est entrée au Panthéon ! Dans un discours à faire larmichonner dans les chaumières, Macron a même déclaré qu’« avec Simone Veil entrent ici ces générations de femmes qui ont fait la France, sans que la nation leur offre la reconnaissance et la liberté qui leur était due ». Et d’ajouter, le coquinou : « Qu’aujourd’hui par elle, justice leur soit à toutes rendue ». Putain la chiale, on se croirait à la fin d’Independance Day.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Bon, Simone Veil n’est quand même que la cinquième femme (contre soixante-treize hommes) à entrer au Panthéon qui, pour rappel, continue d’arborer sur son fronton la citation suivante : « Aux grands hommes la patrie reconnaissante », ce qui, si mon latin est toujours ok, signifie un truc du genre « Oublie jamais qu’on vit toujours dans un monde d’hommes, bb ». Donc bon, je voudrais pas faire ma reloue Manu mais j’ai pas trop-trop l’impression qu’on m’a vraiment rendu justice en fait.

7. 5 octobre : Nadia Murad reçoit le prix Nobel de la paix

Cette ancienne esclave sexuelle de Daesh, devenue ambassadrice de l’ONU et militante pour les droits de l’homme, a reçu le prix Nobel de la paix avec Denis Mukwege, gynécologue engagé contre les mutilations génitales, pour leur combat contre l’usage de violences sexuelles comme armes de guerre.

BONUX J’EN VEUX PLUX
J’ai envie de faire ma relou. Je peux faire ma relou ? Allez, je fais ma relou : on dit encore « droits de l’homme, sérieusement ? »

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8. 6 novembre : les Midterms de la meuf

Un nombre record de femmes ont été élues à la chambre des représentants américaine suite aux élections de mi-mandats, dont pour la première fois des amérindiennes et des femmes de confession musulmane.

BONUX J’EN VEUX PLUX
Derrière les beaux effets d’annonce dont on nous a gratifié.e.s à la suite de ces élections se cache un chiffre bien moins resplendissant : sur les 435 membres de la chambre des représentants, seuls 23% sont des femmes. Bon, vous me direz, en France on a 39% de députées, on est encore loin de la parité ! Enfin, c’est mieux. Mais c’est pas la parité.

9. 13 novembre : le string irlandais

Le 6 novembre en Irlande, un avocat a obtenu l’acquittement de son client, accusé du viol d’une jeune fille de 17 ans, grâce à l’une des pièces à conviction les plus scandaleuses qui soient : le string de la victime, brandi comme une preuve qu’avec de tels sous-vêtements celle-ci ne pouvait qu’être consentante. Une semaine plus tard, la députée Ruth Coppinger a montré l’un de ses strings en pleine assemblée, dénonçant une défense et un jugement inadmissibles. Comme une traînée de poudre, le hashtag #ThisIsNotConsent, accompagné de photos de strings d’irlandaises et de femmes du monde entier, a fait le tour du web. Dès le lendemain, des manifestations ont eu lieu dans tout le pays.

BONUX J’EN VEUX PLUX
J’ai beau retourner tout le web, aucune nouvelle du violeur qui semble-t-il n’a toujours pas été condamné… Si qui que ce soit a une info je prends en échange de ma meilleure carte Magic.

10. 24 novembre : #NousToutes

Un an après #MeToo, l’organisation #NousToutes a organisé dans toute la France des marches contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. La mobilisation a été historique.

 

BONUX J’EN VEUX PLUX
Si les organisat.eur.rice.s ont annoncé 50 000 manifestants, il y en aurait sans doute eu davantage si par malchance cette marche n’avait pas eu lieu en même temps que l’acte 2 des Gilets Jaunes. Ceci dit, la préfecture annonçait 12 000 manifestant.e.s côté #NousToutes contre 8 000 côté Gilets jaunes. Et devinez lequel des deux rassemblements a fait l’ouverture des journaux, quand l’autre ne se voyait consacrer qu’une minute sur TF1 et France 2 ? L’historienne du féminisme Bibia Pavard voit dans cette invisibilisation des combats des femmes une nouvelle démonstration du caractère structurellement patriarcal de notre société. Sauf qu’aujourd’hui, dit-elle… « ça ne passe plus ».

Par Amandine Deguin

Illustration bannière par Camille de Cussac 

Détective CM présente Gîte Bonheur & Bohème

Détective CM présente Gîte Bonheur & Bohème

 

 

Je suis Claire-Ma aka la détective bons plans sorties / évents / nouveautés de Cacti ! J’aime rien que pour vous tester les trucs les plus weird et coolos de notre cosmo Lyonnais. Ici, on parle de ce qui fait faire boom boom à notre petit cœur ou pas. En toute modestie, nous avons instauré un barème du bon goût  ! Pratique non ?

 

Mobile n°1 :  Toute diva mérite sa tanière de l’hiver

Lieu du crime : Gite bonheur & Bohème

165, Chemin du Rafour – 69130 ECULLY

Toutes les infos prix, réservations et questions à retrouver sur le site et Instagram

https://bonheurboheme.fr

Spot : 4/5

Si vous n’avez jamais eu la fibre familiale, après votre séjour chez Karine cela va changer. On pense souvent à tort qu’il faut sortir très très très loin de Lyon pour prendre une bouffée d’ondes positives et d’air bien frais et bien on a grand tort ! L’ambiance est sereine, calme, bucolique on y passerait bien une ou deux vies !

 Divan sacré & autres commodités: 4/5

On cherche les défauts mais ce n’est pas si facile! Les chambres sont décorées avec goût, les petits détails invitent au voyage & au rêve. Tout de même : le whouuuaaaa c’est l’extérieur et le spa : un hammam privé digne d’une machine à remonter le temps avec la vue sur nos amis les conifères, une piscine à l’eau traitée qui dorlote notre peau et cerise sur le gâteau une terrasse où il fait bon se rouler des pelles devant The coucher de soleil !

Ça s’est dit: 4/5

Quelle douce fin pour une chronique :  vous rendre compte de la qualité des potins & autres tapages nocturnes ! Chez Karine, on a fait des rencontres on a bu des verres avec des inconnu·e·s et c’était beaucoup trop bon ! On a entendu un jeune couple se chamailler sur leur futur fête de l’amour… Et puis surtout on a adoré prendre des cafés avec toi Karine, ta personnalité, tes convictions et ta bonne humeur. On recommande ce joli cocoon à faire à deux, à trois, entre cops, en famille ou en solo…

 

Par Claire-Marine Petit

Le temps est bon, le ciel est bleu, 40 % des personnes présentes à la télévision et à la radio sont des femmes

Le temps est bon, le ciel est bleu, 40 % des personnes présentes à la télévision et à la radio sont des femmes

Chiffre en légère hausse par rapport aux années précédentes, mais qui pose problème quand on sait que la population est composée de 52 % de femmes selon l’INSEE en 2018.

La catégorie présentateur·trice & animateur·trice est composée de 48 % de femmes et de 52 % d’hommes. Tandis que la catégorie des expert·e·sest composée de 35 % de femmes et de 65 % d’hommes. La catégorie des expert·e·s est en considérable augmentation, ce qui n’est pas le cas pour la catégorie invité politique qui compte seulement 27 % d’invitées politiques féminines. Inquiétant, car le personnel politique a considérablement évolué en 2017 à l’assemblé national et s’est féminisée. 




La publicité a été également épinglée selon le CSA. Les stéréotypes et les clichés envers les femmes sont nombreux, les femmes ressurgissent en majorité lorsque l’on aborde l’entretien du corps (63 %), l’habillement et la parfumerie (57 %), les loisirs (56 %) et les produits médicaux et paramédicaux (55 %) alors que les hommes ont la part belle lorsqu’il s’agit d’automobile, de jeux d’argent ou d’expertise.

Le CSA avait été saisi en 2016 suite à de nombreuse plaintes de téléspectateurs après la diffusion d’un épisode du Bachelor où les participants présentaient les candidates à un nouvel arrivant en lui demandant de les classer physiquement, « une démarche dégradante puisqu’elles se trouvaient réduites à leur apparence », souligne le Conseil.




Le CSA prévoit d’introduire une charte pour limiter le sexisme dans les publicités. 

Texte – MANON BENBOUDRIOU

Graphisme – Victoria Dubois