Fanny Garnichat fait des collages

Fanny Garnichat fait des collages

Fanny Garnichat fait des collages

Aujourd’hui nous rencontrons Fanny Garnichat, qui fait des propsectus, papiers, catalogues… et tout support A PORTÉE DE CISEAUX, son art. Aujourd’hui nous rencontrons Fanny Garnichat, artiste colleuse. 

Comment est-ce que tu te présenterais à un job dating?

De face, puis de dos.

Qu’est ce qui t’inspires? Comment est-ce que tu choisis ce que tu vas découper ?

L’inspiration naît de la rencontre des photos que je croise dans les magazines, les prospectus et les livres que je chine. Je me laisse totalement transporter par des détails, des couleurs, des froissés, une forme ou même une jambe.
Les images me font basculer dans des histoires, les découper m’en fait inventer de nouvelles.

Qu’est-ce qui te rend heureuse quand tu travailles sur tes collages?

L’évasion. Lorsque je découpe et colle, je suis totalement concentrée sur mon imaginaire et déconnectée du reste du monde, cela me fait planer. Je suis enivrée par l’infinie possibilité d’association et de découpes possible. 

Quelles techniques utilises-tu ? 

Le collage papier : colle – papier – ciseaux.

Qu’est ce qui t’empêche de dormir la nuit ?

L’excitation du lendemain et l’idée qu’un jour tout va s’arrêter.

Quel est ton talent caché?

J’imite très bien Donald Duck.

Et pour finir, avec qui aimerais-tu être coincée dans un ascenseur?

Moi, enfant.

Pour suivre les aventures de Fanny:

Son site internet

@fanniglue

Doubles standards en cuisine, Chapitre II + III

Doubles standards en cuisine, Chapitre II + III

Doubles standards en cuisine, Chapitre II + III

La cuisine est sans doute l’une des activités les plus révélatrices des doubles standards entre femmes et hommes. Tandis que pour l’un ; elle est considérée comme un devoir et une tâche ménagère, pour l’autre la cuisine est communément associée à une carrière et à un art. 

Lire le chapitre 1) La cuisine, une idée culturelle

CHAPITRE 2) LA BRO CULTURE

 “Aujourd’hui, les femmes sont en général plus nombreuses que les hommes à faire des tâches ménagères – la cuisine et le nettoyage. Mais pourquoi ? Les femmes sont-elles nées avec le gène de la cuisine ou ont-elles été socialement habituées au fil des ans à considérer la cuisine comme leur rôle ? J’allais dire que les femmes sont peut-être nées avec un gène de la cuisine jusqu’à ce que je me souvienne que la majorité des cuisiniers célèbres dans le monde – qui reçoivent le titre chic de “chef” – sont des hommes. » – Chimamanda Ngozi Adichie, 2013, TED Talk “Nous devrions tous êtres féministes”.

De par le processus de socialisation exercé sur les femmes depuis leur enfance, ces dernières sont poussées à croire qu’elles ne sont bonnes à cuisiner qu’afin de prendre soin de leurs familles, afin de remplir leur rôle de caretaker. Si elles choisissent tout de même de se professionnaliser, elles seront poussées à rester douces et dociles, mais pas à aller chercher des positions de pouvoir et d’autorité comme cheffes. Pour rappel, selon une étude Credoc, en 2015 seul 25% des cuisiniers professionnels étaient des cuisinières et seulement 10% d’entre elles dans la restauration gastronomique. Si une femme a la possibilité de gérer sa propre cuisine ou son propre restaurant, et ainsi de prétendre aux mêmes traitements et au même respect réservé à ses homologues masculins, elle fera face à du harcèlement et à la « bro culture ». Cette dernière est très commune : quand une ou plusieurs femmes intègrent un environnement prédominamment masculin, les hommes le composant vont interagir entre eux et se serrer les coudes de sorte à former un groupe fort, dans le seul but d’exclure les femmes de ce cercle, et d’établir un système de domination masculine. Le fameux Boy’s Club qu’on retrouve en politique, dans la culture et… Dans tous les domaines en fait ! En d’autres termes, les cuisiniers masculins peuvent être hostiles envers les femmes, entre autres, de peur que si davantage de femmes entrent dans leur secteur, la cuisine des chefs ne soit assimilée à un “travail de femme” et perde le prestige d’une activité honorable par opposition à la simple tâche ménagère effectuée à la maison.

Dans toutes les professions, on retrouve la notion de « plafond de verre », c’est-à-dire d’obstacles invisibles dans la carrière des femmes qui limite leur accès à des postes à responsabilité, comme le décrit la sociologue Jacqueline Laufe, « Partout on constate que les femmes sont de plus en plus rares au fur et à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie et qu’elles demeurent minoritaires dans les postes de décision et de responsabilité de haut niveau. » Pour une métropole comme Lyon qui se partage 23 étoiles du guide Michelin entre 19 restaurants, seulement un, Les Apothicaires, a comme cheffe une femme, Tabata Mey, étoilée depuis 2020, qui avait déjà été demi-finaliste lors de la troisième saison de Top Chef en 2012, et qui a également été la première femme que Paul Bocuse a désignée à la tête d’un de ses établissements.

Face au sexisme dans les cuisines, à l’école ou au travail, on attend des femmes qu’elles ne remettent pas en cause la culture d’une cuisine, même si celle-ci leur est violement hostile. Au contraire, on va attendre d’elles qu’elles s’y conforment, et rentrent dans le moule. C’est ainsi que les allégations de viol, d’agressions sexuelles, de harcèlement, et le sexisme quotidien ont été banalisées, car c’est devenu habituel et ordinaire pour des milliers de femmes qui l’ont accepté comme faisant simplement partie du travail.

 

CHAPITRE 3) BALANCE TON CHEF

Comme dans tous les milieux sujets à notre société patriarcale, les hommes sont à l’aise dans leur environnement, en position dominante, profitant et usant de leurs privilèges au détriment des femmes, souvent agressées et/ou poussées au silence. On constate cependant depuis quelques années dans les médias un accroissement de la prise de parole et de l’écoute au sujet des abus sexistes dans le milieu de la restauration. Similairement au mouvement #MeToo, les dénonciations ont commencé dans des pays anglo-saxons, puis se sont très vite répandus en France. Ainsi, le journal anglo-saxo le Washington Post publiait un article par Maura Judkis et Emily Heil en 2017 intitulé « Viol dans la réserve. Tripotage au bar. Pourquoi le secteur de la restauration est-il si terrible pour les femmes ? » tandis qu’il faudra attendre respectivement 2020 et 2021 pour que le Monde et Libération publient des articles sur le sujet. Intitulés « Sexisme, harcèlement, agressions sexuelles en cuisine : cinq cheffes brisent l’omerta » et « Violences sexistes et sexuelles : casseroles en cuisine », les articles décrivent tous les mêmes pratiques abusives en cuisine : agressions physiques et verbales, pression, harcèlement et agressions sexuelles. Quant à lui, le documentaire « À la recherche des femmes chefs » paru en 2017 est « animé par le désir de renverser la table face à cette domination masculine », selon sa réalisatrice et productrice Vérane Frédiani qui a voyagé dans le monde entier afin de rencontrer et de discuter avec diverses cheffes. Son documentaire se penche sur la question de l’absence de femmes dans les postes à responsabilité en cuisine, et leur rend justice et mettant en avant des cheffes telles que les françaises Anne-Sophie Pic, Adeline Grattard ou La Mère Brazier, mais également l’américaine Alice Walter.

 

Des podcasts, anglais comme français, décortiquent également la discrimination qui touche les femmes dans l’ensemble de l’industrie de la restauration, en invitant journalistes et concerné.e.s. Par exemple, le bref podcast de France Culture intitulé « #MeToo : dans la gastronomie, l’espoir d’un changement » revient sur une enquête menée par les journalistes Nora Bouazzouni et Lenaïg Bredoux pour le site Mediapart. Tandis que le 12e épisode du podcast « Chaud ! » de Mina Soundiram et Elvira Masson, intitulé « sexisme en cuisine », discute du sexisme ordinaire, des stéréotypes, des discriminations et des inégalités en cuisine comme en salle, avec comme invités Nora Bouazzouni – qui a notamment en 2017 publié Faiminisme: quand le sexisme passe à table – ainsi que Bertrand Grébaut, qui est une figure de la bistronomie parisienne.

Simultanément sur les réseaux sociaux, l’interview sur la chaine Youtube Melty de Alexia Duchêne, une participante iconic de TopChef, qui relate son vécu en cuisine avec des « mecs qui te mettent la main au cul qui te parlent mal » dans un esprit de ras-le-bol général atteint les 70k de vues, tandis que le compte Instragram Jedisnonchef, qui dénonce le sexisme en cuisine en recueillant puis publiant des témoignages d’agressions et de harcèlement, compte aujourd’hui 37k d’abonnés.

Ainsi, comme tous les mouvements de prise de parole post-MeToo, l’expression de victimes d’agressions verbales et physiques nous rappelle l’importance de la sororité pour faire face à notre société patriarcale violente envers les femmes. La création en 2021 de hashtags tels que #SciencesPorcs suite aux révélations de violences sexuelles commises sur des étudiantes de Sciences-Po Toulouse, ainsi que #Metooinceste suite à la sortie du livre La familia grande de Camille Kouchner, nous rappellent également que la lutte est encore et toujours d’actualité. D’autant plus quand on voit avec quelle impunité le journal Libération peut publier une lettre ouverte d’un violeur exprimant ses « traumatismes » et sa « culpabilité » le jour de la lutte pour les droits des femmes, prouvant encore une fois que les hommes sont sans cesse mis en avant et se voient offerts des possibilités de prises de paroles indécentes, alors que les femmes doivent se battre pour être entendues, même le 8 Mars ! 

 

Par Cloé Garnier

Illustration – Lucie Mouton

 

Doubles standards en cuisine, Chapitre I

Doubles standards en cuisine, Chapitre I

Doubles standards en cuisine, Chapitre I

La cuisine est sans doute l’une des activités les plus révélatrices des doubles standards entre femmes et hommes. Tandis que pour l’un ; elle est considérée comme un devoir et une tâche ménagère, pour l’autre la cuisine est communément associée à une carrière et à un art. 

CHAPITRE I) LA CUISINE, UNE IDÉE CULTURELLE

Cette idée des femmes comme ménagères et des hommes comme cuisiniers est tout d’abord une idée culturelle, forgée par sa représentation dans les films, séries, publicités et télé réalités. En effet, les media dépeignent en grand nombre cette fiction selon laquelle les hommes cuisinent au restaurant et les femmes à la maison. Plus qu’une fiction, c’est un véritable mythe qui s’est créé, celui de l’homme s’inspirant de la cuisine des femmes de sa famille, de sa mère ou de sa grand-mère, puis qui la surpasse. Idée que l’on retrouve dans des films emblématiques tels que Ratatouille, Chef (2014) avec la scène du « grilled chesse sandwhich » ou encore Goodfellas (1990) avec la scène « dinner in prison ». On peut également noter qu’en France, sur 10 gagnant·e·s de l’émission Top Chef, seulement 3 sont des femmes et elles représentent seulement un 1/5 des candidat·e·s… Ce qui révèle un sérieux problème de sous-représentation dans le concours. 

Ainsi les media sont un élément clé, qui en définissant la cuisine masculine comme plus novatrice et plus importante, nous poussent à l’associer à de la gastronomie tandis que la cuisine féminine est assimilée à de la bouffe. Un article universitaire concernant les médias et la représentation sexuée des chef·ffe·s dans notre société menée en 2020 déclare que « Les images présentées dans les médias peuvent influencer les perceptions sociétales des chef·ffe·s, avec le potentiel de perpétuer la ségrégation des sexes dans la cuisine professionnelle. » Ces images nous font avaler des schémas genrés et limitants à la louche. 

Ce double standard, imprégné dans l’inconscient collectif, a des répercussions, notamment dans la répartition des tâches domestiques, puisque la cuisine quotidienne est en majorité prise en charge par les femmes au sein d’un foyer hétérosexuel, car c’est ce qui est attendu de leur part, la tradition voulant que ce soit un devoir pour elles. Ainsi, en France, 80% des femmes consacrent au moins une heure par jour à la cuisine contre seulement 36% des hommes, selon les données de 2016 de l’Institut Européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes. 

Un autre double standard très présent en cuisine : celui de la corrélation entre la sympathie et la réussite, qui est inversé quand il s’applique aux femmes. Car plus un homme obtient du succès et gagne en pouvoir, plus il est apprécié, tandis que dans la même situation une femme deviendra moins appréciée. Ceci est encore une fois dû au fait que en général, les hommes chefs sont surtout présentés comme des professionnels, avec un savoir-faire technique, tandis que les femmes cheffes sont des cuisinières domestiques féminines, chaleureuses et attentionnées. Car si la parité est présente dans la majorité des écoles (les femmes représentant 60% des élèves des écoles Le Cordon Bleu et 50% de la fameuse école Ferrandi par exemple), elle ne l’est pas au niveau de la professionnalisation. Pour preuve, bien que le célèbre guide Michelin ait récompensé 27 femmes dans son édition 2019 et ait attribué au total 36 étoiles à 33 cheffes dans son édition 2020, la proportion par rapport au nombre total reste dérisoire. En effet en 2020 elles ne représentent toujours qu’à peine 5% des 630 établissements récompensés, une très mégère amélioration par rapport à 2017 où elles ne comptaient que pour 2,6% des 616 tables primées. 

Ainsi, Les femmes sont implicitement biaisées car on attend d’elle qu’elles cuisinent, certes, mais par devoir et non par envie d’une carrière, d’une rémunération ou d’une position de pouvoir comme cheffe.

Par Cloé Garnier

Illustration – Lucie Mouton

HOUSE OF MARLOW, QUAND ÉCOLOGIE ET SENSUALITÉ SE RENCONTRENT

HOUSE OF MARLOW, QUAND ÉCOLOGIE ET SENSUALITÉ SE RENCONTRENT

HOUSE OF MARLOW, QUAND ÉCOLOGIE ET SENSUALITÉ SE RENCONTRENT

D’une inspiration romantique, douce et bohème, les pièces de la marques parisienne House of Marlow sont fabriquées en petites séries avec des tissus nobles d’origines françaises ou italiennes certifiés Oeko-Tex. Tulle doux, crêpe de soie et satin stretch, le tout teinté à la main avec des teintures naturelles. Raffinées et délicates, les pièces racontent des histoires aussi débordantes que sentimentales, qui ne demandent qu’à être racontées. Au coeur d’un atelier parisien, tout est fabriqué à la main. 

La marque travaille en collaboration avec des fournisseurs de matières qui vendent sur stock. Leurs engagements pour l’environnement les poussent à acheter uniquement la quantité de tissu nécessaire à la production de petites séries d’ensembles. 

Nous avons rencontré la fondatrice de la marque,  Billie Marlow, diplômée d’ESMOD (Ecole supérieur des arts et technique de la mode), styliste, modéliste et créatrice extraordinaire ! 

Comment as-tu débuté dans l’industrie du textile ? 

J’ai étudié à Esmod Paris où j’ai suivi le cursus “Designer de mode” : une double formation en stylisme pour le côté créatif, et modélisme pour le côté technique dans le domaine du prêt-à-porter. Par la suite, je me suis spécialisée en lingerie et corseterie en dernière année. Après des premières expériences en atelier de lingerie de luxe et en studio de création, je me suis lancée en free-lance en tant que styliste/modéliste pour des petites marques ou en devenir. Après avoir travaillé sur l’intégralité du processus de collection pour d’autres, l’envie déjà présente depuis longtemps de monter ma propre marque s’est faite de plus en plus forte. C’est ainsi qu’est né House of Marlow. 

Comment es-tu venue à confectionner de la lingerie éthique ? 

J’ai travaillé pour des marques qui fabriquaient en France, parfois en Europe mais très souvent en Asie. La démarche créative est de plus en plus limitée dans ce dernier mode de production. On envoie des dessins et des fiches techniques à des usines à l’autre bout du monde, parfois même juste une pièce à copier, et puis revient un prototype tout fait. Le choix des matières et de la qualité est régit par la contrainte des prix, toujours tirés au plus bas. 

Quelle était ton ambition dans cette démarche ? 

Je voulais pouvoir contrôler tous les aspects de fabrication du dessin au produit fini, les prototypes, la gradation de tailles, la coupe et le montage, les fiches techniques et la teinture, les photoshoots et le lancement en ligne. Dans cette démarche, la production allait forcément être limitée en petites quantités. Nous fabriquons entre 10 et 30 pièces par modèles. J’ai toujours eu le goût des belles choses et des matières nobles, alors je me suis tournée vers des fabricants reconnus pour leur savoir faire, en France surtout, et un peu au Japon, en Italie et en Angleterre. 

Tu t’es donc dirigés vers des solutions plus éthique…

Oui exactement, surtout lorsque l’on sait que l’industrie textile est la deuxième plus polluante, après celle du pétrole. J’ai préféré des matières et élastiques éthiques certifiées Oeko-Tex Standard100, des cotons biologiques, des teintures certifiées BlueSign (non nocives) et des accessoires métalliques fabriqués à Lyon en alliage éco-friendly. Même les étiquettes sont fabriquées dans la Loire par une entreprise familiale. Le choix des matières et fournitures ainsi que le mode de production s’est fait naturellement. A chaque nouvelle collection j’essaie de trouver des solutions plus écologiques aux autres étapes. La prochaine étant un emballage recyclé et des enveloppes d’envoi compostables. 

Comment est-ce que tu crées chaque pièce de tes collections ? 

J’élabore les collections en mixant des inspirations au moment où je dois créer et des dessins que je regroupe dans des carnets au fil des mois. Je choisis une direction, une ambiance, des couleurs, puis les formes dont j’ai besoin pour offrir une gamme complète de produits. S’installe ensuite un puzzle de dessins, de tissus, d’informations de détails, montage etc… Une fois le plan de collection établi, je fais les patronages, puis les prototypes. Ensuite, nous faisons des essayages pour parfaire le fitting, et on refait des prototypes jusqu’à ce qu’il soit conforme au produit final. 

Nous nous occupons ensuite de la gradation des tailles qui pour l’instant va de la taille 34 au 42 et du 85A au 95C, des tailles plus grandes viendront dans le futur. C’est notre ambition de s’ouvrir à plus de tailles. On découpe ensuite toutes les pièces et on les monte par étapes toutes ensemble. Le pièce par pièce prendrait trop de temps car on utilise jusqu’à 4 machines différentes pour une pièce. 

Quelles sont tes inspirations ? 

Mes inspirations sont assez diverse. Elles sont très visuelles. La photographie et le cinéma notamment, mais aussi la musique. J’aime raconter des histoires, voir un cliché du photographe Purienne, photographe sud-africain, réalisateur et fondateur de la publication de mode, Mirage. Ou encore, un cliché d’une femme nue, me demandant comment je l’habillerais, l’esthétique douce et l’histoire violente du film Virgin Suicides de Sofia Coppola, les textes sensuels de Verlaine jusqu’aux paroles de Bashung. Mon univers est assez éclectique. J’avais également beaucoup aimé la collection de lingerie qu’avait développé Jean-Paul Gaultier pour La Perla il y a bientôt 10 ans : une sorte de burlesque doux et poudré et un brin nostalgique. 

Quel message souhaites-tu transmettre à travers ton travail ? 

De la douceur et de la poésie. Que sensuel ne rime pas avec sexuel. Qu’il faut se plaire avant de plaire. Qu’il faut s’habiller pour soi et pas pour autrui. Faire le choix d’opter pour une lingerie pensée et créé à la main, en conscience et en petite quantité. S’offrir ou se faire offrir est une belle démarche, que ça soit dans l’optique d’avoir un ensemble qui sort de l’ordinaire ou de soutenir un démarche de slow fashion. Je veux aussi montrer que de la lingerie éthique ne rime pas avec basique, et que l’on peut s’offrir de beaux dessous originaux tout en soutenant une démarche respectueuse de l’environnement. 

Par ici pour acheter House of Marlow

Par ici pour suivre House of Marlow

Interview par Lucie Leila Mamouni 

Polyamor par Fanny Magot

Polyamor par Fanny Magot

Polyamor par Fanny Magot

Née à Lyon, Fanny Magot découvre la photographie durant son adolescence.

A travers le film et la photographie, elle se prête au genre documentaire. Attentive aux couleurs et textures, elle se passionne de thèmes relatifs au corps : le rapport que l’on entretien avec lui, et avec d’autres, à travers des relations humaines et amoureuses. Cet intérêt pour le corps humain la mène à suivre de nombreux danseurs, qui, dans leurs vies quotidiennes et leurs performances, s’approprient leur corps tout en repoussant constamment ses limites. Suite à la réalisation de son premier documentaire en 2017 à New York, elle se lie fortement à la communauté de danseurs sur place. Le travail d’improvisation dansée lui plaît pour la liberté et la création qu’elle partage avec ses modèles.

Toujours accompagnée de son appareil numérique Sony Alpha 7II  et de son 50 mm, elle mélange styles et sujets, se faisant croiser disciplines et personnages, alliant paysages urbains et douceur de la peau.

Voici son dernier projet: POLYAMOR

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