Camille, ou l’art du sourcil !

Camille, ou l’art du sourcil !

Ok, qu’est-ce qu’on sait sur les sourcils? Ils offrent à nos yeux une protection contre la poussière et autres particules diverses, on n’aurait pas l’air très malin sans et ils étaient en danger d’extermination dans les années 2000, merci Gwen Stefani hein !

Alors nous on est allé à la rencontre de Camille, une vraie artiste du sourcil et de la dermo-pigmentation. 

Amoureuse de voyages et découvertes, Camille a une seule passion: prendre soin des autres.

C’est lors d’une expédition sur un île presque déserte en Papouasie qu’elle se passionne pour les techniques novatrices de la Dermo-pigmentation, sous l’oeil avisé de la talentueuse artiste de dermographie Anda Grammatico. De retour en France, elle se lance donc dans l’aventure du Microblading et ajoute cette corde à son arc du bien être. 

Issu d’une gestuelle asiatique ancestrale, le Microblading est une technique manuelle qui permet de restructurer un sourcil de manière “plus vraie que nature”. Camille redessine le sourcil selon la morphologie du visage et harmonise la densité en traçant un trait ultra fin qui imite le poil à la perfection dans sa couleur, son épaisseur et son inclinaison. 

Le rdv prend environ 3h. Après avoir discuté avec Camille de ce que vous souhaitez faire, elle va sortir plein d’instruments d’astronautes communément appelés des bidules et des machins pour prendre des mesures de votre visage et commencer le travail de tatouage. 

Si vous souhaitez en savoir plus sur sa prestation, voici un peu de lecture

Maintenant place à l’interview ! 

Qu’est-ce qui t’a attiré vers cette pratique? Je me souviens que tu m’avais dit que c’était issu d’une gestuelle asiatique ancestrale, est-ce que l’histoire de cette technique t’a séduite? 

Tu me tends grave la perche pour faire du story-telling là ? Haha ! En fait l’histoire de la technique, je l’ai apprise un peu après avoir commencé à m’intéresser au Microblading, en me renseignant sur l’origine de cette pratique. Je pense que ce qui m’a vraiment attiré, à la base, c’est de pouvoir apporter une solution corrective et durable au visage ou au corps des personnes qui font appel à moi. Je dis « des personnes » car les hommes aussi font petit à petit leurs premiers pas vers la dermo-pigmentation et je parle du corps car je me diversifie vers d’autres techniques, mais ça, on en parlera plus loin. C’est incroyable cette transformation du regard lorsque lea client·e ouvre les yeux à la fin de la séance, c’est un vrai sourcil en trompe l’œil, j’en suis totalement accro ! J’ai toujours aimé dessiner et je viens d’un univers familial très médical donc je me sens un peu comme une artiste peintre, mais pour la peau ! Alors lorsque j’ai fait la rencontre de la talentueuse Anda sur cette île presque déserte de Papouasie (le voilà le story-telling, mais là c’est labellisé « histoire vraie ») et qu’elle m’a transmi sa passion c’est tout naturellement que l’histoire a commencé pour moi.

Qu’est-ce que tu ressens quand un·e client·e est comblé·e du résultat ?

C’est indescriptible… Mais bon comme tu me le demandes je vais essayer de le décrire. Je pense que la reconnaissance est un moteur essentiel pour tous les êtres humains que nous sommes dans tout ce que nous entreprenons, et, à ce moment précis où la personne ouvre les yeux, je me sens utile et j’aime vraiment ce sentiment d’avoir pu apporter cette joie. Je pense à elle, qui, chaque matin, se regardera dans le miroir avec un peu plus de confiance et d’estime de soi. Parce qu’on parle peut être « juste » d’un sourcil, mais ça change totalement un regard, je pense aux personnes malades qui perdent totalement leur pilosité, celles qui ont des cicatrices ou simplement une asymétrie ou un manque de densité. Le sourcil c’est ce qui souligne le regard et épice la personnalité, c’est presque un outil d’expression des émotions. 

Tu me disais vouloir te former au tatouage pour les reconstruction mammaires, tu peux m’en parler un peu plus ?

Voila nous y venons donc à ma diversification. En fait, la formation, je l’ai déjà faite, mais mon métier nécessite énormément de pratique et j’estime qu’il vaut mieux perfectionner une technique à la fois. J’ai donc choisi de me spécialiser d’abord dans le Microblading qui la gestuelle la plus difficile à acquérir d’un point de vue technique. Aujourd’hui c’est chose faite et je peux maintenant m’atteler à apprendre cette nouvelle facette qui me passionne : la dermo-pigmentation réparatrice de l’aréole et du mamelon qui permet, à la suite d’une reconstruction mammaire, de retrouver un sein qui ne laisse plus aucune trace des épreuves par lesquelles ces femmes sont passées. C’est important pour ces femmes, de pouvoir tourner la page sereinement. Plus techniquement, c’est un vrai dessin, comme une aquarelle de plusieurs couleurs de pigments, pour reproduire le prisme de votre carnation, dessiner les petits vaisseaux sanguins, dessiner un mamelon avec un effet de volume grâce aux jeux d’ombres ainsi que les petites saillies qui l’entourent. C’est un dessin qui, pour être « trompe l’oeil » n’a pas pour vocation d’être « parfait » mais simplement naturel, avec ses imperfections et irrégularités. 

Et pour finir, des questions très importantes…

Si tu pouvais échanger de vie une journée avec une personnalité, qui ce serait?

J’aurais aimé passer une journée dans la peau de Lady Soul, la Queen Aretha Franklin dans les années 60 lorsqu’elle remplissait des salles entières sur des chansons engagées telles que « Respect ». J’ai toujours rêvé d’avoir une voix soul, un peu grave, qui vous fait battre le cœur si fort que… non bon bref, je vais m’arrêter là, mes cordes vocales ne m’ayant pas suivies sur ce chemin… Et en plus d’avoir marqué l’histoire de la musique, liant pour la première fois le gospel et la pop, elle était militante pour le droit des femmes, plus particulièrement des femmes afro américaines aux côtés de Martin Luther King. Une vie incroyablement inspirante qui a pris fin l’année dernière. Je garde dans mon cœur cette femme et ses combats en l’écoutant le matin dans ma salle de bain, essayez si ce n’est pas déjà fait, ça vous colle une pêche d’enfer !

Quel super pouvoir tu aimerais avoir?

J’aimerais avoir le super pouvoir de récupérer toute la nourriture gaspillée pour pouvoir la redistribuer aux personnes qui ont faim. Rien d’impossible en fait, en théorie. Cette bonne vieille théorie. Ici, on a la chance d’avoir des soucis de « ventres pleins » donc forcément… enfin bon ce n’est pas le sujet. Sinon voler aussi ou alors pouvoir respirer dans l’eau pour découvrir les 70% de la planète engloutis sous l’eau ce serait chouette aussi !

Une chose à faire avant de mourir ?

Pourquoi une seule ? J’espère pouvoir visiter le monde, découvrir, apprendre de nouvelles cultures, je suis vraiment passionnée de voyages en sac à dos, mais je pense que si je venais à apprendre qu’il me restait une seule journée, étonnamment, j’aurai besoin de retourner aux sources, dans ma bourgogne natale entourée de mes proches à danser, rire et manger des trucs vraiment bons.

Et pour répondre à votre question, voila comment la contacter:

camilledermoart@gmail.com

06 38 58 64 55

www.camille-dermo-art.com & Instagram

2 Girls, 1 Desk – Saison 1

2 Girls, 1 Desk – Saison 1

ÉPISODE 1BUBBLES IN THE WINE

Dans les bureaux de Cacti, une soirée (foireuse) se prépare…

ÉPISODE 2 PROSCIUTTO

Alors que l’équipe est en pleine réunion, un ‘ti chien fait son entrée et contrarie tout plan de journée studieuse !

ÉPISODE 3 JOUISSANCE CLUB

Aujourd’hui Cacti reçoit Jouissance Club. Et ce qui devait Etre un interview professionnel se transforme en kermesse d’école malaisante et cours privé improvisé…

EPISODE 4 CELLE QU’ON APPELLAIT CALZONE

Calzone révèle son secret à l’équipe, prouvant encore une fois que les patronnes sont bien à côté de la plaque. Pendant ce temps, un invité non attendu fait irruption dans les bureaux…

EPISODE 5 WOODY

Woody, un investisseur aussi charismatique que dérangeant propose de racheter Cacti, créant la discorde au sein de l’équipe…

C’est le teaser de “2 Girls, 1 Desk”

C’est le teaser de “2 Girls, 1 Desk”

COMING SOON (like winter but better).

Mathias B. fait des photos

Mathias B. fait des photos

De nos jours, on se noie vite dans cette masse d’images fades et sans saveurs des internets, mais ne panique pas kiddo ! La team Cacti a sélectionné pour toi la crème des artistes d’aujourd’hui. Ce mois ci, on te présente le photographe Mathias B.

Je m’appelle Mathias et je m’intéresse à la photographie depuis plusieurs années. D’abord par mes études, j’ai étudié l’histoire de l’art et plus particulièrement la réception et la conservation d’archives photos. Ensuite, dans mon quotidien, j’y suis confronté dans le cadre de mon activité professionnel. Je travaille autour de la conversation préventive de différents supports photographiques dans une institution patrimoniale parisienne. C’est donc d’abord par une approche théorique que j’ai découvert le monde de la photographie. Très vite cependant, il m’est apparu que si je souhaitais appréhender ce médium dans son entièreté, je me devais aussi de m’y confronter par sa pratique. Comment en effet comprendre les enjeux de la conservation d’une image sans en connaitre les gestes de sa production ?

 

 

Ma série porte sur le football féminin. J’ai voulu à travers ce petite collection me confronter à une activité sportive encore mal représentée et extrêmement limitée dans les médias, et quand celle-ci est représentée, l’imagerie développée est extrêmement impersonnelle et passive. Excepté peut-être le travail récent de Charlotte Hadden pour Dazed, la représentative de la footballeuse est souvent désincarnée, posées, lointaine ou inspirées de leur pendant masculin, rares sont les photos qui ne sont pas mises en scène et témoin d’une véritable vie sportive. J’ai essayé à travers cette série de me faire le médiateur d’une équipe de foot féminine. En prenant contact avec une équipe de foot féminine, j’ai voulu à ma porter, tenter de ma faire le médiateur de ce je voyais sans mise en scène. J’espère que ce série témoignera de cette tentative de rendre justice à une activité sportive encore mal représentée.

PHOTOGRAPHIE PAR MATHIAS B.

Le temps est bon, le ciel est bleu, Instagram la tyrannie de la perfection, 29 % des utilisatrices se disent sous influence.

Le temps est bon, le ciel est bleu, Instagram la tyrannie de la perfection, 29 % des utilisatrices se disent sous influence.

Le principe de l’application tient en une phrase « pouvoir partager ses photographies avec son réseau en quelques secondes » selon la page Wikipédia dédiée à Instagram. 

La communauté d’Instagram est souvent décrite comme composée de deux catégories d’inscrits : les utilisateurs et les influenceurs. Un utilisateur est un membre lambda de la communauté, ayant une pratique plus ou moins régulière et souvent très personnelle du réseau social. Un influenceur est un utilisateur un peu différent, qui se démarque par ses followers, par l’influence qu’il exerce et par ses photos d’avocado toast. 

Aussi, on retrouve les mêmes standards féminins de beauté que dans n’importe quel magazine : les influenceuses les plus populaires sont toutes jeunes, minces, parfaitement maquillées et coiffées, au style impeccable et au physique irréprochable.  Les sourires sont figés et sponsorisés,  la pose semble inconfortable mais qu’importe : cela rapporte des likes. Dans un article du Huffington Post Québec intitulé « L’image de la femme parfaite dans notre société », Dina Husseini écrit : « La beauté se manifeste à travers le réseau médiatique, surtout avec l’apparition des top-modèles. Celles-ci incitent, de manière indiscutable, les femmes à aller faire des entraînements d’activités physiques ou de faire des régimes pour maigrir. »

23 % des influenceuses Instagram sont des top-modèles.

Publiée le 8 novembre dernier par les trois universitaires Jasmine Fardouly, Rebecca T. Pinkuset Lenny R. Vartanian, une étude sur l’impact des comparaisons d’apparences faites par les femmes sur les médias sociaux, met en exergue la capacité pernicieuse d’Instagram à susciter chez les jeunes femmes l’envie et la jalousie du corps de l’autre. Sur les 150 étudiantes sondées, la plupart ont même avoué être de plus mauvaise humeur et plus mal à l’aise avec leur apparence après avoir comparé leur corps avec celui d’une Instagrameuse. 

Heureusement, des comptes comme Wondher, Le Salon des Dames, Virginandmartyr et plein d’autres montrent une autre facette d’Instagram et permet de libérer et valoriser la parole des femmes. Le super compte de Celeste Barber reproduit des photos de stars avec dérision et dénonce avec humour la superficialité des posts. 

Faite attention aux réseaux sociaux, il est important de relativiser et de ne pas se comparer aux autres.

 

 Texte – MANON BENBOUDRIOU

Graphisme – Victoria Dubois