73% des LGBTQI+ sont rejeté·e·s dans le milieu scolaire

Pour certain·e·s, je fais appel à vos souvenirs, pour d’autres il s’agit de votre quotidien. Nous allons parler aujourd’hui d’une période de la vie que nous avons tous traversé, avec plus ou moins de difficulté.
Boutons, stress des exams, questions existentielles : allant de « comment je m’habille demain ? » à « Qu’est ce que je veux faire plus tard ? » et en passant par « Vais-je avoir le courage de dire bonjour à Bryan/Cindy à la récréation de 10H ? »  Je veux bien sur parler de cette merveilleuse période qu’est l’adolescence.


Au collège et au lycée, l’identité de genre et l’orientation sexuelle deviennent essentielles pour la simple et bonne raison que l’individu se construit.
Et pour les hétérosexuels cette période se déroule en général sans trop de problème, premier bisou à 14 ans et première fois à 17 ans selon la moyenne. Quant au collège et au lycée une fille et un garçon déambulent dans le couloir mains dans la mains, dégoulinants d’amour et de bonheur, ils ne sont ni stigmatisés, ni harcelés, ni tabassés.
Cependant l’hétérosexualité n’est pas la seule sexualité ! (Et si je viens de vous l’apprendre, sachez qu’on est en 2018 et que les Etats-Unis ont à leurs têtes une ancienne « star » de télé-réalité)
Il existe la communauté LGBTQI+ (Lesbian, Gay, Bi, Trans, Queer, Intersex).

Les membres de cette communauté, passent également par le collège, le lycée et tous ce qui va avec, et sachez que 73% d’entre eux sont rejeté·e·s dans le milieu scolaire.
C’est-à-dire que des jeunes, tentent, tant bien que mal, d’obtenir des bonnes notes en sport, d’apprendre leurs verbes irréguliers, ou bien même d’obtenir leurs bacs et ils sont 35% à être harcelés quotidiennement. Et cela en raison de leurs identités de genre ou de leurs sexualités ?
Le harcèlement scolaire a de lourdes conséquences : troubles alimentaires, scarifications, phobie scolaire, déscolarisation. Il peut entrainer même jusqu’au suicide (pensée pour Hannah Baker).
69% des LGBTQI+ sont donc insultés parce qu’ils.elles ont décidés de se faire confiance en assumant qui ils ou elles étaient au grand jour ? C’est donc cela dont il s’agit ?

Comme je l’ai rappelé précédemment, l’adolescence est une période de doute, d’incertitude et de choix pour la vie future, il est donc inacceptable que des individus gâchent leurs avenirs et leurs vies en mettant toutes leurs forces dans le fait d’essayer :  de passer outre le fait qu’ils.elles sont 35% à être discriminé·ée·s à cause de leurs identités, de surmonter les violences physiques et morales qu’ils ou elles subissent.

Pd, tarlouze, pédale, folle, travelo, camionneuse, goudou, et bien d’autres sont des adjectifs (trop) entendus dans les cours de collège et lycée, et ils n’y ont pas leur place. Ils n’ont d’ailleurs leur place nulle part.
A part sans doute les chats et les couchers de soleil, il n’y a rien de plus beau que d’assumer son identité et son orientation sexuelle, soyez fier·e·s.
#PRIDE

( Source – Rapport SOS homophobie 2018 )

 

 

Texte – Inès Svartz

Graphisme – Victoria Dubois

 

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