Marylou Faure

Marylou Faure

Ce mois-ci on vous présente l’illustratrice MARYLOU FAURE.

When you introduce yourself to a stranger, what do you say about you? And about your work?

I say I’m an illustrator and that I love drawing naked women 🙂

Quand tu te présentes à un inconnu, qu’est-ce que tu dis sur toi? Et sur ton travail?

Je réponds que je suis une illustratrice et que j’aime dessiner des femmes nues 🙂

What inspires you? How do you choose what you’ll draw?

I feel inspired by positivity and empowerment. Wether it’s from a song I hear, people I see around me, photography, movies, fashion, etc. I love drawing characters that are strong and sure of themselves.

Qu’est-ce qui t’inspire? Comment tu choisis ce que tu vas dessiner?

Je suis inspirée par l’optimisme et l’empowerement. Que ça vienne d’une chanson que j’entends, les gens autour de moi, une photo, des films, la mode, etc. J’aime dessiner des personnages forts et sûr d’eux. 

What brings you joy when working on your illustration?

When I manage to create what I had in mind. It can be really frustrating when you have an idea that you can’t visualise well, so when I look at an illustration and I’m happy with the result, it makes me happy 🙂

Qu’est-ce qui te rend heureuse quand tu travailles sur tes illustrations?

Quand je réussis à créer ce que j’avais en tête. Ca peut être vraiment frustrant d’avoir une idée que tu ne peux pas bien visualiser. Donc quand je regarde une illustration et que je suis contente du résultat, je suis heureuse 🙂

Which techniques do you use?

I work on the iPad, using Procreate. I’d like to get more into painting though, I really enjoyed working on murals and I like the imperfection you get when you’re doing things not digitally.

Quelles techniques utilises-tu?

Je travaille sur mon iPad avec Procreate. J’aimerais me mettre plus à la peinture, j’ai vraiment aimé travaillé sur des fresques et j’aime les imperfections qui ressortent quand on ne dessine pas digitalement. 

And last, if you could have a stupid but fun super power, what would it be?

Being able to make a day sunny whenever I want 🙂

Et pour finir, si tu pouvais avoir un super pouvoir con mais drôle, qu’est-ce que ça serait?

Pouvoir rendre une journée ensoleillée quand j’en ai envie 🙂 

 

Merci Marylou Faure

Interview par Claudia Bortolino

C’est le teaser de « 2 Girls, 1 Desk »

C’est le teaser de « 2 Girls, 1 Desk »

COMING SOON (like winter but better).

Roger Dressepipe et le hashtag #sexualityisnotdirty

Roger Dressepipe et le hashtag #sexualityisnotdirty

Homme de terrain, reporter de l’extrême, mais surtout misogyne aussi nigaud et maladroit qu’attachant, Roger Dressepipe s’enfonce au plus profond des femmes pour aller et venir sur les clichés machistes qui s’accrochent encore à elles…

Aujourd’hui, Roger s’est acheté un téléphone intelligent. Pour tester son QI, Roger lui pose des questions de culture générale à toute heure de la journée. Parfois il fait même exprès de se réveiller en pleine nuit pour le prendre au dépourvu avec des questions de géographie d’un niveau assez élevé. En vain : le téléphone trouve toujours la réponse et a même la condescendance de lui apprendre des choses. Roger n’est pas très heureux avec son nouveau téléphone. Il a même l’impression qu’il se met à le prendre de haut à chaque fois qu’il l’interroge.

Alors qu’il traine sa carcasse et son désappointement sur les bords de la Seine, il se met à observer les autres. Ils ont tous un téléphone intelligent à la main, à l’oreille ou dans la poche, et pourtant ils ont l’air heureux, eux. Ils les tripotent, les regardent, leur sourient, jouent avec eux, les laissent les prendre en photo. Roger est jaloux. Il voudrait troquer la relation toxique qui s’est installée avec son compagnon numérique en idylle amoureuse, et être épanoui comme tous ces gens. Alors il va à leur rencontre pour essayer de comprendre le chemin à suivre. Après discussions avec quelques-uns de ces individus, Roger comprend qu’il est bien trop con. En fait, ce n’est pas parce que le téléphone est intelligent qu’il faut nécessairement utiliser cette capacité, parce que forcément, à parler avec des personnes plus intelligentes que soi, on se sent un peu con. La solution est donc bien simple : il suffit de limiter son utilisation du téléphone à des trucs qui ne demandent pas de réfléchir, comme ça on redevient plus intelligent que lui, et on se sent tout de suite mieux. Sacré Roger, il aurait eu bien du mal à y penser tout seul ! Il remercie bien chaleureusement ceux qui l’ont aidé et se met à télécharger pleins d’applications bien cons.

Comme il ne comprend pas grand-chose à toutes ces conneries, il décide de s’attarder sur une application à la fois, et télécharge Instagram. Comme il souhaite accéder à la gloire sans trop se faire chier, Roger oriente son Insta’ intégralement sur sa personne. Il tente d’abord de devenir un influenceur mais se rend très vite compte que les vestes en pied de de poule et les pantalons à pince ont du mal à trouver leur public. Aussi, Roger change de plan et se tourne du côté de l’art fascinant de la photographie de plats de restaurants, mais les gens ne semblent pas sensibles à ses plans serrés de tête de veau et autres tripes à la provençale. Il passe donc naturellement sur la photographie animale, mais ses deux dobermans Hans et Flammenwerfer ne parviennent pas à toucher le cœur du grand public.

Après de nombreuses tentatives infructueuses, Roger parvient enfin à trouver sa voie en proposant des photos non retouchées, entièrement naturelles et sans filtres de son meilleur ami, de son confident, de sa muse, enfin vous l’aurez deviné, de son pénis. Seulement, et alors qu’il s’apprêtait à fêter son 5 000ème abonné, Roger apprend que son compte a été fermé suite à de multiples dénonciations. Bien que surpris de découvrir que certaines traditions franco-françaises ont su traverser les âges, Roger n’en est pas moins abasourdi d’entendre dire que son appareil génital a été répertorié comme un « trouble à l’ordre public ».

Aussi, il s’empresse d’en parler à la pause-café de la rédaction dès le lendemain, à la recherche d’âmes compréhensives. Au lieu de ça, ses collègues trouvent plutôt normal que des photos en gros plan de son vit n’aient pas leur place sur une plateforme communautaire tout-public. Roger est bien déçu de leurs réactions et commence à se morfondre lorsque tout à coup, sa boss surgit de derrière un yucca particulièrement fourni pour s’immiscer dans la conversation. Roger, que la perspective d’une pause-café à rallonge ne laisse pas indifférent, se laisse entrainer sans résistance. L’exemple de la cheffe porte sur différents comptes hébergés sur la même plateforme, récemment désactivés parce qu’accusés également d’exposer des contenus trop explicites. Roger, qui pour la première fois de sa vie semble en total accord avec sa supérieure, s’insurge, applaudi, se gausse ou exulte en fonction des propos exposés. Toutefois, celle-ci ne semble pas apprécier son excès de zèle :

-Roger, je ne suis pas en train de dire qu’Instagram a eu tort de censurer vos photos. Il est évident que votre… appendice n’a rien à faire sur cette plateforme populaire. Imaginez qu’un enfant tombe sur une photo en cadrage serré de votre… machin !

-Ce machin s’appelle un pénis ma bonne dame, et c’est bien la première fois que je vous entends réprimer quelqu’un qui souhaite « libérer son corps et vivre en dehors des dogmes avilissants de notre société ». Et là, paf, je vous cite !

-Vous mélangez tout Roger ! Vous sortez de vieilles conversations de leur contexte. Évidemment qu’il faut se libérer des dogmes de cette société pudibonde, mais cela doit se faire avec les autres, et non pas à leur détriment. Or, exhiber aux yeux de tous ce que vous appelez un « pénis » ne respecte aucunement cette dernière condition.

-Et en quoi des vagins charnus et disgracieux auraient plus de droit à être exposés que mon pénis admirablement saillant ?

-Mon Dieu, fit-elle en se couvrant le visage de sa main, il y aurait tellement de raisons… Mais en fait ce n’est pas le sujet. Dans la plupart des cas, il ne s’agissait pas de photos mais d’illustrations, de dessins, à chaque fois accompagnés de textes et d’explications sur des sujets très importants et trop souvent mis en sourdine justement par cette société excessivement pudique. Il était question d’éducation sexuelle, de MST, d’acceptation de son corps, d’homosexualité, de simulation, de règles douloureuses, de mycoses…

-Voilà, comme d’habitude il n’y en a que pour vos vulves. Rien pour le petit chibre à Roger.

-Votre « petit chibre», et à ces mots la cheffe se gaussa sans retenue, n’est pas le problème. Vagin, verge, même combat ! C’est vous qui devriez voir plus loin que le bout de votre gland : c’est du contrôle de nos contenus par les géants d’internet dont il est question. Internet nous est présenté comme un espace libre d’expression, où nos données ne sont la propriété de personne. C’est faux : nos données sont collectées à tout moment et revendues à une poignée de multinationales qui, en plus de se gaver de ces big data, se permettent de décider ce qui est bon pour nous ou pas. Facebook censure des tableaux où l’on voit dépasser un téton, la France est dans le top 3 des pays qui censurent le plus de post sur Twitter, même Tumblr, qui était connu pour sa grande réserve en matière de pornographie alternative, bien loin des portails X « traditionnels », a fermé ses portes à ce contenu sous la pression du colosse Apple. Et maintenant Instagram censure des dessins expliquant comment mettre une capote ou pourquoi il est normal que parfois un homme bande mou. En acceptant ça, on accepte une servilité docile envers ceux qui gèrent Internet, on accepte de regarder uniquement ce qu’ils choisissent de nous montrer, on quitte une liberté réelle pour une prison virtuelle.

 

Roger, comme souvent après une discussion trop intense avec sa patronne, sentit venir des picotements dans l’entièreté de sa boîte crânienne. La première chose qu’il fit en rentrant dans son penthouse fut de fermer définitivement son compte Instagram, non sans contempler une dernière fois quelques-unes de ses œuvres. Puis, de son plus beau stylo quatre couleurs, il se mit à rédiger une note qu’il glissa avec plusieurs autres papiers dans une enveloppe à destination de sa patronne. Quelle ne fut pas la surprise de celle-ci lorsqu’elle découvrit le contenu du pli, qui disait en substance quelque chose comme ceci :

« Boss, je n’ai pas tout compris à notre conversation de l’autre matin. Ce n’est pas de ma faute, dès que quelqu’un prononce le mot « vagin », mon cerveau déraille et se met à me passer en boucle des images que je préfère ne pas décrire ici… Des vagins pour la plupart. Et quelques paires de miches aussi. Enfin je pense avoir compris l’essentiel, et j’ai supprimé mon compte Instagram. Toutefois, je veux faire plus, je veux moi aussi participer à la révolte numérique. Aussi, vous trouverez ci-joint mes plus beaux clichés « personnels », sur lesquels on peut facilement identifier une concentration des principales IST recensées à ce jour, qui pourront servir d’illustration à vos amis de la résistance.

Syphilissement votre,
RD »

Par Léo Minary 

Illustrations et Bannière par Camille Dochez

Le Salon des Dames – Est-ce qu’Artiste est un métier d’hommes ?

Le Salon des Dames – Est-ce qu’Artiste est un métier d’hommes ?

The Advantages of being a woman artist, Guerilla Girls 1988

On continue notre collaboration avec la revue Deuxième Temps. Tous les mois, Céline Giraud et Alicia Martins nous parlent de faits de société contemporains et les mettent en relation avec des œuvres et des artistes passé·e·s, présent·e·s ou futur·e·s. Histoire de faire dialoguer tout ce petit monde.

Est-ce qu’artiste est un métier masculin ?

En France, l’académie des Beaux-Arts n’a accepté les femmes qu’en 1896. Avant, l’accès aux ateliers leur était généralement interdit : elles auraient “distrait” les hommes qui y étaient. Des cours leur ont été créés mais ils avaient quelques différences avec ceux traditionnels : peindre des nus était interdit car les femmes étaient bien trop fragiles mais elles pouvaient s’exercer en réalisant des petits tableaux ou de l’enluminure, aux thématiques définies ; on les cantonnait à un artisanat considéré comme gracieux. En dehors de ces académiciennes étouffées, les rares à être devenues peintres, sculptrices, ou plus tard photographes, ont entendu dire qu’elles créaient “comme des hommes”. Jusqu’au XXe siècle, être une femme artiste talentueuse c’était donc être une femme qui s’approprie les gestes et la profession d’un homme. Finalement, rien de plus qu’une bonne imitatrice.

Dans ces conditions, comment contrer les interdits et montrer à tous l’absurdité de ces hiérarchies de genre ?

Etre la femme de

Les femmes artistes sont présentes dans tous les pans et périodes de l’histoire de l’art, mais presque toujours en étant liées à des hommes. Aux XVIe et XVIIe siècles, Lavinia Fontana et Mary Beale ont dû laisser leurs maris gérer leurs carrières tels des agents. Elles signaient leurs travaux et ont été reconnues en leurs propres noms, ce qui semble déjà positif. Mais si d’autres géraient leurs carnets de commandes, quelle était leur liberté face à la création ?

Lavinia Fontana, Autoportrait au clavier avec sa servante, 1577 © Galleria dell ‘Accademia di San Luca, Rome.

 

En plus, Lavinia Fontana n’a pu devenir peintre que parce que son père l’était lui-même. Il l’a formée hors des académies réductrices et c’est lui qui l’a aidée à entrer dans le monde des arts. Elle signait d’ailleurs souvent “Lavinia fille de Prospero Fontana”, ce qui atteste son ascendant.


D’un autre côté, certaines notaient uniquement leur nom d’épouse pour mettre leur mari en avant. Ainsi Elisabeth Vigée-LeBrun se contentait souvent d’un “LeBrun”. Idem pour Anne Vallayer Coster qui signait “Mlle Valayer”, puis a réduit à “Mde Coster” ou “VC” après son mariage. Si cela peut paraître simplement affligeant aujourd’hui, à l’époque c’était un bon stratagème : de cette manière, elles ont habilement repris à leur compte la renommée de leurs conjoints. C’était un moyen de se faire connaître malgré le regard paternaliste de la société. Certains tableaux de maître ont même certainement été en partie ou totalement réalisés par les femmes présentes dans leurs ateliers qui y étaient souvent cachées. Les célèbres frères Van Eyck, par exemple, ont su profiter de leur soeur, devenue essentielle dans leurs créations. Mais maintenant, comment connaître sa part dans le succès de ses frères ? Qui se souvient d’elle ?

Le pire des cas reste celui d’artistes comme Margaret Keane, dont le mari signait les tableaux et touchait l’argent des ventes. Lorsqu’elle a voulu assumer ses travaux et y apposer son nom, elle a subi ses menaces et est restée dissimulée de nombreuses années. Il a fallu qu’elle peigne un tableau en direct durant le procès contre son mari pour que justice soit faite.

Margaret et Walter Keane, photographie © Getty Images

Finalement, c’est l’histoire de manière globale qui a camouflé les femmes artistes. On tarde encore maintenant à les mentionner dans les ouvrages spécialisés. Mais des associations telles qu’AWARE se sont saisies de la question et agissent pour faire reconnaître les créatrices. A nous d’agir pour soutenir les artistes et peser dans la balance de l’égalité dans le domaine de l’art.

Céline Giraud & Alicia Martins Fondatrices de la revue Deuxième Temps

Dora nique le patriarcat – Aux U.S.A

Dora nique le patriarcat – Aux U.S.A

Depuis que ses seins ont poussé, accompagnés d’une vive conscience politique, Dora l’exploratrice est dévorée par l’envie impérieuse de déglinguer le patriarcat. Ce mois-ci, la rédaction de Cacti l’a envoyée en Géorgie pour voir où en est le féminisme dans l’Amérique de Trump, où le droit à l’avortement commence dangereusement reculer.

Voici son compte-rendu.

Babouche et moi rentrons tout juste d’Atlanta où nous avons passé de super vacances. Là-bas, une nouvelle loi vient d’être signée et entrera en vigueur l’année prochaine et il faut absolument que je vous en parle.
Elle est assez golri : elle dit que les fœtus, à partir du moment ou un battement de cœur est détecté (c’est-à-dire après environ de six semaines de grossesse), sont des êtres humains, avec des droits juridiques et tout. Et que par conséquent un avortement après six semaines (contre vingt semaines auparavant) reviendrait, en toute logique, à un meurtre.
Comme en Géorgie le meurtre est passible de peine de mort, je te laisse imaginer le délire. Heureusement, ça peut se limiter à la prison à vie, et ça c’est moins relou LOL.
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C’est la première fois aux Etats-Unis que les femmes qui mettent elles-mêmes un terme à leur grossesse sont criminalisées. Avant si elles se démerdaient par leurs propres moyens ça ne regardait personne. Maintenant, ça va encore plus loin que ça :
– Elles seront accusées de complot si elles vont avorter dans un autre Etat
– Elles seront accusées d’homicide au 2e degré (sans préméditation) si elles font un truc qui provoque une fausse couche (fumer un joint, faire Space Mountain, manger des haricots verts…)

En plus, notion de fœtus qui devient une personnalité juridique pose plein de nouveaux problèmes hyper marrants, du genre :
– Que faire des femmes qui seront incarcérées et enceintes au moment où la loi entrera en vigueur ? Pourra-t-on considérer leurs enfants comme des citoyens Géorgiens détenus contre leur gré ?
– Comme cette loi est censée, d’après le gouverneur de la Géorgie, « garantir à tous les Géorgiens l’opportunité de vivre, grandir, apprendre et prospérer », est-ce qu’elle ne se contredit pas en permettant à des enfants de naitre dans des familles qui ne veulent pas d’eux ?
– Vu que six semaines d’aménorrhée ça correspond à peu près à un retard de deux semaines de règles, faut-il systématiquement éviter d’aller à Disneyworld durant les 21 premiers jours du cycle ?

On pensait que personne ne pouvait faire pire en termes de contrôle sur le corps des femmes mais heureusement la semaine dernière l’Alabama a gagné le jackpot de la mesure la plus répressive concernant l’avortement.
L’Alabama, tenez-vous bien, vient de voter une loi interdisant même l’avortement « en cas de viol ». (Bon tous les détracteurs de cette loi précisent « ou en cas d’inceste » mais si l’inceste c’est pas du viol alors moi je suis Peau d’âne.) CE QUI SIGNIFIE que désormais les femmes enceintes après un viol, même mineures, devront mener cette grossesse jusqu’à son terme, puisque les médecins pratiquant des avortements seront passibles jusqu’à 99 ans de prison. La solution envisagée sera sans doute le recours en masse à l’abandon d’enfants qui viendront grossir le rang des orphelins en foyer.
Mais le président du Sénat d’Alabama, content de lui et magnanime, a qualifié cette étape de « majeure dans la défense des droits de l’enfant à naître ».

VOILA SUPER MERCI BONSOIR.

Par Amandine Deguin 

Bannière par Camille Dochez