Flavie Eidel fait des photos

by | Apr 17, 2019 | Photos | 0 comments

Modèle : @audgpus

Comment es-tu arrivée à la pratique de la photographie ?

J’ai grandi dans la photographie, en tant que fille de passionné, et ai eu mon premier bon vieux DSLR quand j’avais une dizaine d’années. J’ai commencé à photographier un peu tout, mais surtout n’importe quoi. Les portraits sont arrivés bien plus tard, vers l’âge de 20ans. Alors que le féminisme m’était complètement inconnu à ce moment là, c’est tout de même tout naturellement que je me suis tournée vers les femmes.

Qu’est-ce qui te plaît dans ce média ?

Je pense que ce qui me tient à coeur dans la photographie, c’est le fait de capturer la vulnérabilité d’un moment entre le.a modèl.e/client.e et moi-même, la photographe. J’ai réalisé il y a peu que je faisais très difficilement confiance aux gens, donc la photographie me pousse dans mes retranchements. Mon travail n’aurait jamais vu le jour si je n’avais pas fait entièrement confiance aux personnes que je photographie. C’est un instant spécial, durant lequel on est complètement connecté.e.s l’un.e à l’autre avec pour unique but de créer quelque chose de spécial ensemble.

Même si j’aime plein de choses dans la vie, j’entretiens un lien tout particulier avec la photo. En effet, étant bipolaire, la dépression n’est jamais loin, mais la photographie a toujours su me sortir des moments les plus sombres. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai un boîtier tatoué sur le corps.

Quel est ta relation avec la mode et particulièrement la photographie de mode ?

Selon moi, la photographie de mode idéale est un parfait mélange d’art, d’avant gardisme, et de parti pris. Elle est loin de l’élitisme qu’on lui prête et elle parle à tou.te.s. Nous vivons dans une société capitaliste alimentée par la surconsommation d’images. La photographie de mode est absolument partout, ce qui en fait un facteur important en terme de représentation. Lorsqu’elle décide de nous occulter, on en vient vite à se demander ce qui cloche chez nous et ce que l’on doit changer pour être enfin acceptée, validée, aimée. Puis moins les autres nous voient représentés, et plus le faussé se creuse.

Le manque de représentation participe très clairement aux inégalités sociales. C’est ce pourquoi je suis toujours ravie d’adapter mes tarifs pour mes client.e.s issu.e.s de minorités sociales ou d’offrir des photoshoots à certaines occasions, comme par exemple pour la Trans Day of Visibility.

Est-ce que tu utilises tes valeurs et tes convictions dans ta pratique de la photographie ?

J’essaye d’utiliser mon art pour parler de sujets qui me tiennent à coeur en les enrobant d’une esthétique qui me ressemble. Et si je peux inspirer des femmes à s’aimer ou vouloir essayer la photo, alors j’ai tout gagné!

Modèle: @anastasiaxmiller.

Modèle: @happyhannahkkuh

Modèle : @jluna0715

Modèles: @niaandness

Modèle: @ari_reb

Modèle: @selena_cindy MUA: @kitschyxwitch

Modèles: @anastasiaxmiller @happyhannahkkuh

 

 

 

 

PROPOS RECCUEILLI PAR ALICE DARDUN
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