Lettre à Harriet Tubman (1820-1913)

par | Déc 10, 2018 | Breaking news pour l'outre tombe | 0 commentaires

Militante étasunienne anti-esclavagiste et pour le droit de vote des femmes. Surnommée Moïse Noire de par ses (très) nombreuses actions qui permirent la fuite d’esclaves vers le Nord. Première femme noire à avoir mené une action militaire sur le sol étasunien, menant à la libération de 750 esclaves.

Chère Harry,

J’avoue que je suis heureuse de t’écrire, parce que peu de personne te connaissent alors que tu mérites clairement une des palmes de la badassitude. Rappelons que tu devais être l’effigie des billets de 20$ en 2020, mais que Trump a annulé cette décision. Beau signal, Donald.

M’enfin, parlons de choses plus actuelles que les réac périmés (wink Georges Bush père).

D’abord, j’aimerais te partager la dernière BD d’Emma, Les conséquences. Suite aux réactions quant à sa BD sur la charge mentale, elle revient pour un round 2 et mettre chaos les rageux. Un truc qui revient souvent quand on parle de ce sujet, c’est le mythe du « Male Breadwinner » : l’image répandue, c’est que si la majorité des femmes des couples hétérosexuels portent le poids de l’organisation du foyer, c’est parce que les hommes sont chargés de ramener l’argent pour entretenir toute la petite famille. Pourtant, « d’après l’INSEE, en 2015, 67,6% des femmes et 75,5% des hommes de 15 à 64 ans faisaient partie de la population active » nous dit Emma. Eh oui, les femmes ramènent aussi la thune (enfin, moins l’écart de salaire dû au vagin), et c’est pour ça qu’on parle de « double journée ».

On parle même de triple journée (Caroline Moser) pour les femmes des familles à faibles revenus : l’emploi, le foyer, et la communauté. Eh oui (bis), celles qui s’occupent de la communauté, comme lutter contre les violences policières, faire des démarches administratives pour tout le monde, aller chercher des gamins chez untel ou unetelle. Autant dire que du coup, la charge mentale, c’est même un peu léger pour certaines.

Mais du coup, les Gilets Jaunes, c’est pas un truc de gros « beaufs ». Bah ouais, le coût de la vie c’est même un combat un peu féministe sur les bords. D’ailleurs, Titiou Lecoq en parle super bien dans son article : le capitalisme et le patriarcat font très bon ménage.

Allez, plein de bisous pour terminer.

Longue vie aux antisystèmes !

Par Clémentine Biard 

Illustration par Justine Lacoste 

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