La Playlist de Noël d’Humour Man

La Playlist de Noël d’Humour Man

Month: December 2018

L’anniversaire de Saucisse – Quel-lle Saucisse Whatever es-tu ?

L’anniversaire de Saucisse – Quel-lle Saucisse Whatever es-tu ?

Month: December 2018

QUEL-LLE SAUCISSE ES-TU ?

Le Salon des Dames – “We is them ghetto witches, speakin’ in tongue bitches”

Le Salon des Dames – “We is them ghetto witches, speakin’ in tongue bitches”

Month: December 2018

 

On continue notre collaboration avec la revue Deuxième Temps. Tous les mois, Céline Giraud et Alicia Martins nous parlent de faits de société contemporains et les mettent en relation avec des œuvres et des artistes passé·e·s, présent·e·s ou futur·e·s. Histoire de faire dialoguer tout ce petit monde.

Portrait de sorcières/ Sortilèges & Art

Anna Göldin est probablement la dernière sorcière à avoir été décapitée en Europe. Ironie du sort, ce n’est pas tellement à cause de ses pratiques mais, a priori, pour avoir voulu dénoncer pour harcèlement sexuel le médecin qui l’employait. Ce dernier, dans un stratagème machiavélique, l’a accusée de sorcellerie afin de lui couper l’herbe sous le pied..

Anna Göldin, Image tirée du film “Anna Göldi, Last Witch” (Alpha Film / Alamy), 1991

Sorcières : femmes de pouvoir

Cette anecdote, loin d’être anodine, révèle la puissance des sorcières dont on a peur. Les légendes qui relatent leurs histoires sont nombreuses et anciennes. Certaines sont maléfiques comme Circé et Médée, d’autres plus modérées commes les pythies, femmes respectées et vénérées pour leurs pouvoirs divinatoires inaccessibles aux hommes.

Ces manières de considérer les sorcières vont de paire avec le statut des personnalités féminines. Spoiler alert, ce dernier n’a fait que rétrograder au fil de l’histoire : si chez les grecs et les romains, elles sont puissantes et participent activement aux grandes décisions politiques, au Moyen Âge c’est la dégringolade. Les femmes sont craintes car leurs pouvoirs magiques sont dangereux. Elles sont impossibles à maîtriser ! Evidemment, les hommes n’ayant pas la capacité de devenir sorcière… Jaloux ! Le problème c’est que ces femmes n’ont pas besoin d’eux ! Souvent indépendantes, fortes et autonomes, elles ont fait du don de sorcellerie une arme puissante. Et malheureusement, il est aussi devenu leur discrédit.

Dans l’imaginaire visuel européen, deux clans s’affrontent : la vieille sorcière repoussante, qui a perdu son potentiel de séduction – et donc une forme de pouvoir du point de vue masculin – et la jeune femme supposée belle et envoûtante. Le physique séducteur de cette dernière est transformé en aspect prédateur. Dans le tableau Le Vampire du norvégien Munch, la femme devient une créature surnaturelle entre sorcière et suceuse de sang. C’est bien avec son corps qu’elle exerce un pouvoir : sa chevelure rouge enferme l’homme dans son étreinte. Attribut féminin par excellence dans l’art, la coiffure transforme ainsi chaque femme en danger potentiel. Cette mécanique de crainte face aux sorcières se généralise facilement aux femmes puissantes.

Edvard Munch, Le Vampire, 1893-94, huile sur toile, 91 x 109 cm. (C.) Musée Munch, Oslo.

Sorcières : femmes contemporaines

“Les sorcières ont toujours été des femmes qui ont osé être : inspirées, courageuses, agressives, intelligentes, non conformistes, exploratoires, curieuses, indépendantes, sexuellement libérées, révolutionnaires. Cela explique peut-être pourquoi 9 millions d’entre elles ont été brûlées”, Witch Bloc, groupe féministe et anticapitaliste radical, 1968.

Rapprocher le féminisme de la sorcellerie n’est pas une coquetterie de notre part puisque des mouvements s’y ancrent, notamment ceux dit “écoféministes”. Les rituels mis en place, les prières et incantations sont de merveilleux matériaux pour les artistes. L’utilisation d’éléments naturels va permettre aux créatrices de s’inscrire dans un monde plus terre-à-terre, vrai et palpable. De même, la sorcellerie ouvre à une réappropriation de l’espace

domestique qu’on réservait justement aux femmes.

Dans Silueta Works in Mexico, Ana Mendieta illustre cette parfaite communion entre la nature et son corps. Ses silhouettes sont calcinées en rappel avec des rituels anciens de sa culture mexicaine, fleuries et éphémères. Ce travail en collaboration avec la nature est lent, fragile. Il donne à méditer sur notre traitement du temps, les sociétés matérialistes et consuméristes.

La figure de la sorcière étant aujourd’hui réhabilitée, ces pratiques retrouvent une place dans notre société, quitte à provoquer comme le fait la rappeuse féministe Princess Nokia dans Brujas : “We is them ghetto witches, speakin’ in tongue bitches”

Dans son clip, les femmes mènent une double vie : celle urbaine et l’autre naturelle. C’est l’histoire d’une sororité de sorcières.

En ce moment, la sorcière est sur le bout des lèvres de nombreuses féministes. Mona Chollet l’a même étudiée dans Sorcières, La puissance invaincue des femmes. Elle explique que ce retour à la mode vient avec la volonté d’émancipation : en renouant avec l’ancienne part de sorcellerie que chacune détient, les femmes s’affirment encore plus fortes. Aussi, pour Chollet, la sorcière d’aujourd’hui est la célibataire aux cheveux blancs entourée de chats. C’est une praticienne comprenant la nature et capable d’évoluer comme bon lui semble !

Céline Giraud & Alicia Martins Fondatrices de la revue Deuxième Temps

Détective CM présente Gîte Bonheur & Bohème

Détective CM présente Gîte Bonheur & Bohème

Month: December 2018

 

 

Je suis Claire-Ma aka la détective bons plans sorties / évents / nouveautés de Cacti ! J’aime rien que pour vous tester les trucs les plus weird et coolos de notre cosmo Lyonnais. Ici, on parle de ce qui fait faire boom boom à notre petit cœur ou pas. En toute modestie, nous avons instauré un barème du bon goût  ! Pratique non ?

 

Mobile n°1 :  Toute diva mérite sa tanière de l’hiver

Lieu du crime : Gite bonheur & Bohème

165, Chemin du Rafour – 69130 ECULLY

Toutes les infos prix, réservations et questions à retrouver sur le site et Instagram

https://bonheurboheme.fr

Spot : 4/5

Si vous n’avez jamais eu la fibre familiale, après votre séjour chez Karine cela va changer. On pense souvent à tort qu’il faut sortir très très très loin de Lyon pour prendre une bouffée d’ondes positives et d’air bien frais et bien on a grand tort ! L’ambiance est sereine, calme, bucolique on y passerait bien une ou deux vies !

 Divan sacré & autres commodités: 4/5

On cherche les défauts mais ce n’est pas si facile! Les chambres sont décorées avec goût, les petits détails invitent au voyage & au rêve. Tout de même : le whouuuaaaa c’est l’extérieur et le spa : un hammam privé digne d’une machine à remonter le temps avec la vue sur nos amis les conifères, une piscine à l’eau traitée qui dorlote notre peau et cerise sur le gâteau une terrasse où il fait bon se rouler des pelles devant The coucher de soleil !

Ça s’est dit: 4/5

Quelle douce fin pour une chronique :  vous rendre compte de la qualité des potins & autres tapages nocturnes ! Chez Karine, on a fait des rencontres on a bu des verres avec des inconnu·e·s et c’était beaucoup trop bon ! On a entendu un jeune couple se chamailler sur leur futur fête de l’amour… Et puis surtout on a adoré prendre des cafés avec toi Karine, ta personnalité, tes convictions et ta bonne humeur. On recommande ce joli cocoon à faire à deux, à trois, entre cops, en famille ou en solo…

 

Par Claire-Marine Petit

Romy Alizée fait des photos et s’insurge contre la politique d’Instagram

Romy Alizée fait des photos et s’insurge contre la politique d’Instagram

Month: December 2018

De nos jours, on se noie vite dans cette masse d’images fades et sans saveurs des internets, mais ne panique pas kiddo ! La team Cacti a sélectionné pour toi la crème des artistes d’aujourd’hui. Ce mois ci, on te présente la photographe RomY Alizée.

 

La photographe Romy Alizée a vu son compte Instagram fermé après la publication d’une photo. Avec la contribution d’Apolline Bazin (co-fondatrice de « Manifesto XXI »), elle s’insurge dans une tribune publiée dans Libération, contre la politique de contrôle des plateformes qui vise avant tout le corps des femmes.

Un texte nécessaire et co-signé par de nombreux artistes et collectifs dont Cacti fait partie.

Voici sa tribune que nous avons choisi d’illustrer de ses photos :

Tribune. Le 24 novembre 2018 à 10 heures, je me suis connectée à Instagram pour partager l’une de mes dernières images, un autoportrait où je pose avec une amie, et un long double gode. J’avais pris soin de penser cette photo sans nudité. Pas par crainte de la voir signalée, mais par simple choix artistique. Cette photo fut ma dernière publication. Mon compte a été supprimé quelques heures après, sans le moindre mail explicatif. Il y a trois ans, Facebook me faisait déjà le coup. 72 heures plus tard, après avoir rendu public mon petit coup de gueule et gentiment contesté auprès d’Instagram la suppression de trois ans de contacts, photos et échanges de messages, je reçois un mail de leur part. La modération s’excuse de cette erreur et m’invite à me reconnecter. Malheureusement, d’autres n’ont jamais eu cette chance. Cette expérience nous amène aujourd’hui à alerter sur le totalitarisme culturel insidieux qui régit cette censure.

Des décisions arbitraires

En l’espace de trois jours j’ai échangé avec de nombreuses personnes concernées par cette censure. Beaucoup d’artistes, de modèles photo ou encore de travailleuses·eurs du sexe qui travaillent tou·te·s sur le corps ou l’érotisme. Des artistes majoritairement féministes qui prennent pourtant soin de censurer au préalable leurs images à grand renfort de flou et d’émojis. Propriété dudit Facebook depuis 2012, Instagram impose en effet des conditions d’utilisation qui ont moins à voir avec ce que la loi sanctionne (exposition pornographique à des mineurs, incitation à la haine…) qu’avec des décisions arbitraires et réactionnaires. Alors que pullulent sur le feed mondial d’Instagram des images sexistes, violentes et haineuses, doublées de commentaires homophobes, misogynes ou racistes, c’est bien moi, photographe et travailleuse du sexe féministe qu’ils ont condamnée et ce, sans préavis. Les productions visuelles de grandes entreprises telles que Playboy ne semblent pas inquiétées par ces mesures restrictives. Je déplore une différence de traitement pour le moins sexiste.

Certes, Facebook et Instagram sont des entreprises américaines, emblématiques d’une certaine mondialisation. Mais si elles séduisent des utilisateurs partout dans le monde, la neutralité affichée se révèle finalement néolibérale et conservatrice. Or donc, dans ces espaces qui fonctionnent sur l’autoreprésentation des utilisateurs, un contrôle des corps et des idées sévit. Le manque de transparence d’Instagram se révèle quand des utilisatrices rapportent que leurs photos en lingerie n’ont jamais entraîné de signalement contrairement aux images où leur nudité accompagnée d’un discours politique leur a valu de nombreuses suppressions. Est-ce cela la (vraie) norme à respecter ? Est-ce pour cela que les contenus mainstream de Playboy USA ne sont pas attaqués ? Ou bien est-ce parce que les grands producteurs d’images paient pour distribuer leurs contenus, devenant ainsi des clients de Facebook et Instagram ?

Travail gratuit et exploitation

Un constat évident ressort des échanges avec divers acteur·ice·s concerné·e·s par la censure : nous ne sommes plus sur Instagram réellement par choix, nous y sommes parce que son usage est devenu indispensable pour diffuser notre travail.

Nous pouvons certes créer des sites internet qui éviteront cette censure, mais comment les promouvoir si Facebook et Instagram en bloquent l’accès ? En plus d’une censure manifeste, il s’agit d’entraves à l’évolution professionnelle d’artistes proposant des contenus «problématiques». Ces réseaux dits sociaux possèdent le monopole de la diffusion artistique en ligne ; il est donc gênant qu’ils exercent de tels abus de pouvoir, excluant de leurs plateformes certain·e·s artistes au motif qu’ils ou elles ne respectent pas leur politique. Encore une fois, de quels «problèmes» parle-t-on dans les contenus dont il est question ici ? Qu’est-ce qui dérange tant ?

Nous, artistes, partageons gratuitement nos œuvres dont Instagram tire profit. Présentée comme celle d’un service de diffusion, la réalité d’Instagram est plus simple : son existence ne tient qu’à nos contenus. Ces derniers représentent du temps, du travail. Instagram ne nous rémunère pas pour cela. En ce sens, il est intéressant de parler de travail gratuit et d’invisibilisation au même titre que les tâches domestiques qui n’ont jamais rendu les femmes au foyer financièrement autonomes. En bonnes entreprises capitalistes, Facebook et Instagram savent tirer parti de l’implication de notre audience. Qu’en est-il de la répartition de ces bénéfices ? Puisque Facebook et Instagram sont des espaces de médiation privés, et non des espaces publics ayant à cœur la diversité culturelle. Les interactions des utilisateur·rice·s ont une valeur mercantile et le «travail des utilisateur·rice·s» doit aussi être qualifié comme tel pour que notre public puisse comprendre que nous sommes tou·te·s concerné·e·s. Pourquoi sanctionner des contenus désirés et soutenus par une communauté active si ce n’est pour signifier que ces contenus sont déviants, que nous artistes et utilisateur·rice·s sommes déviant·e·s ? Nos imaginaires et leur pouvoir politique sont en jeu.

La guerre contre le téton

La politique discriminatoire d’Instagram et Facebook nous pose enfin problème en ce qu’elle semble cibler principalement le corps des femmes, ou plutôt certains corps de femmes. Dans ses nouvelles conditions d’utilisation, Facebook – et donc Instagram – interdit la nudité, les scènes d’activité sexuelle même si elles ne sont pas directement visibles et réaffirme au passage son puritanisme en banissant tout ce qui touche de près ou de loin à la notion de plaisir. Le flou qui entourait le banissement d’images de mamelons se précise et, encore une fois, ce sont les femmes qui ressortent vaincues de cette épuisante guerre contre le téton. Le sein féminin, responsable de tous les maux, n’est en clair autorisé qu’à la condition d’être enfoui dans la bouche d’un enfant, en cas de maladie ou bien s’il est lié à un acte de protestation. Cette nouvelle mention pose question : dans quelle mesure Facebook peut-il juger qu’il y a «protestation» ? Faut-il manifester seins nus, une couronne sur la tête et délivrer des discours discriminants pour être tolérées par ce dernier ? Nous sommes nombreuses à utiliser nos corps comme outils politiques et à lutter contre la discrimination genrée à travers nos œuvres et différents médias, dont la pornographie éthique et féministe fait partie. Et nous serions les seules à ne pas pouvoir décider de nos autoreprésentations féministes et politiques ?

Rappelons qu’à ce jour, aucun homme n’est venu se plaindre de la suppression de son compte lié à des images topless. En revanche, des photos d’hommes trans dont le torse est considéré comme féminin par Instagram se font régulièrement signaler et supprimer. Sexiste, transphobe et grossophobe, le hashtag #fatkini (un hashtag de femmes grosses qui posent en maillot de bain) semble effectivement avoir causé de nombreuses suppressions d’images, alors même que des millions de clichés de femmes (ultra)minces (pour ne pas dire anorexiques) posant sur la plage restent en ligne. Un problème d’algorithme peut-être ? En définitive, Instagram tolère les femmes si elles portent de la lingerie, sont épilées, n’ont pas leurs règles et ferment leur bouche (oui, les images de poils ou évoquant les règles sont des contenus indésirables). L’émancipation des femmes chez Facebook, ce n’est pas pour demain !

Un monde aseptisé

A trop censurer les contenus de ses utilisateur·rice·s, Instagram, encore plus que Facebook, fabrique une norme policée… à des années-lumière de ce qu’est le monde, renvoyant un message déformé à ses millions d’inscrit·e·s. Là où la diversité de nos cultures, de nos modes de vie et de pensées pourrait se rencontrer, un monde aseptisé se dessine, où tout le monde mange pareil, voyage aux mêmes endroits, où les filles passent leur temps en maillot de bain, où la violence – des propos non modérés et d’images excluantes – se perpétue.

Pour arriver à leurs fins, les méthodes employées par les réseaux sociaux pour nettoyer leurs plateformes méritent qu’on s’y attarde : un récent documentaire alerte sur les conditions de travail d’employé·e·s sous-payés par ces entreprises dans des pays au niveau de vie largement inférieur à celui des Etats-Unis. Leur emploi consiste à regarder chaque image ou vidéo allant à l’encontre des règles imposées par Facebook et compagnie pour les supprimer. Certaines images sont d’une extrême violence et ces employé·e·s, majoritairement jeunes, sont contraints de les visionner intégralement, sans qu’aucune précaution ou médiation culturelle n’encadre leur travail. Une entreprise américaine puritaine exploitant des personnes racisées et sous-payées, voilà la recette d’une censure rapide et efficace.

Nous pourrions choisir de quitter Instagram. De nous tourner vers d’autres réseaux. Mais les alternatives se font rares : Tumblr vient d’annoncer la suppression de tous les «contenus adultes» de leur plateforme jusqu’ici «conciliante» (merci Apple). Patreon (1) a durci ses conditions à l’été 2018. Certain·e·s s’exilent, mais il y a un prix à payer, en tout cas pour les artistes. Nous pensons surtout que cette sortie ne devrait pas être la solution. La communauté dont parle Instagram, c’est nous aussi. L’injustice qui cible les femmes, les artistes féministes, les travailleuses du sexe, les personnes queer, les personnes trans, les personnes grosses et les personnes racisées n’est pas tolérable. Elle est en totale contradiction avec le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Combat qui ne peut se passer de visibilité et de nouvelles représentations. Instagram, géants du net, si vous nous lisez, sachez que les textes comme celui-ci fleuriront, nous en sommes sûres. Il vous faudra répondre de cette discrimination genrée. L’injustice appelle la lutte, et nous, féministes ne baisseront jamais les bras.

(1) Patreon Inc., est une plateforme de financement participatif basée à San Francisco et créée par le musicien Jack Conte et le développeur Sam Yam. Elle permet aux artistes inscrits d’obtenir des financements de mécènes sur une base régulière ou par œuvre créée.

Signataires : Erika Lust réalisatrice de films érotiques, Emilie Hallard photographe et éditrice, Tess Raimbeau iconographe, Emilie Moutsis artiste plasticienne, Kali Sudhraartiste, activiste et travailleuse du sexe, Gilles Berquet photographe, Jean-Marc Sanchez fondateur de la Nue galerie, galeriste, Maïc Batmane artiste-illustratrice, Marie Savage Slit éditrice de la revue érotique Berlingot, Kay Garnellen artiste queer et travailleur du sexe, Festival du Film de Fesses, SMITH artiste, Rebecca Chaillon performeuse, Marianne Maric photographe, Emilie Jouvet réalisatrice et photographe, Jessica Rispal photographe et éditrice du Bateau magazine, Misungui Bordelle performeuse, modèle, éducatrice sexuelle, Marianne Chargois performeuse et travailleuse du sexe, Maïa Izzo Foulquier porte-parole du Strass, Hildegarde performeur.se et musicien.ne, SubSpace, Axelle de Sadedominatrice professionnelle, Jeanne Ménétrier photographe plasticienne, Amar performeuse et travailleuse du sexe, Otto Zinsou photographe, Eva Vocz performeuse et travailleuse du sexe, Pierre Em ö acteur, Le Tag Parfait, Marie Rouge photographe, Elena Moaty peintre, Carmina réalisatrice et performeuse de films pornos, Daphné Huynh actrice et danseuse, Anoushka réalisatrice de films porno éthiques, Camille Emmanuelle journaliste et essayiste, Emmanuelle fondatrice de Paris Derrière, Bérangère Fromont photographe, Linda Trime photographe, Tan Polyvalence sex educatrix, Association Polychrome, Art Whore Connection, Collectif Prenez ce couteau, Patrick Cockpit photographe, Dwam Ipomée artiste et travailleuse du sexe, Marion Saurel photographe, Marie-Laure Dagoitécrivain et éditeur, Lily Hook artiste, Alex Huanfa Cheng artiste et photographe, Laure Giappiconi actrice, Miss L N I artiste, réalisatrice, hétaïre, Océane Feld photographe, Aphrodite Fur artiste, Anthony Ferreira photographe, Alizée Pichot auteure, Lobbiazphotographe, Nadège Piton performeuse, commissaire et coiffeuse, Vanda Spenglerphotographe, Laura Lafon photographe, Marguerite Bornhauser photographe, La Fille renne photographe, Dana Magazine, Féebrile photographe, Hana Bolkonski modèle et autrice, Anne Hautecoeur éditrice, Mara Haro photographe, Soisic Belin journaliste, Censored magazine, Collectif Lova Lova, Maïa Mazaurette chroniqueuse, Polysème magazine média féministe, Sarah Fisthole artiste, Cacti magazine revue féministe & culturelle, Lizzie Saint-septembre modèle, Maxime Barbier éditeur et graphiste, Diamantino Quintas tireur-filtreur, Wilfrid Estève directeur Hans Lucas, Antoine Doyen photographe, Vivian Allard musicien, Lucie Leclerc metteuse en scène, comédienne, activiste, Hélène Tchen Cardenas photographe, Virginie Merle photographe, Mélissa Fillon photographe, Raphaëla Icguane autrice, Sandra Fastre photographe, Dominique Secher photographe ,Rasheeda Khobza poétesse, Valérie Evrard photographe, Justine Roquelaure photographe, Martin Bertrand photographe, Paul Roquecave photographe, Gael Michaud photographe, Tien Tran photographe, Théo Giacometti photographe, Idriss Bigou-Gilles photographe, Laurent Ferrière photographe, Ulysse Guttmann-Faure photographe, Nicolas Thomasphotographe, Mathilde Lacombe étudiante et photographe, Alyson Bercuingt photographe, Isabelle Morison photographe, Isabelle Blanc photographe, Guillaume Mussauphotographe, Laurent le Crabe photographe, Emmanuel Vivenot photographe, Chau-Cuong Lê photographe, Rodrigo Chellali photographe, Jimmy Beunardeau photographe, David Himbert photographe, Karine Pierre photographe, Elise Llinares photographe, Alban Grosdidier photographe, Yves Salaün photographe, Christophe de Barry photographe, Virginie Merle photographe, Élisa Monteil comédienne et créatrice sonore.

TEXTE ET PHOTOGRAPHIEs par Romy Alizée