MYLÈNE FARMER

MYLÈNE FARMER

MYLÈNE FARMER

aka 

Celle qui était là avant Queen-B 

 

Bonjour je suis HumourMan.

Il existe dans le monde merveilleux du prêt-à-porter un sous-pull, 50% Laine 50% latex. Il se met en dessous de la salopette pour avoir chaud quand on va traire les vaches. On appelle ça donc, une mi-laine de fermier.
                                                                                                                                                     Hum hum.

Mylène Farmer est une chanteuse française rousse super connue en Russie. Véritable plombière du game, c’est une machine à tube.
Elle est sulfureuse, sexy, avec son petit museau de belette et ses grands yeux si noirs dans lesquels on se noit comme dans une piscine de café moulu, mais aussi et surtout chanteuse. C’est une des plus grandes star française encore en activité de nos jours.
C’est la femme de tous les records enfait : la chanteuse qui vend le plus de disques en France depuis 30 ans, la seule artiste à avoir eu un disque de diamant sur 4 décennies différentes. Seule chanteuse française à avoir rempli 2 fois le stade de France, ce qu’elle a fait en 3h, record de budget pour une tournée et pour un clip…
Je vais m’arrêter parce que c’est relou mais vous avez compris, tout coolkids que vous êtes, Mylène fascine de ouf et ça fait plus de 30 ans que ça dure.

Des buzz sur ses sons, y’en aura pas qu’un. Pourquoi ? De toute évidence parce qu’elle s’en badigeonne l’huître avec de la sauce fromagère de choquer un peu les chaumières bien établies. De rien pour l’image.
Elle parle de ce qu’elle veut, avec subversion parfois et poésie toujours.
Et jamais d’interview. Tout est dans ses textes. Donc maintenant si on vous dit PNL, vous répondez Mylène.

Et pour parler de son propos du coup, faut parler de ses chansons. Alors :

  • Y’a Libertine, son premier méga-succès avec un clip dans lequel on la voit toute mimi, tantôt nue, tantôt habillée en garçon, faisant du cheval, se baladant de sexe en sexe pour finir par se faire buter par une jalouse. Alors une chanson faisant l’apologie de la liberté sexuelle, en mode bitchy, nue, en 1986, ça fait polémique. Excusez-moi mais alors ça veut dire que Nicky Minaj a rien inventé…? J’apprends pleins de trucs avec ces chroniques c’est fou.

 

  • Y’a Sans Contrefaçon, où Mylène nous dit en douceur qu’elle est un garçon, qu’elle s’en fout de ce que les autres diront et qu’elle laissera personne la contredire. Mouchoir dans le pantalon, elle se prend dans la chanson pour le Chevalier d’Eon. Wait, what ? C’est qui lui ? Eh bien Charles d’Éon de Beaumont c’était un méga-espion de Louis XV qui menait ses missions en tant que femme et vivait comme telle. Alors vous imaginez que ça semait le trouble. Eh bien le monde n’a découvert que c’était un homme qu’à son autopsie post-mortem. Badass.

 

  • Y’a Fuck them All. Alors d’après google trad ça veut dire « Baise les tous ». Donc y’a l’Empire masculin, avec ses « favorites » et ses belles qui travaillent derrière, mais elle te dit que tkt, la nature est tueuse et que c’est les femmes les vraies guerrières. Et que bah.. « baise les tous ».                                                                                J’ai le droit de redire Badass ?

 

  • Et enfin on peut citer XXL où elle nous chante, en proue de locomotive, que les femmes ont besoin d’amour. Toutes, sans aucune exception, quelles qu’elles soient. Mais genre vraiment toutes, même si y’en a qui paraissent un peu différentes.

 

Moi j’aime bien les femmes aussi, elles sont super fortes pour faire pleins de trucs vachement bien et tout.

Mylène Farmer c’est une mi-laine de fermier. On en a tous une quelque part chez nous, discrète, rangée. On la voit que quand une nouvelle version sort ou quand on en a besoin, mais didon, oubliez quand même pas qu’elle est là depuis le début.
Mylène Farmer ça fait 40 ans qu’elle plie le game à tous les niveaux, même B2O fait pas le poids, et pour ça je lui tire mon coup.
Je dit tire mon coup parce que j’ai pas de chapeau hein.

Nan parce que quand-même… OH LES GARS MYLÈNE QUAND MÊME !

Texte – Guilhem du Fayet 
Illustration – Studio Liu

The Big Shave – MARTIN SCORSESE – 6′

The Big Shave – MARTIN SCORSESE – 6′

The Big Shave – MARTIN SCORSESE – 6′

Chez Cacti, on adore le cinéma, surtout quand il est court et intense, alors toutes les semaines on a choisi de vous présenter un court-métrage de quelques minutes, à regarder n’importe où, n’importe quand, et dans n’importe quelle position.

Cette semaine dans le Very-Short Ciné Club de Cacti, on donne de l’espoir à tout les réalisateur.trice.s en herbes avec un des premiers court-métrages de Martin.
Alors qu’il est fraîchement diplômé de l’Université de New-York en section cinéma, Martin réalise ce court-métrage (d’abord appelé “Viet 67”). Critique viscérale de la guerre du Vietnam qui détruit alors la jeunesse américaine.
Mais si on pousse plus loin les images de Master Scorseize, ont peux y entre-voir les conflits majeurs qui anime déjà le jeune réalisateur :

“Court métrage s’inscrivant de plain-pied dans le courant contestataire de l’époque, The Big Shave pose également une autre question, celle de l’héritage, du changement de générations, de la filiation cinématographique. La blancheur de la salle de bains, le sang qui s’écoule dans l’évier, le parallélisme entre coupures de peau et coupes de montage sont comme autant de réminiscences de la célèbre scène de douche de Psychose d’Alfred Hitchcock. Le personnage de The Big Shave entre ainsi dans un décor familier, donné par l’Histoire du cinéma, un décor hanté qui vient d’être nettoyé et vidé et qu’il va falloir maintenant occuper et à nouveau souiller.”

Luc Lagier 

Synopsis : 

Un jeune homme se rase jusqu’à l’écorchement dans une salle de bain immaculée.

 

 

Camille Dochez

Kiyémis

Kiyémis

Kiyémis

Il y a quelques temps, une partie de la Cacti team a rencontré la superbe Kiyémis dans un bar. On a bu, on a écouté Prince en boucle et on a discuté afroféminisme avec cette passionnée.
En plus de tenir son blog Les bavardages de Kiyémis, elle sort un livre le 22 mars aux éditions Métagraphes. BOOM, prends ta dose de Girlboss !

Vous vous demandez de quoi parle le livre ? Il suffisait de demander…

A NOS HUMANITÉS REVOLTÉES

Des vécus pluriels, des présences et des mémoires qui gravitent autour des vers, des voix sororales et décoloniales : c’est ce que Kiyémis fait exister avec engagement dans une poésie vibrante et imagée qui dit ses inspirations et ses luttes. Ses poèmes, qui donnent à saisir la force des mots autant que celle des êtres, sont afroféministes et ils résonnent en dessinant des perspectives ouvertes.
Avec ce premier livre, Kiyémis revendique la nécessité de prendre la parole face aux systèmes d’oppression, de continuer d’écrire ce qui a trop souvent été tu et de faire entendre des luttes multiples, entremêlées, à l’intersection.

Kiyémis est une jeune écrivaine et blogueuse afroféministe qui publie de nombreuses reflexions sur l’actualité, la place des minorités et les systèmes d’oppression. Elle a étudié l’histoire et les sciences politiques et est inspirée par les créations artistiques et les travaux intellectuels qui proviennent des espaces diasporiques afrodescendants. Elle a hérité de ses parents la fierté d’être une femme noire et l’amour des débats politiques. Nouvelle voix de la littérature contemporaine, Kiyémis signe avec A nos humanités révoltées un recueil vif, saisissant, sans détours et qui interpelle volontairement.
Pour le commander, c’est par ici !


Et parce qu’on sait que vous n’en avez pas eu assez, on vous tease l’interview qu’elle a donné pour Cacti #4, qui sortira le 27 avril, accompagné des photos d’Eva.

 
Propos recueillis par Anaïs Gningue

Lettre à Poussey Washington ( … -2017)

Lettre à Poussey Washington ( … -2017)

Lettre à Poussey Washington ( … -2017)

Lettre à Poussey Washington (… – 2017), meilleur personnage ever dans la série Orange is the New Black, et le deuil le plus dur de toute l’histoire de la télévision (juste après la maman de Bambi).

 

 

Chère Poussey-accent-à-droite-bitch,

 

TU NOUS MANQUES BORDEL. Ahem.

Plus sérieusement, il se passe des sacrés trucs en ce moment, on aurait bien besoin d’un nouvel épisode d’OITNB. Je dis ça, je dis rien.
 
D’abord, j’ai envie de te parler de la France aka pays des droits de l’Homme avec un grand H, mâdâme. Parce que j’ai comme un goût de malaise dans la bouche en regardant comment tourne « l’exception française ».
 
Aux Etats-Unis, et plus largement dans le monde anglophone, le mouvement #MeToo continue d’avoir de belles conséquences. Par exemple, la cérémonie des Oscars 2018 compte des moments plutôt cool : le discours d’Ashley Judd (l’une des premières femmes qui a dénoncé Harvey Weinstein), une femme trans récompensée pour un film qui parle – entre autres – de transsexualité, l’appel de Frances McDorman à la sororité entre toutes les femmes, fatherfucker. On parle quand même d’une cérémonie réputée comme étant des plus conservatrices.
 
Et ben nous, chez les bleus-bancs-rouges, on a bien rigolé aux Césars 2018, oh la bonne tranche. Enfin surtout tonton-malaise et ses copains du 18ème siècle.
 
Laurence Arné qui parodie une féministe râlant de ne pas voir de femme nominée dans la catégorie Meilleur Acteur :

bien sûr, c’est ça le féminisme, des hystériques qui râlent sans réfléchir.

Ou encore Blanche Gardin, étiquetée comme « humoriste féministe », qui souligne le fait que des actrices soient bien contentes de pouvoir niquer avec des producteurs pour avoir un rôle. Ah les féministes rabats-joie, allez ayez un peu d’humour, c’est juste une blague. Je sais Poussin, toi aussi tu l’as entendu à peu près 13271 fois cette phrase.
 
Sauf que l’humour, c’est sacrément politique. Ça permet de faire passer des messages tranquillou bilou parce qu’au fond, c’est juste une blague.
 
Grande nouvelle : nous, les féministes, on est drôles aussi. Rien que toi et tes copines de Litchfield, vous êtes un sacré exemple d’humour qui dénonce. Amy Schumer pète des culs, Sarah Silverman est juste hilarante. Chez les Françaises, on a Tania Dutel, Marina Rollman, Giulia Foïs, et j’en passe.
 
Donc bon, on est pas tout le temps des casseuses d’ambiance, faut pas Poussey mémé dans les orties (arf).
 
Sur ce, bon repos éternel et on il nous tarde de retrouver tes copines en juin 2018.
 

Longue vie à l’humour du turfu !

 
Texte de Clémentine Biard 
Illustration de June Pla 

SAUCISSE WHATEVER – Sur Zizi-Land

SAUCISSE WHATEVER – Sur Zizi-Land

SAUCISSE WHATEVER – Sur Zizi-Land

Aujourd’hui Saucisse va sur Ziziland, vers l’infini et au delà.

 

Par Camille Dochez