80% de femmes sont victimes d’attitudes et décisions sexistes au travail

80% de femmes sont victimes d’attitudes et décisions sexistes au travail

80% de femmes sont victimes d’attitudes et décisions sexistes au travail

 

Comme nous l’explique si bien Hillary Clinton, le sexisme, c’est la façon dont la société enferme les femmes dans une boîte et leur dit « reste là ». C’est ce qui aide les stéréotypes à s’accrocher fermement aux mentalités. Exemple : « Ben tu vois Denise, quand tu fais des efforts tu es bien plus charmante ! » Le sexisme, c’est demander à Denise, en plaisantant, avec qui elle a couché pour obtenir le job.

Au travail, 49% de femmes se voient interpellées de façon familière. De ma jolie à cocotte, toujours sympa et pas rabaissant !

Et quand elles se plaignent de ça à un supérieur (je mets bien UN car à part les 3% de PDG femmes, on est bien dans un monde dirigé par des mecs), dans la majorité des cas il demande à Franck d’essayer d’être plus sympa avec Denise, qui est sûrement sensible suite à son accouchement. Et à Denise de ne pas voir le mal partout. Problème résolu !
 
Allora ! Choix n°1 : décider de ne pas céder et faire face chaque jour à du sexisme qui se transforme pernicieusement en harcèlement, à la haine des collègues, montés contre vous, ou qui ont peur de se faire virer s’ils vous font un clin d’œil.
Pour rappel, seulement 9% des hommes perdent leur travail pour harcèlement. Sorry, je n’ai pas encore les infos sur les hommes licenciés après clin d’œil et blagues sexistes lourdes. Sûrement car ça n’existe pas !
Choix n°2: quitter son travail, dans certains pays perdre son assurance, galérer pour garder sa mez… Et passer des entretiens d’embauche où un homme vous demandera probablement si vous comptez avoir des enfants, question qui bafoue le code du travail puisqu’elle n’a pas de lien avec l’emploi demandé.

Et dans tout ça, essayer de ne pas passer ses soirées avec une bouteille de gin, car 90% de femmes affirment perdre confiance en elles à cause du sexisme subi au travail.
 

source: New York Times

 
Alors qu’est-ce qu’on fait ? Ben on continue encore et encore. On reprend Franck en lui expliquant pourquoi son commentaire sur les fesses de Fatou est sexiste (tiens, et raciste aussi !), on le fait jusqu’à qu’il comprenne, et s’excuse. On ne vilipende pas les mouvements de libération de la parole comme #metoo qui aident justement à ce que plus de femmes osent parler et être supportées. Oh ! Et dans le doute, on ne parle pas des fesses de ses collègues !
Pro tip : même si vous êtes une femme, vous pouvez être à l’origine de propos sexistes, avec en top des chartes le fameux slut-shaming. Le monde regorge déjà assez de saloperies, autant ne pas s’attaquer à vos sista ! Et surtout, on soutient les victimes de harcèlement, on les écoute et on fait pas le con.
 
Texte: Claudia Bortolino
Graphisme: Victoria Dubois

CARRIE FISHER

CARRIE FISHER

CARRIE FISHER

aka

Les pains aux raisins de la colère.

 

Bonjour. Je suis HumourMan.

Alors c’est la deuxième fois que j’écris quelque chose sur internet du coup j’ai un peu le trac.

Okokokok okok ok okokokok ok.

Cette fois on va parler d’une de mes amoureuses préférées, la maîtresse du badass, la représentation même de l’héroïne, la pionnière du rôle stylé pour une femme dans le cinéma mainstream… j’ai nommé : Carrie Fisher.
C’est celle qui joue Princesse Leïa pour ceux qui n’avaient pas compris. Princesse Leia c’est dans Star Wars. Star Wars c’est des films dans l’espace. Ça va vous situez ? J’en reviens déjà pas de devoir le préciser. C’est dingue. Les gens quoi.
Pour ceux qui le savaient déjà, je vous apprendrai peut-être quelque chose en vous disant que c’est Carrie Fisher qui a créée le rôle de Leia. À la base elle devait être la fameuse « demoiselle en détresse ». Eh bah non. Elle a repris le scénar, réécrit le rôle et en a fait ce qu’on connaît. Par exemple la scène avec le bikini, elle l’a modifiée pour faire en sorte que ce soit Leia qui tue Jabba. Pour ceux qui ont pas vu le film, c’est dans le VI, Le Retour du Jedi, Leia se fait capturer et devient une esclave sexuelle de Jabba le Hutt, une méchante grosse limace.
Eh bien grâce à Carrie, Leia se sauve elle-même. Besoin de personne. Cette genre de thug.

Une autre anecdote connue est que George Lucas, le créateur de Star Wars voulait que Carrie ne porte pas de soutif sous son costume parce que « y’en a pas dans l’espace », et ça c’est une sexualisation du personnage qu’est uuuun peu gratuite. Donc elle a porté le soutif. Nique Lucas.
Mais y’a pas que dans Star Wars que Carrie est carrée avec ses rôles. Par exemple dans The Blues Brothers, elle joue la fiancée de John Belushi, un petit rôle. Mais pourquoi on se souvient d’elle ? Parce qu’elle le poursuit dans tous les Etats-Unis avec un M16 et un lance-flamme vu qu’il a pas été cool avec sa chérie. Je dis cette gow, elle connaissait charo.
 
Et c’est une touche qu’elle a mise dans un peu tous ses rôles, ainsi que dans les scénarii, (c’est comme un cactus, des cacti eh bah un scénario, des scénarii. Bim sauveur du monde du pluriel) sur lesquels elle travaillait.
 
Mais alors Star Wars IV, un Nouvel Espoir un film féministe ?
Eh bien une femme dirige une armée de rebelle en pantalon avec un méga-flingue laser et tient tête au Seigneur Noir des Siths (Dark Vador pour les ignorants), en 1977 dans un méga blockbuster, boum Dab triple fuck : c’est féministe.
Le truc cool avec tout ça, c’est que la saga s’est alignée dessus en donnant à chacun de ses films plusieurs personnages féminins forts, importants, déterminants dans l’histoire et elle continue à le faire avec les nouveaux films.
 
Ayant bossé sur les scripts de presque tous les Star Wars, elle devient une des scripts doctor les plus cotées d’Hollywood.
Une script doctor c’est quelqu’un qui va modifier un scénario pour qu’il soit mieux. Avant il était bien, maintenant il est mieux. C’est ça les bails.
Et en bossant sur ces scénars elle s’attachait à rendre les personnages féminins plus forts et les scènes d’amours plus intéressantes, fidèle à sa volonté d’offrir une meilleure représentation des femmes dans les films.
 
La fiction ça a le pouvoir de la représentation et encore plus dans un gros gros film.
Donc c’est là qu’elle fait fort Carrie Fisher, en utilisant la fiction pour mieux servir la réalité.

 
Et on parle de Star Wars quand même, c’est pas le petit feuilleton des familles sur le journal du coin. Et quand je dis le coin ce n’est pas l’angle droit que forme la rencontre de deux murs en classe dans lequel on va parce qu’on est puni. Et quand je dis puni je ne fait pas non plus allusion à la pratique sexuelle qui consiste à déplacer sa langue sur AAaah non, pardon, trompé de mot, je fais diversion : motocyclette.
Bref, on va dire que vous avez compris. Et regardez the Blues Brothers, vraiment.
 
Nan mais parce que quand même… Carrie Fisher quoi.
 
Texte – Guilhem du Fayet 
Illustration – Studio Liu

Vilaine Fille – AYCE CARTAL – 8′

Vilaine Fille – AYCE CARTAL – 8′

Vilaine Fille – AYCE CARTAL – 8′

Chez Cacti, on adore le cinéma, surtout quand il est court et intense, alors toutes les semaines on a choisi de vous présenter un court-métrage de quelques minutes, à regarder n’importe où, n’importe quand, et dans n’importe quelle position.

Aujourd’hui, Vilaine Fille d’Ayce Kartal

Synopsis : 

S. est une petite fille turque âgée de huit ans, dotée d’une imagination débordante, qui aime la nature et les animaux. Depuis une chambre d’hôpital, elle se remémore les jours heureux passés dans le village de ses grands-parents pendant les vacances, mais des souvenirs sombres et terrifiants surgissent et prennent sens peu à peu. Prix du jury au festival d’Annecy 2017.


“En 2017, Ayce Kartal réalise Vilaine fille pour Arte. Après sa sélection à Annecy (où il a reçu le prix du Jury), le film a été sélectionné dans plus de 40 festivals internationaux donc TIFF, Uppsala, Gijon, Ottawa (Prix du meilleur film narratif), Leeds (World animation award) etc. Le film, composé de 10 000 dessins faits à la main, aborde le sujet sensible des viols collectifs d’enfants en Turquie, le pays du réalisateur. Malgré la noirceur de son sujet et grâce à la poésie de son animation, le film ne sombre jamais dans le désespoir.”

Collectif Les Valseurs 

Camille Dochez
Visuel Ciné-Club: Marjorie Issard – @marjorie.graphiste

Lettre à Simone de Beauvoir (1908-1986)

Lettre à Simone de Beauvoir (1908-1986)

Lettre à Simone de Beauvoir (1908-1986)

Lettre à Simone de Beauvoir (1908-1986), écrivaine féministe française, engagée notamment pour le droit à l’avortement, la libération sexuelle des femmes, et théoricienne de la notion de « construit social » pour les relations hommes-femmes.

Chère Castor,

J’imagine que, même depuis ta mort, tu suis l’actu de l’émancipation des femmes de près ; mais laisse-moi, je t’en prie, te raconter les nouvelles toutes fraîches.
 
T’as entendu parler du débat sur ce qu’on appelle « l’écriture inclusive » ? Tu sais, ce terme qui, si tu le prononces 7 fois devant un miroir à minuit, fait apparaître le diable en jupe avec la théorie du genre à la main ?
Oui parce qu’à entendre certains, réintroduire un peu plus d’égalité dans la langue française causerait l’apocalypse de manière certaine.
Mais bon, comme tu l’as dit, « Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité ».
Et l’écriture inclusive, ben crois-moi qu’elle menace leurs zizis vue la réaction de certain.es (eh oui, parce que des femmes s’inquiètent pour la virilité des hommes aussi).
 
Heureusement, Le Monde donne l’exemple en s’accordant, au sein de l’équipe, sur l’utilisation de règles de grammaire plus égalitaires : des noms de professions, des fonctions féminisés, et même le point médian (é·e·s) dans quelques rubriques. Ça avance tout ça quand même !
 
D’ailleurs, ça bouge aussi dans le monde du cinéma américain : le 7 janvier 2018, on a eu droit à une fantastique 75e cérémonie des Golden Globes, placée sous le signe de la défense des droits des femmes !
Eh oui, depuis le témoignage de 93 femmes affirmant avoir été harcelées et/ou violées par Harvey Weinstein, (l’un des plus gros producteurs de cinéma américain), Hollywood s’engage.
On a donc pu voir la quasi-totalité des professionnels du cinéma participant à la cérémonie tout de noir vêtus, pour protester contre le harcèlement sexuel, le sexisme et les violences à l’encontre des femmes. Oui oui je te jure, tout le monde.
 
Enfin on rigole jaune maintenant quand on sait que James Franco (meilleur acteur pour son rôle dans The Disaster Artist) vient d’être accusé, lui aussi, d’harcèlement sexuel par une vingtaine de femmes, alors qu’il arborait fièrement son pins « Time’s Up » en soutien à l’association du même nom, qui a pour but de lutter contre le harcèlement sexuel, et qui est à l’origine du all black dressed. Olala je pourrais t’en parler des pages durant de cette cérémonie historique.
M’enfin, je suis sûre que tu sais déjà tout ça Simone, je t’entends gueuler d’ici.
 

Longue vie aux vagins libres !

Texte – Clémentine Biard 
Illustration – Julie Audouard  –  @j.audz

SAUCISSE WHATEVER – Cherche un emploi

SAUCISSE WHATEVER – Cherche un emploi

SAUCISSE WHATEVER – Cherche un emploi

Aujourd’hui Saucisse cherche un emploi. Oh, tiens. Cacti cherche une mascotte.

Par Camille Dochez