80% de femmes sont victimes d’attitudes et décisions sexistes au travail

par | Fév 21, 2018 | Le temps est bon, le ciel est bleu | 0 commentaires

 

Comme nous l’explique si bien Hillary Clinton, le sexisme, c’est la façon dont la société enferme les femmes dans une boîte et leur dit « reste là ». C’est ce qui aide les stéréotypes à s’accrocher fermement aux mentalités. Exemple : « Ben tu vois Denise, quand tu fais des efforts tu es bien plus charmante ! » Le sexisme, c’est demander à Denise, en plaisantant, avec qui elle a couché pour obtenir le job.

Au travail, 49% de femmes se voient interpellées de façon familière. De ma jolie à cocotte, toujours sympa et pas rabaissant !

Et quand elles se plaignent de ça à un supérieur (je mets bien UN car à part les 3% de PDG femmes, on est bien dans un monde dirigé par des mecs), dans la majorité des cas il demande à Franck d’essayer d’être plus sympa avec Denise, qui est sûrement sensible suite à son accouchement. Et à Denise de ne pas voir le mal partout. Problème résolu !
 
Allora ! Choix n°1 : décider de ne pas céder et faire face chaque jour à du sexisme qui se transforme pernicieusement en harcèlement, à la haine des collègues, montés contre vous, ou qui ont peur de se faire virer s’ils vous font un clin d’œil.
Pour rappel, seulement 9% des hommes perdent leur travail pour harcèlement. Sorry, je n’ai pas encore les infos sur les hommes licenciés après clin d’œil et blagues sexistes lourdes. Sûrement car ça n’existe pas !
Choix n°2: quitter son travail, dans certains pays perdre son assurance, galérer pour garder sa mez… Et passer des entretiens d’embauche où un homme vous demandera probablement si vous comptez avoir des enfants, question qui bafoue le code du travail puisqu’elle n’a pas de lien avec l’emploi demandé.

Et dans tout ça, essayer de ne pas passer ses soirées avec une bouteille de gin, car 90% de femmes affirment perdre confiance en elles à cause du sexisme subi au travail.
 

source: New York Times

 
Alors qu’est-ce qu’on fait ? Ben on continue encore et encore. On reprend Franck en lui expliquant pourquoi son commentaire sur les fesses de Fatou est sexiste (tiens, et raciste aussi !), on le fait jusqu’à qu’il comprenne, et s’excuse. On ne vilipende pas les mouvements de libération de la parole comme #metoo qui aident justement à ce que plus de femmes osent parler et être supportées. Oh ! Et dans le doute, on ne parle pas des fesses de ses collègues !
Pro tip : même si vous êtes une femme, vous pouvez être à l’origine de propos sexistes, avec en top des chartes le fameux slut-shaming. Le monde regorge déjà assez de saloperies, autant ne pas s’attaquer à vos sista ! Et surtout, on soutient les victimes de harcèlement, on les écoute et on fait pas le con.
 
Texte: Claudia Bortolino
Graphisme: Victoria Dubois

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