Soirée de sortie Cacti #2

Soirée de sortie Cacti #2

Vendredi, c’était notre super boom de sortie pour Cacti, épisode 2, spécial Sexualité.
 
Il y avait des sablés estampillés Cacti, des crudités, des cocktails à la Ginger beer, des insta stories, des stickers, des trucs à gagner, un chihuahua, des faux ongles cassés, des discussions sur la misogynie et les fusées, des parties de baby-foot… En résumé, tout ce que comporte une epic boom!
 
Des mercis infinis à tous ceux qui étaient de la partay ! On est plus que fiers de vous avoir eu comme invité.e.s et d’avoir partagé ce nouvel opus avec vous.
Ce qui est cool c’est qu’on a plein de monde à remercier. Et comme on n’est pas aux Oscars, on a le temps de le faire !
 

 
Merci au Bomp et son équipe de choc de nous avoir accueilli et fait boire un super cocktail !
Merci à Maïté Franchi et Studio Liu, pour vos perfect stands.
 

 
Merci à Mahé (et Starla), Eléonore M, Eléonore Dumas de EgalitÉes, Sabrina de Kufu, Meg and cook et Héloïse de Maison Héloïse (qui a concocté des cupcakes bueno bueno pour les gagnants du concours) pour cette super collaboration.
On a hâte de voir vos prochains projets.
 

 
Merci à Laurene Vernet et Hortense Montarnal, de nous avoir fait confiance avec leurs délicates créations.
 
Merci au Planning Familial de Villeurbanne pour ce partage et ces témoignages.
 
Merci à Casa Jaguar, Soda, Black Forest Society et Les Pralins, d’avoir concocté vos délicieux cocktails pour Cacti.
 
MERCI à Sarah Mangeret pour son sexy shooting et son trio de ladies : Ludivine Larney, Rebecca Mangeret, Marlene Ribeau.
 
Merci super merci à nos fierce illustratrices : Lucie, qui traduit nos articles en illustrations extraordinaires (souvent des femmes toutes nues !) et Luna pour ses feminist drawings toujours on point.
 
Super super merci à nos chroniqueurs de l’extrême : Thomas Choury, Lucas Iannuzzi, Cécile Giraud, Xavier Prévot et Camille Dochez (qui en plus d’être votre maîtresse favorite, est toujours prête à nous prêter son corps pour des photos improvisées). Merci à notre super monteur Michi pour ses vidéos Toujours Plus qui font pleurer et rire.
 

 
Last but not least, merci à nos lieux partenaires de prêcher la bonne parole en distribuant Cacti.
Merci les cool kids, see ya !
 

Traité sur le féminisme et la sexualité

Traité sur le féminisme et la sexualité

All right all right all right comme dirait Matthew McConaughey ! Féminisme et sexualité en trois pages ! On serait plus à l’aise avec une centaine de pages, mais faisons un florilège de ce que le sujet a de plus révoltant et prometteur.
 

 

CECI EST MON SANG

Naguère, la femme a été transformée en objet sexuel, depuis… Beaucoup s’y sont fait ! Heureusement certaines ne cessent de se battre pour être sujet et non objet. Malheureusement, elles ne reçoivent pas assez d’aide. Dans les médias, on s’indigne dès qu’un signe de santé sexuelle montre le bout de son nez/téton. On est OK pour des photos aux poses lascives en bikini mais préservons-nous de poils qui dépasseraient du maillot. Le porno s’est offert une place au soleil et ses intégrales à 30€ avec.
 
La pilosité, les tétons gonflés d’une femme allaitant, le sang des règles sont bannis au banc de l’obscénité ou pire, de la provocation. Une photo de l’artiste Rupi Kaur, montrant une femme entièrement habillée avec une tache de sang sur son pyjama est censurée d’Instagram pour cause de: violence, nudité, pornographie ou propos diffamatoire. Quelle case a été cochée par l’utilisateur outré par ce cliché ?
 
Il faut dire que cela agace les hommes de voir la réalité du corps féminin sur les réseaux sociaux, à la télé ou même dans la rue. Ayant grandi avec des images aseptisées, présentant une forme de femme normale (6h de préparation, 2h de Photoshop), le naturel n’a plus sa place dans la société. Quand on apprend aux messieurs que le corps de la femme existe uniquement dans leur prisme, il est difficile d’imaginer des poils apparents, des vergetures ou un pantalon taché de sang. Le corps de la femme doit être prêt à faire l’amour et pour cela, elle doit être mince, épilée et complaisante.
 
C’est d’ailleurs pour cela que les règles n’ont jamais leur place dans ce monde parfait, le sexe pendant les règles étant connoté comme tabou ou sale. On a encore honte d’une tache venant envahir notre jean, pourquoi ? Pour faire court règles = humanité, sans elles, nous n’aurions pas pu être crée. Alors essayons de les respecter un peu.
 
Hey Facebook et Instagram, arrêtez de protéger les hommes, tout ira bien ! Et si vous êtes scandalisés par les fonctions naturelles du corps humain, prenez une grande respiration et rappelez-vous qu’on ne vous demande pas de les aimer (même si ça serait mieux pour tout le monde), juste de vivre avec.

VADERETROS VAGINAS

On va commencer, comme dans toutes les grandes psychanalyses, par l’enfance. Parce que c’est là que notre rapport contrarié à la sexualité commence. D’abord avec les noms. Le sexe d’un petit garçon est dicible, il a un terme mignon, pas trop neuneu, que tout le monde utilise : zizi. Et pour les plus fancy, on a pénis, qui n’a pas de connotation osée. Le zizi ou pénis est bien dessiné sur les planches d’anatomie, du gland au prépuce en passant par le scrotum, pas de secret.
 
Et comme si tout cela n’était pas assez prévisible, le sexe de la petite fille lui est… Au mieux vague ! On lui donne des surnoms grotesques comme zézette (dérivé de zizi) cocotte, minou (tout le monde peut le caresser ?), ou même féfesse, le confondant avec d’autres organes pour encore plus de confusion.
Toute la famille rit autour du récit de Michael, qui se tirait le zizi chez Auchan au milieu des shampoings. C’est normal, il découvre son corps et ce petit bout qui pend est terriblement attractif. Par contre, lorsque sa sœur fera de même, on lui demandera d’arrêter sur le champ de toucher « ça », c’est sale, ça ne se fait pas. D’emblée, la petite fille grandit avec l’idée qu’elle porte en elle quelque chose de sale, qu’elle ne sait même pas nommer.
 
Et ça continue à l’âge adulte. Dans Grey’s Anatomy, le mot vagin est censuré en pleine scène d’accouchement, alors que dans un même épisode, le mot pénis est prononcé 17 fois. Point positif, cette preuve d’inégalité a offert au monde le désormais célèbre terme « vajayjay » !
 
Et si le vagin est une zone bien floue, le clitoris est à peine visible… Longtemps ignoré dans les planches d’anatomie, il fait sa grande entrée dans les manuels de SVT. Yay ! Parce que l’autre fonction de la femme, lorsqu’elle ne vend pas de sexe, c’est quand même la reproduction. Et malheureusement, depuis les grecs, on a découvert que le clitoris n’aidait en rien dans ce processus. Alors le clitoris a-t-il vraiment besoin d’être mentionné ?
 
Il faut attendre 2016 pour avoir une représentation réaliste du clitoris grâce à Odile Fillod, chercheuse en sociologie et vulgarisation scientifique, qui nous le montre enfin dans toute sa splendeur avec son modèle 3D à taille réelle. Maintenant qu’il est bien réel, plus d’excuse pour l’évincer des scénarios de film, de l’éducation sexuelle et de sous vos draps.
 

 

CONSENT IS SEXY

(& fundamental)

Margaret Atwood, auteure féministe et nymphe sacrée, a dit très justement « les hommes ont peur que les femmes se moquent d’eux. Les femmes ont peur que les hommes les tuent. » Yep !
 
Le viol signifie qu’on n’existe plus en tant qu’être à part entière, on devient l’objet dodelinant d’une masse exterminatrice. Le message est clair, ton corps m’appartient et j’en ferai ce qu’il me plait. Pourquoi ? Parce que je peux.
 
Pour beaucoup, c’est au sein de leur foyer qu’elles sont le plus en situation de risque. Rappelons que le viol conjugal n’a été reconnu qu’en 1992 en France, jusqu’alors, il était présumé que si l’homme voulait… Ben la femme voulait aussi. Chaque année, sur l’hexagone, on compte 200 000 viols dont pas moins de la moitié sont conjugaux. Sur cette écrasante statistique, ajoutons que la plupart des femmes ont bien trop peur de mourir pour le dénoncer. D’autres trouvent le courage de le faire, pour se voir refuser justice en Cour d’Assise car ce viol est difficilement démontrable sans violences physiques. Le viol n’est-il dont pas une violence physique ?
 
Comme le disent plein de chouettes T-shirts, il faut apprendre que « No means NO », sans exception ni circonstance atténuante. Il faut apprendre qu’il y a une alternative à la dichotomie de vierge ou putain qu’on nous vend. Une femme a le droit d’assumer ses désirs, elle peut dire oui, cela ne cassera pas sa féminité. Elle peut aussi dire non et sa parole doit être respectée car elle a autant de valeur que celle de n’importe quel humain.
 
Peu à peu, l’éducation, certains médias et des groupes de fierce women tout autour du monde osent enfin bousculer notre perception de la sexualité pour l’amener sur un terrain plus ouvert et révolutionnaire. Continuons !
 
Texte: Claudia Bortolino
Illustration: Luna Picoli-Truffaut

Sondage – Corps & Sexualité

Sondage – Corps & Sexualité

Telles des Nancy Drew de la volupté, nous avons lancé notre enquête sur le corps et la sexualité des filles. Version moins sensationnelle : on a fait un sondage avec Google Forms et on a collecté plein de réponses super intéressantes.
 
 
Catégorie 1. Bisous et plus si affinité
 
100% des sujettes de 15 à 35 ans de toute orientation sexuelle ont déjà embrassé une personne. Commençons par ça.
 
La moitié a trouvé cela bien trop baveux et « is that all there is ? », certaines ont trouvé leur moment magique et beaucoup s’accordent pour dire qu’on s’améliore avec le temps (lorsqu’on n’a plus d’appareil dentaire et qu’on n’a pas à se cacher derrière le local poubelle).
Après le bisou, suit le business. De notre panel, seulement 1% n’a pas enchainé son échange sur une relation sexuelle. Si la majorité connaissait leur partenaire, 27% l’avait rencontré depuis peu, voir le jour même.
 
Est-ce que c’était cool ? A la question « te sentais-tu à l’aise ? » 50% oscillent entre parfois oui, parfois non et 10% étaient plutôt gênées. Que ce soit par la forme incertaine de l’acte ou à cause de la pression sociale d’une première relation sexuelle.
 
69% de ces ébats étaient babies safe ! Avec l’usage d’un préservatif (masculin) ou, dans 52% des cas, une pilule contraceptive. Malheureusement, encore 18% n’étaient pas protégés. Kids, stay safe!
 

 
Catégorie 2. Règles et anatomie
 
Si 61% répondent croire connaître leur corps, 91% appréhendent précisément leurs règles et leur cycle. Même si 10% trouvent qu’on en parle trop peu et aimeraient en savoir plus.
 
78% connaissent la différence entre les Big Three : vagin, utérus, clitoris. Malheureusement, 18% sont encore incertaines et 6% ne voient qu’une zone bien floue. Bonne nouvelle, les nouveaux manuels de SVT ont enfin accueilli le clitoris !
Si le préservatif et la pilule sont les stars des contraceptifs pour 70%, les stérilets, implants et anneaux connaissent aussi une petite gloire. Dans la majorité des cas, à part le préservatif, le contraceptif masculin est ignoré.
 
La sexualité, elle n’est pas taboue pour 63% des femmes, 15% sont plus réservées sur le sujet et n’en parlent pas avec n’importe qui. 40% peuvent en discuter avec leurs médecins. Suffit-il de trouver un.e médecin à l’écoute. 64% ont appris ce qu’était la sexualité avec leurs amis contre seulement 35% en cours d’éducation sexuelle. Ce cher internet reste aussi une source importante avec 40% d’initiés.

 
Catégorie 3. Touch my Tralala
55% affirment pratiquer le sexe en solo. On demandera à celles-ci d’aider nos 14% qui n’y arrivent pas ou n’ont pas été convaincu par l’expérience. 40% ont des orgasmes plus intenses seules (no duh !) mais trouvent que la présence d’un partenaire intensifie le schmilblick.
 
Si 39% en parle aisément avec leur partenaire et leurs amis, 32% trouvent que cette pratique est encore taboue et n’osent pas introduire cette conversation.
 
En douces dames que nous sommes, nous donnons sans compter. 60% affirment préférer donner que recevoir dans la question du sexe oral. Mais c’est là où les chiffres se corsent ! Parmi ces données, on apprend que 17% ont plus donné que reçu9% ont un partenaire qui préfère recevoir que donner, 9% se sentent désavantagées et 4% n’aiment pas mais ont l’impression qu’elles sont obligées de le faire. Toutes ces transactions ne respirent pas l’égalité !

Catégorie 3. Long hair don’t care
 
44% n’ont pas honte de leur poil (yay !) contre 15% qui en sont gênées. Parmi ces résultats, on observe cependant que lors de l’épilation, 32% choisissent l’intégrale contre 16% qui se préfèrent au naturel baby. 40% se sentent mieux dans leur corps sans ces saloperies de poil et 78% disent se raser ou s’épiler pour elles-mêmes. On constate quand même que 49% ont déjà eu des réflexions désagréables à ce sujet de la part de leur partenaire.
 
En conclusion à ce quizz, vous ne savez toujours pas si vous êtes plus Griffondor ou Serpentard mais heureusement, 93% ont trouvé ces questions naturelles et ont pris plaisir (parce que c’est de cela qu’il s’agit !) à y répondre.
 
Sondage by Jill Salinger & Claudia Bortolino
Texte: Claudia Bortolino
Illustrations: Jill Salinger

Sondage – Corps & Sexualité

Sondage – Corps & Sexualité

Telles des Nancy Drew de la volupté, nous avons lancé notre enquête sur le corps et la sexualité des filles. Version moins sensationnelle : on a fait un sondage avec Google Forms et on a collecté plein de réponses super intéressantes.
 
 
Catégorie 1. Bisous et plus si affinité
 
100% des sujettes de 15 à 35 ans de toute orientation sexuelle ont déjà embrassé une personne. Commençons par ça.
 
La moitié a trouvé cela bien trop baveux et « is that all there is ? », certaines ont trouvé leur moment magique et beaucoup s’accordent pour dire qu’on s’améliore avec le temps (lorsqu’on n’a plus d’appareil dentaire et qu’on n’a pas à se cacher derrière le local poubelle).
Après le bisou, suit le business. De notre panel, seulement 1% n’a pas enchainé son échange sur une relation sexuelle. Si la majorité connaissait leur partenaire, 27% l’avait rencontré depuis peu, voir le jour même.
 
Est-ce que c’était cool ? A la question « te sentais-tu à l’aise ? » 50% oscillent entre parfois oui, parfois non et 10% étaient plutôt gênées. Que ce soit par la forme incertaine de l’acte ou à cause de la pression sociale d’une première relation sexuelle.
 
69% de ces ébats étaient babies safe ! Avec l’usage d’un préservatif (masculin) ou, dans 52% des cas, une pilule contraceptive. Malheureusement, encore 18% n’étaient pas protégés. Kids, stay safe!
 

 
Catégorie 2. Règles et anatomie
 
Si 61% répondent croire connaître leur corps, 91% appréhendent précisément leurs règles et leur cycle. Même si 10% trouvent qu’on en parle trop peu et aimeraient en savoir plus.
 
78% connaissent la différence entre les Big Three : vagin, utérus, clitoris. Malheureusement, 18% sont encore incertaines et 6% ne voient qu’une zone bien floue. Bonne nouvelle, les nouveaux manuels de SVT ont enfin accueilli le clitoris !
Si le préservatif et la pilule sont les stars des contraceptifs pour 70%, les stérilets, implants et anneaux connaissent aussi une petite gloire. Dans la majorité des cas, à part le préservatif, le contraceptif masculin est ignoré.
 
La sexualité, elle n’est pas taboue pour 63% des femmes, 15% sont plus réservées sur le sujet et n’en parlent pas avec n’importe qui. 40% peuvent en discuter avec leurs médecins. Suffit-il de trouver un.e médecin à l’écoute. 64% ont appris ce qu’était la sexualité avec leurs amis contre seulement 35% en cours d’éducation sexuelle. Ce cher internet reste aussi une source importante avec 40% d’initiés.

 
Catégorie 3. Touch my Tralala
55% affirment pratiquer le sexe en solo. On demandera à celles-ci d’aider nos 14% qui n’y arrivent pas ou n’ont pas été convaincu par l’expérience. 40% ont des orgasmes plus intenses seules (no duh !) mais trouvent que la présence d’un partenaire intensifie le schmilblick.
 
Si 39% en parle aisément avec leur partenaire et leurs amis, 32% trouvent que cette pratique est encore taboue et n’osent pas introduire cette conversation.
 
En douces dames que nous sommes, nous donnons sans compter. 60% affirment préférer donner que recevoir dans la question du sexe oral. Mais c’est là où les chiffres se corsent ! Parmi ces données, on apprend que 17% ont plus donné que reçu9% ont un partenaire qui préfère recevoir que donner, 9% se sentent désavantagées et 4% n’aiment pas mais ont l’impression qu’elles sont obligées de le faire. Toutes ces transactions ne respirent pas l’égalité !

Catégorie 3. Long hair don’t care
 
44% n’ont pas honte de leur poil (yay !) contre 15% qui en sont gênées. Parmi ces résultats, on observe cependant que lors de l’épilation, 32% choisissent l’intégrale contre 16% qui se préfèrent au naturel baby. 40% se sentent mieux dans leur corps sans ces saloperies de poil et 78% disent se raser ou s’épiler pour elles-mêmes. On constate quand même que 49% ont déjà eu des réflexions désagréables à ce sujet de la part de leur partenaire.
 
En conclusion à ce quizz, vous ne savez toujours pas si vous êtes plus Griffondor ou Serpentard mais heureusement, 93% ont trouvé ces questions naturelles et ont pris plaisir (parce que c’est de cela qu’il s’agit !) à y répondre.
 
Sondage by Jill Salinger & Claudia Bortolino
Texte: Claudia Bortolino
Illustrations: Jill Salinger