Dit Maîtresse, c’est d’abord une histoire d’amour, celle portés aux enfants et à leurs éducations.. Mais c’est aussi et surtout une histoire de cul et de pièges et de comment on balargue nos gosses dans ce monde de merde fait d’embûches et de petites crottes comme ça déposé sur la rout… *se prends un coude dans les côtes* / *tousse tousse* et de beauté et de bienveillance. Sourire forcé.

Mes bambins, aujourd’hui petit cours d’éducation civique. On va essayer de savoir pourquoi les filles mentent tout le temps quand on leur demande avec combien de mec elles ont couché.

Introduction au Slut-Shaming.
 
Le Slut-Shaming, traduisible en français par « humiliation des salopes », regroupe un ensemble d’attitudes individuelles ou collectives, agressives envers les femmes dont le comportement sexuel serait jugé « hors-norme ». Ça c’est ce que Wikipédia dit.
Moi je dis que le Slut-Shaming, c’est de la merde.
Exemples de Slut-Shaming trouvés par votre camarade Antonio :
 
« Elle porte une jupe ras la salle de jeu, elle veut forcément de la bite »
« Elle met des photos d’elle à poil sur Instagram, c’est forcément une grosse tepu »
« Cette fille y’a que le train qui lui ai pas passé dessus, tu peux y allez tranquilos »
 
Ça, c’est du Slut-Shaming, c’est juger une fille comme sale, ou indigne parce qu’elle est considérée « trop sexuelle ». Le Slut-Shaming est la forme de sexisme la plus répandue car elle est pratiquée par les hommes ET par les femmes.
Vous avez forcément des copines qui insultent les autres filles par rapport à leur comportement sexuel ? Hein ? PAS VRAI LES FILLES ?
 
Ne baisse pas les yeux Caroline c’est exactement de toi que je parle.
C’est malheureux mais suivre le flot d’insultes c’est souvent l’unique arme pour ne pas subir cette oppression. Devenir bourreau permet de ne pas être la victime.
Si j’insulte une fille avec un style vestimentaire qui dévoile trop, ou une vie sexuelle qui se raconte sans complexe, je me pose en contradiction avec cette femme, et je lui dis « Rallonge cette jupe, range tes seins, fille de Satan, tu ne trouveras pas de mari en enfer, ni sur les trottoirs de ta ville pute. » Quelle violence les gosses vous vous rendez compte ?
C’est ça chiale Caroline, tu m’écriras 40 fois « Je ne dois pas traiter les filles de sac à foutre » !


Non, ce n’est pas parce qu’une fille couche avec plusieurs personnes dans la même semaine qu’elle a forcément des lésions cérébrales ou des problèmes psychologiques. Et un homme qui couche avec plusieurs filles dans la même semaine n’est pas forcément un champion ou un homme à femmes (ndlr : expression à bannir de l’humanité). Ce sont simplement des gens avec des sexualités épanouies. Et des chanceux.
Le Slut-Shaming c’est penser qu’une fille qui aime le sexe est le pire poison de l’humanité, qu’elle va détruire tout sur son passage avec ses désirs de catin. Genre le Jardin d’Eden.
 
Parce qu’une femme qui « ouvre les cuisses devant n’importe qui », ce n’est pas valorisant pour un mec de coucher avec elle. Alors qu’à l’inverse un mec qui attrape plein de filles, c’est tout de suite « Chérie t’as de la chance que j’ai posé mes yeux sur ton gigot, parce que j’aurais pu avoir n’importe quelle fille dans cette soirée, smouak. »
Les minots, nous sommes dans un monde où on apprend aux garçons que : plus les filles couchent, plus elles perdent de leurs valeurs.

Non, le vagin d’une fille ne devient pas flapi au fur et à mesure des conquêtes. Ce sont des FOUTAISES ! *tape du poing sur la table, écrasant la pomme que Gaspard lui avait offert* Tiens Gaspard, ça c’est pour avoir maté mes pognes quand j’ai écris la date au tableau !

Alors c’est à vous de voir. Vous préférez passer la soirée avec une fille qui a peur de se lâcher de crainte qu’on la voie comme une salope, comme non respectable ? OU avec une fille libérée, confiante, qui assume et qui se lâche en pleine conscience d’elle-même parce qu’elle n’a pas peur de ce que son partenaire (et la société) va penser ?

Je vous laisse 4 heures.

PAR Camille Dochez