Dis Maîtresse, c’est quoi la Cyprine ?

Dis Maîtresse, c’est quoi la Cyprine ?

Avé les Kiddos ! La semaine dernièr, l’un d’entre vous – je ne dirai pas lequel – m’a demandé « Ouiiii Maîtresse, steuplé, dis-moi c’est quoi LA MOUILLE ? » Alors déjà on, appelle ça mouille quand on a 13 ans et qu’on regarde Pokémon en mangeant des pitch. Mais sinon c’est bien d’être curieux Antonio.
 
On appelle ça la CYPRINE, ou alors suc d’amour pour les plus romantiques. Ou liqueur de love, ounectar de plaisir. Bref. Tout ce qui est visqueux et qui a un rapport de près ou de loin avec la vulvapeut être un synonyme de cyprine.
Mais restons sérieux deux minutes, je suis quand même une Maîtresse respectée bordel !
 

 
La cyprine, c’est un liquide qui apparaît à l’entrée du vagin d’une dame, quand elle est excitée par un monsieur, ou par une dame, ou par un ni-monsieur ni-dame, ou à contrario par un monsieur-dame. Bref tout ce qui s’approche du vagin d’une dame et où la dame se dit « Hunhun, honey. ». Ca, c’est la base.
 
Maintenant qu’on a un peu dégrossi ce que c’était que la cyprine, on va parler de ses composants. Donc la cyprine c’est un mucus plus ou moins laiteux, plus ou moins inodore …
Ah bon bah Caroline a vomi !
Passons les composants.
 

 
Parce que la cyprine, en dehors de sa fonction utilitaire pour la reproduction humaine, est aussi un autonettoyant vaginal. Comme le canard WC que tu mets autour de ta cuvette pour éviter les grosses bactéries dégueulasses.
 
Mais attention les enfants, il ne faut pas confondre la cyprine avec le liquide que la dame éjacule au moment de l’orgasme ! Ca n’a rrrrien à voir, la cyprine provient des glandes de Bartholin localisées de part et d’autre du vagin (aux dernières nouvelles hein, parce que quand on voit le temps qu’ils ont mis à localiser le clitoris, des fois on se demande).  Alors que le liquide éjaculatoire, lui, est émit par les glandes para-urétrales, anatomiquement liées au POINT G, qui se situent autour de l’urètre, et si ça vous savez pas où c’est, renseignez vous parce que ça craint.
Et non les enfants, le point G n’est pas une mythologie douteuse, c’est une zone bien précise que l’on peut facilement cartographier ! Après il faut juste se munir de temps, de curiosité ET DE CYPRINE !
 
Maintenant que vous êtes bien rencardé sur tout ça je vous invite à faire un petit atelier autour de cette nouvelle notion que nous venons de découvrir.
ET MERCI Gaspard de pas nous moucharder aux parents d’élèves cette fois.
 
Texte: Camille Dochez
Illustration: Lucie Mouton

Dis Maîtresse, c’est quoi le Slut-Shaming ?

Dis Maîtresse, c’est quoi le Slut-Shaming ?

Dit Maîtresse, c’est d’abord une histoire d’amour, celle portés aux enfants et à leurs éducations.. Mais c’est aussi et surtout une histoire de cul et de pièges et de comment on balargue nos gosses dans ce monde de merde fait d’embûches et de petites crottes comme ça déposé sur la rout… *se prends un coude dans les côtes* / *tousse tousse* et de beauté et de bienveillance. Sourire forcé.

Mes bambins, aujourd’hui petit cours d’éducation civique. On va essayer de savoir pourquoi les filles mentent tout le temps quand on leur demande avec combien de mec elles ont couché.

Introduction au Slut-Shaming.
 
Le Slut-Shaming, traduisible en français par « humiliation des salopes », regroupe un ensemble d’attitudes individuelles ou collectives, agressives envers les femmes dont le comportement sexuel serait jugé « hors-norme ». Ça c’est ce que Wikipédia dit.
Moi je dis que le Slut-Shaming, c’est de la merde.
Exemples de Slut-Shaming trouvés par votre camarade Antonio :
 
« Elle porte une jupe ras la salle de jeu, elle veut forcément de la bite »
« Elle met des photos d’elle à poil sur Instagram, c’est forcément une grosse tepu »
« Cette fille y’a que le train qui lui ai pas passé dessus, tu peux y allez tranquilos »
 
Ça, c’est du Slut-Shaming, c’est juger une fille comme sale, ou indigne parce qu’elle est considérée « trop sexuelle ». Le Slut-Shaming est la forme de sexisme la plus répandue car elle est pratiquée par les hommes ET par les femmes.
Vous avez forcément des copines qui insultent les autres filles par rapport à leur comportement sexuel ? Hein ? PAS VRAI LES FILLES ?
 
Ne baisse pas les yeux Caroline c’est exactement de toi que je parle.
C’est malheureux mais suivre le flot d’insultes c’est souvent l’unique arme pour ne pas subir cette oppression. Devenir bourreau permet de ne pas être la victime.
Si j’insulte une fille avec un style vestimentaire qui dévoile trop, ou une vie sexuelle qui se raconte sans complexe, je me pose en contradiction avec cette femme, et je lui dis « Rallonge cette jupe, range tes seins, fille de Satan, tu ne trouveras pas de mari en enfer, ni sur les trottoirs de ta ville pute. » Quelle violence les gosses vous vous rendez compte ?
C’est ça chiale Caroline, tu m’écriras 40 fois « Je ne dois pas traiter les filles de sac à foutre » !


Non, ce n’est pas parce qu’une fille couche avec plusieurs personnes dans la même semaine qu’elle a forcément des lésions cérébrales ou des problèmes psychologiques. Et un homme qui couche avec plusieurs filles dans la même semaine n’est pas forcément un champion ou un homme à femmes (ndlr : expression à bannir de l’humanité). Ce sont simplement des gens avec des sexualités épanouies. Et des chanceux.
Le Slut-Shaming c’est penser qu’une fille qui aime le sexe est le pire poison de l’humanité, qu’elle va détruire tout sur son passage avec ses désirs de catin. Genre le Jardin d’Eden.
 
Parce qu’une femme qui « ouvre les cuisses devant n’importe qui », ce n’est pas valorisant pour un mec de coucher avec elle. Alors qu’à l’inverse un mec qui attrape plein de filles, c’est tout de suite « Chérie t’as de la chance que j’ai posé mes yeux sur ton gigot, parce que j’aurais pu avoir n’importe quelle fille dans cette soirée, smouak. »
Les minots, nous sommes dans un monde où on apprend aux garçons que : plus les filles couchent, plus elles perdent de leurs valeurs.

Non, le vagin d’une fille ne devient pas flapi au fur et à mesure des conquêtes. Ce sont des FOUTAISES ! *tape du poing sur la table, écrasant la pomme que Gaspard lui avait offert* Tiens Gaspard, ça c’est pour avoir maté mes pognes quand j’ai écris la date au tableau !

Alors c’est à vous de voir. Vous préférez passer la soirée avec une fille qui a peur de se lâcher de crainte qu’on la voie comme une salope, comme non respectable ? OU avec une fille libérée, confiante, qui assume et qui se lâche en pleine conscience d’elle-même parce qu’elle n’a pas peur de ce que son partenaire (et la société) va penser ?

Je vous laisse 4 heures.

PAR Camille Dochez